À l’approche de la présidentielle de mars 2026, le président sortant Denis Sassou-Nguesso, 82 ans, voit affluer les ralliements après l’officialisation de sa candidature. Tour d’horizon des soutiens qui se déclarent.
Une candidature confirmée sur le terrain
Le doute, s’il en restait, s’est dissipé le 5 février 2026. En déplacement à Ignié, dans le Sud du pays, Denis Sassou-Nguesso a tranché publiquement. « Je ferai acte de candidature à l’élection présidentielle », a-t-il lancé devant ses partisans.
L’homme, qui totalise plus de quarante années cumulées à la tête de l’État congolais, s’engage ainsi dans une nouvelle bataille électorale. À 82 ans, il aborde ce scrutin avec le poids d’une longévité politique rare sur le continent.
Le PCT avait ouvert la voie
Cette annonce ne surprend guère les observateurs. Dès la fin décembre, lors de son congrès, le Parti congolais du travail (PCT) avait déjà désigné le chef de l’État comme son « candidat naturel ». La formation au pouvoir entérinait ainsi une candidature attendue.
Le président sortant brigue donc un nouveau mandat lors du scrutin programmé en mars 2026. La machine partisane était prête bien avant la déclaration d’Ignié.
Des ralliements qui se concrétisent
Sur le terrain politique, les appuis commencent à se formaliser. Roger Ndokolo, président de l’Union pour la refondation républicaine (Unirr), parti centriste, a publiquement apporté son soutien au président sortant.
À ses yeux, cette candidature « préserve la paix sociale, la cohésion nationale et la stabilité institutionnelle ». L’argument de la continuité revient comme un fil conducteur chez les soutiens du chef de l’État.
Pointe-Noire mobilisée
La capitale économique n’est pas en reste. Le Mouvement pour l’action et le renouveau (MAR) a tenu un meeting de campagne le 5 février, à l’auditorium du Port autonome de Pointe-Noire. L’événement a réuni militants et responsables autour du même mot d’ordre.
Durel Lobo Itoua, qui représentait la jeunesse du MAR, a mis en avant la figure de l’expérience. Selon lui, « le Congo a besoin de l’expérience, de la vision et de la sagesse d’un homme d’État ». Un discours taillé pour une partie de l’électorat jeune.
Un parcours électoral profond
Pour comprendre l’ampleur de ces soutiens, il faut remonter le fil. Denis Sassou-Nguesso a été élu une première fois en 2002, avant d’être reconduit en 2009. Il a ensuite remporté les scrutins de 2016 puis de 2021.
Entre-temps, la révision constitutionnelle de 2015 a redessiné les règles du jeu. Elle a supprimé la limite d’âge, jusqu’alors fixée à 70 ans, et porté le nombre de mandats autorisés à trois quinquennats. Un changement qui a rendu possibles ces candidatures successives.
Ce que disent ces soutiens
L’accumulation de ces appuis dessine un paysage où la stabilité prime sur l’alternance dans le discours des partisans. Continuité institutionnelle, cohésion nationale, expérience de l’État : les arguments convergent vers une même grille de lecture.
Reste désormais à savoir comment cette dynamique de ralliements se traduira dans les urnes en mars. À ce stade, ce sont les soutiens du président sortant qui occupent l’espace public, à plusieurs semaines du rendez-vous électoral.
