Réunion des ligues sportives à Brazzaville
À la salle de réunion de la direction départementale des sports, l’atmosphère était studieuse ce 18 décembre à Brazzaville. Autour de la table, présidents et secrétaires généraux de plusieurs disciplines ont répondu à l’invitation du directeur départemental, M. Charles Parfait Malonga.
Cette rencontre de prise de contact marque la première étape d’un processus devant mener à la relance officielle des compétitions locales pour la saison sportive 2025-2026, après plusieurs mois de ralentissement dans l’organisation régulière des championnats départementaux.
D’emblée, le directeur a rappelé que la cohésion entre les différentes ligues restait indispensable pour offrir aux athlètes un calendrier harmonisé et permettre aux supporters de suivre la totalité des épreuves sans chevauchement de dates.
Harmonisation des programmes 2025-2026
Soulignant l’enjeu, M. Malonga a demandé à chaque président de ligue de déposer un programme détaillé d’activités à la direction départementale avant le coup d’envoi des championnats, condition essentielle pour obtenir le visa administratif et logistique nécessaire.
Les programmes devront répertorier les dates prévisionnelles, les sites pressentis, les protocoles médicaux et les besoins en arbitrage, a-t-il précisé, rappelant que l’objectif reste de garantir de bonnes conditions de jeu à chaque étape du calendrier.
Les responsables présents ont acquiescé, reconnaissant qu’une présentation claire et anticipée de chaque discipline faciliterait l’allocation des infrastructures publiques, souvent très sollicitées durant les périodes de pointe.
Droits d’agrément et conformité réglementaire
Au-delà des aspects organisationnels, le directeur départemental a insisté sur l’obligation pour chaque ligue de s’acquitter des droits d’agrément sportif conformément aux textes en vigueur, évoquant une question de responsabilité et de transparence.
Il a expliqué que ces redevances, reversées aux services du Trésor, contribuent au financement des formations d’entraîneurs, à l’entretien des terrains et à la couverture d’assurance des athlètes, autant d’éléments jugés prioritaires pour la relance sereine des championnats.
Les dirigeants de ligue ont pris bonne note des délais de règlement et certains ont indiqué, à voix basse, qu’ils lanceraient dès janvier des campagnes internes pour mobiliser leurs clubs autour de ce volet financier.
Sponsoring et marketing sportif
Autre axe mis en avant, la recherche de partenariats privés devait faire l’objet de projets de sponsoring formalisés, destinés à la direction du marketing du ministère des Sports, avant d’être proposés aux entreprises et opérateurs économiques.
Selon M. Malonga, cette démarche structurée vise à rassurer les investisseurs potentiels par des dossiers solides, chiffrés et accompagnés d’indicateurs de visibilité, plutôt que par des requêtes ponctuelles souvent jugées trop vagues.
Les responsables de ligue ont salué l’orientation vers le marketing sportif, estimant qu’elle pourrait améliorer l’attractivité des championnats et, à terme, générer des revenus additionnels pour la formation des jeunes talents.
Un président a toutefois rappelé que l’élaboration d’un dossier de sponsoring demande du temps et des compétences, invitant la direction départementale à mettre à disposition un appui technique pour uniformiser la présentation des projets.
Perspectives et prochaines étapes
En clôturant la réunion, M. Malonga s’est dit satisfait de l’écoute des dirigeants et a promis la tenue régulière de séances de suivi afin de mesurer l’avancement des préparatifs d’ici au démarrage de la saison.
Les participants ont, de leur côté, salué une initiative qu’ils souhaitent inscrire dans la durée, estimant qu’un dialogue permanent avec la tutelle permettra de mieux anticiper les contraintes logistiques et financières.
À la sortie, certains secrétaires généraux ont évoqué la possibilité d’utiliser des plateformes numériques pour centraliser les calendriers et les résultats, idée qui sera examinée lors d’une prochaine session, selon la direction départementale.
En attendant, chaque ligue repart avec un cahier de charges clair : finaliser son programme, régulariser son agrément, rédiger son plan de sponsoring et transmettre l’ensemble dans les délais, préalable indispensable au feu vert institutionnel.
Si toutes ces étapes sont respectées, la saison sportive 2025-2026 pourrait offrir aux athlètes congolais un cadre plus structuré et, surtout, redonner au public de Brazzaville l’envie de vibrer au rythme des stades et des gymnases.
À plus long terme, les autorités départementales souhaitent que l’expérience brazzavilloise serve de modèle aux autres départements, avec l’espoir de créer un calendrier national plus cohérent et d’encourager la détection de talents dès les compétitions régionales.
Les observateurs présents à la réunion voient également, dans cette démarche, un encouragement à la professionnalisation des structures sportives locales : une gouvernance améliorée pourrait attirer davantage de sponsoring et renforcer l’image du sport congolais auprès des partenaires internationaux.
Pour mémoire, la précédente saison complète avait été perturbée par diverses contraintes logistiques, d’où la volonté affichée de démarrer précocement les préparatifs afin de s’assurer du bon déroulement des différents championnats.
Le prochain rendez-vous entre la direction départementale et les ligues est attendu courant février, date à laquelle un premier point d’étape permettra de vérifier la réception des programmes et l’état d’avancement du paiement des droits.
À l’issue de cette rencontre, la relance sportive de Brazzaville apparaît plus concrète.
