Paris : une union célébrée à l’ambassade du Congo
En ce début d’année, l’ambassade de la République du Congo à Paris a servi de cadre à une cérémonie de mariage, décrite comme un moment de partage. Dans la salle verte, l’ambassadeur Rodolphe Adada a célébré l’union de Claude Dziengue et Laure Euphrasie Carole Germaine Mabiala.
Le 9 janvier, les deux époux se sont dit « oui » devant leurs proches. La cérémonie s’est déroulée dans une ambiance chaleureuse, ponctuée par les attentions protocolaires d’usage et par la présence des personnes habilitées à attester de l’engagement des mariés.
Salle verte : un lieu consulaire au service des Congolais
L’ambassade représente l’entité congolaise en France. Dans ce cadre, certaines célébrations, notamment le mariage, peuvent y être organisées. La salle verte, citée comme espace dédié, accueille ces actes selon les règles applicables à l’état civil congolais.
Selon les éléments communiqués, il s’agissait du quatrième mariage célébré dans cette salle verte depuis 2024. Cette continuité illustre l’usage progressif de ce service, recherché par des Congolais établis en France souhaitant officialiser leur union.
Code de la famille : le cadre légal rappelé aux époux
La cérémonie a explicitement renvoyé au Code de la famille, défini par la loi numéro 073/84 du 17 octobre 1984. Son article 127, cité lors de l’événement, précise que le mariage est un acte public établissant une union légale et durable, avec des conditions et effets déterminés par le code.
En s’appuyant sur ce texte, l’officier d’état civil a replacé l’engagement du couple dans un cadre clair. Pour les participants, ce rappel a donné un caractère solennel à l’échange des consentements, au-delà du seul moment symbolique.
Dot et témoins : les étapes de la cérémonie à Paris
Dans la salle, les témoins du futur époux et ceux de la future épouse étaient présents, ainsi que le chef de famille de la future mariée. L’ambassadeur s’est assuré que les éléments évoqués comme traditionnels et attendus étaient bien respectés, notamment le versement de la dot.
Il s’est ainsi préoccupé de savoir si la dot avait été versée, du montant indiqué et de l’usage prévu. Cette séquence, menée devant l’assistance, a renforcé l’idée d’un mariage reconnu selon les règles, tout en restant ancré dans des pratiques familiales.
Monogamie ou polygamie : l’option demandée au couple
Rodolphe Adada a prévenu les époux qu’ils s’unissaient « pour le meilleur et pour le pire », avant de rappeler certaines obligations et certains droits prévus par la loi. Il a expliqué que le Code de la famille prévoit deux options : la monogamie et la polygamie.
L’ambassadeur a précisé que la monogamie implique un seul conjoint et interdit strictement de prendre une autre femme. Il a aussi indiqué que la polygamie, si elle est choisie, ouvre la possibilité de prendre une ou plusieurs femmes. Il a ensuite demandé l’option retenue par le couple.
Régimes matrimoniaux : un consentement mutuel encadré
Au-delà de l’option matrimoniale, l’ambassadeur a également expliqué ce que le code prévoit en matière de régimes matrimoniaux. L’objectif, tel qu’exposé, était d’obtenir l’avis des deux époux, et de s’assurer de leur compréhension avant le consentement mutuel.
Dans ce temps d’échange, les époux ont prononcé, chacun à tour de rôle, le vœu de leur choix. Puis, ils se sont passé les alliances, présentées comme le symbole de leur mariage, de leur amour et de leur vie commune.
Signature de l’acte : une union officiellement déclarée
Après l’échange des alliances, l’acte de mariage a été signé par les mariés, leurs témoins et le chef de famille de la mariée. Cette étape a marqué le passage au registre officiel, au cœur du rôle d’état civil exercé par la représentation diplomatique.
En sa qualité d’officier d’État civil de l’ambassade de la République du Congo en France, Rodolphe Adada a déclaré Claude Dziengue et Laure Euphrasie Carole Germaine Mabiala unis par les liens du mariage. L’annonce a été accueillie par les acclamations, avant une photo de famille qui a clos la cérémonie.
