Un seul point après deux journées, la dernière place du groupe G et quatre matches à disputer : les Diables Rouges abordent la suite des éliminatoires de la CAN 2027 la calculatrice à la main. La double confrontation face aux Comores, en novembre, pèsera lourd.
Groupe G : un classement serré malgré la dernière place
Les deux premières journées des éliminatoires de la CAN Pamoja 2027 se sont disputées durant la seconde quinzaine de septembre. Le Congo en sort à la dernière place du groupe G, avec un seul point au compteur.
Devant lui, le Cameroun occupe la tête avec quatre points. Les Comores et la Namibie suivent avec trois unités chacune. L’écart reste mince : deux points séparent les Diables Rouges de leurs deux voisins de classement, trois du leader camerounais.
Cette configuration nourrit le constat dressé par l’Agence d’information d’Afrique centrale (Adiac) : le bilan n’a rien de flatteur, mais la physionomie du groupe permet encore au Congo de se maintenir dans la course, malgré son déficit de points.
Deux journées, un seul point
Le parcours avait mal débuté. Lors de la première journée, les Diables Rouges ont concédé un faux pas à Gaborone face à la Namibie, un revers qui les a laissés sans le moindre point au sortir de leur entrée en lice.
Le 29 septembre, la réception du Cameroun au stade Alphonse-Massamba-Débat devait servir de rebond. Elle s’est soldée par un nul (1-1), à huis clos. Geltany Bantsélé avait ouvert le score à la 24e minute, avant l’égalisation camerounaise à la 53e.
Ce partage laisse un goût d’inachevé. Selon l’Adiac, le Congo n’a plus remporté de match officiel depuis 2024, face au Soudan du Sud. Un succès contre les Lions Indomptables aurait mis fin à cette longue attente, et changé la lecture du classement.
Comores : une double confrontation décisive en novembre
La prochaine fenêtre internationale s’ouvre en novembre, pour les troisième et quatrième journées sur les six que compte cette phase. Le calendrier place les Comores à deux reprises sur la route des Diables Rouges.
L’adversaire n’a rien d’une formalité. Les Comores ont battu la Namibie (1-0) et comptent trois points. Pour le Congo, cette double explication s’annonce « très déterminante pour la suite », souligne l’Adiac.
Sur le papier, l’enjeu est lisible. Des résultats positifs face aux Comores permettraient au Congo de recoller à ses poursuivants. À l’inverse, une nouvelle contre-performance creuserait un écart déjà préoccupant à l’approche de la mi-parcours.
Claude Le Roy fait ses comptes
Le sélectionneur Claude Le Roy ne cache pas son inquiétude. À l’issue du match contre le Cameroun, il a estimé que ce point risquait de peser lourd : « Je suis sûr que ce point va coûter très cher pour nous à la fin de la compétition. »
Le technicien a aussitôt posé l’équation : « Il reste quatre matches dont deux à domicile. Il faut aller faire un exploit à l’extérieur aux Comores ou au Cameroun. » Autrement dit, les seuls points pris à domicile ne suffiront probablement pas.
Le sélectionneur affiche pourtant une certaine assurance. « Je n’ai pas peur d’aller au Cameroun avec cette équipe », a-t-il affirmé, rappelant que son groupe a dû composer avec « beaucoup de pépins de santé, physiques et beaucoup d’absences ».
Il veut aussi croire à un effet d’entraînement : « Ce match va peut-être leur donner envie de nous rejoindre dans les prochains mois. » Une phrase dont il n’a pas précisé les destinataires.
Le huis clos, l’autre facteur du résultat
Le huis clos a pesé dans l’analyse du sélectionneur. Selon lui, le Cameroun a eu beaucoup de chance que la rencontre se dispute sans public. « Imaginez ce match avec vingt mille personnes », a-t-il lancé.
L’Adiac va dans le même sens : l’apport du douzième homme a énormément manqué aux Diables Rouges face à un adversaire qui reste leader du groupe.
Des supporters entre espoir et scepticisme
Reste l’état d’esprit autour de la sélection. L’Horizon africain résume le dilemme : les Congolais souhaitent vivement voir leur équipe rattraper son retard, mais se montrent très critiques sur la gestion du sport dans leur pays.
Difficile, dans ces conditions, de se prononcer sur les chances de qualification, observe le même média. La question posée au soir de la deuxième journée demeure donc entière.
Novembre, le moment de vérité
Le Congo reste dans la course, mais sa marge s’est réduite. Avec quatre rencontres à jouer, dont deux à domicile, les Diables Rouges devront convertir la frustration de septembre en points concrets.
La double explication face aux Comores dira si le nul concédé contre le Cameroun restera un rendez-vous manqué ou le premier jalon d’une remontée. Réponse en novembre.
