Brazzaville : un message sport au cœur des vœux officiels
Le 7 janvier, à l’occasion de la cérémonie d’échange des vœux de Nouvel An avec le couple présidentiel, le président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, a porté un message centré sur le sport.
S’exprimant au nom des corps constitués nationaux et des forces vives de la Nation, Auguste Iloki a sollicité l’implication du chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso, dans la résolution des difficultés qui touchent le football et le handball congolais.
Football et handball : des disciplines majeures à apaiser
Pour Auguste Iloki, le sport dépasse le simple cadre du jeu. Il l’a présenté comme un outil de promotion de la paix et du développement, capable de rassembler les citoyens autour d’un intérêt commun.
Le président de la Cour constitutionnelle a insisté sur le besoin d’apaisement. « Ces disciplines majeures de notre sport requièrent, aujourd’hui, l’apaisement », a-t-il déclaré, en évoquant les tensions qui se prolongent.
Dans son plaidoyer, il a exprimé le souhait que « la crise qui accable ces deux disciplines relève, à jamais, d’un passé à vite oublier », en s’adressant directement au chef de l’État dans un registre institutionnel.
Souvenir des grands clubs : un sport populaire et fédérateur
Auguste Iloki a rappelé des périodes durant lesquelles le sport congolais constituait un loisir particulièrement attractif pour une large partie de la population, avec des tribunes qui se remplissaient facilement.
Il a cité l’engouement suscité par des rencontres de football impliquant des clubs connus du public, comme l’Étoile du Congo, Diables Noirs, CARA, Inter-Club et Patronage, capables de drainer des foules.
Le propos, au-delà de la nostalgie, visait à souligner ce que le sport peut produire en termes de lien social et d’élan collectif, dans un pays où la cohésion demeure un enjeu quotidien.
Stades fermés : une activité sportive fortement ralentie
Sur le dossier du football, Auguste Iloki a évoqué une crise qui dure depuis plus d’une année, décrite comme « sans précédent » dans son ampleur, et aggravée par la fermeture des stades.
Selon la même intervention, cette situation prive les acteurs du football de leur principale activité, au moment où les pratiquants, encadreurs et supporters attendent des conditions plus stables pour retrouver une dynamique régulière.
Le handball, lui aussi, traverse une mauvaise passe, a-t-il rappelé. Le constat est posé avec prudence, sans entrer dans des détails techniques, mais en soulignant l’impact sur la vitalité sportive.
Le rôle attendu du président : expérience et capacité de rassemblement
Face à ces conflits que « certains observateurs qualifient “intérêt” », Auguste Iloki a indiqué que les corps constitués nationaux et les forces vives de la Nation apprécieraient un regard présidentiel pour recréer l’harmonie.
Il a employé une formule marquante, évoquant « le type de regard d’un très grand Patriarche qui, à lui seul, suffit pour recréer l’harmonie et faire renaître l’espoir », en insistant sur le poids de l’expérience.
Dans le même esprit, il a affirmé : « en tant que père de la Nation, vous n’êtes, jamais, à court d’options », présentant le chef de l’État comme un acteur capable de favoriser un retour au calme.
Citations et symboles : “les étoiles brillent” dans l’épreuve
Pour étayer son argumentaire, Auguste Iloki a cité le réalisateur James Cameron, rappelant une phrase prononcée en 1998 lors d’une remise de prix : « Ce n’est que quand il fait nuit que les étoiles brillent ».
Il a aussi repris des propos attribués à Winston Churchill : « Ce n’est que lorsque la nuit est la plus noire que les étoiles brillent le plus », plaçant le sport dans une logique d’épreuve et de relèvement.
À travers ces références, il a expliqué que les défis peuvent devenir une occasion de faire ressortir « ce qu’il y a de meilleur », afin de soutenir le sport congolais et sa contribution à la paix.
Sport et cohésion nationale : un vecteur de paix à préserver
Dans son intervention, Auguste Iloki a conclu en reliant directement la relance du sport à la construction de la paix. « Il est, en conséquence, un vecteur de paix », a-t-il déclaré en parlant du sport congolais.
Le message, adressé dans un cadre officiel, se veut à la fois institutionnel et mobilisateur. Il met en avant l’idée qu’un apaisement dans le football et le handball serait bénéfique à l’ensemble du pays.
