Close Menu
    Articles les plus lus

    Mémorial de Brazza : 20 ans, le roi Makoko salue

    08/10/2026

    Diables rouges U20 : Gabon puis RDC, la route vers 2027

    08/10/2026

    Club 2002 PUR : une femme pour remobiliser la diaspora

    07/10/2026
    En direct depuis Brazzaville :
    • Mémorial de Brazza : 20 ans, le roi Makoko salue
    • Diables rouges U20 : Gabon puis RDC, la route vers 2027
    • Club 2002 PUR : une femme pour remobiliser la diaspora
    • YéMèYi : la slameuse congolaise qui brise les silences
    • Bourse Türkiye Burslari : 11 élus cette année contre 26
    • Juste Bernardin Gavet, de la FMC à la préfecture
    • Relico 2027 : la 10e édition fixe déjà ses dates
    • Brazzaville : trois écoles récupèrent leurs latrines
    brazza-24.combrazza-24.com
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza-24.combrazza-24.com
    Accueil»Culture»YéMèYi : la slameuse congolaise qui brise les silences
    Culture

    YéMèYi : la slameuse congolaise qui brise les silences

    Publié par Jean Mabiala07/10/2026
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Une slameuse née au Congo-Brazzaville et un pianiste français s’associent sous le nom de YéMèYi. Leur premier EP, « La Femme Homme », ouvre un triptyque tourné vers l’émancipation féminine. Au cœur du projet, il y a le parcours d’Aurore Marinette Pangopo, que retrace RFI.

    Un premier EP attendu le 9 octobre

    Le disque doit paraître le 9 octobre 2026. Il réunit deux univers : Aurore Marinette Pangopo, poétesse, slameuse et activiste congolaise, et Marc Bizzini, pianiste, compositeur et beatmaker français.

    Le duo se produira ensuite en concert le 15 octobre à Saint-Ouen, en région parisienne. Cet EP constitue le premier volet d’un triptyque encore à paraître.

    Leur musique mêle slam, groove urbain, musique classique et influences latines. Le duo en fait un espace de dialogue et de résistance, où se croisent émancipation féminine, liberté de parole et mise en valeur des artistes africaines.

    « La Femme Homme », un titre contre les cases

    Le titre du disque intrigue. Il condense pourtant le projet de l’artiste congolaise : remettre en cause les rôles imposés aux femmes et réclamer le droit de choisir soi-même son identité.

    Dans ses textes, Aurore Marinette Pangopo démonte les stéréotypes de genre et les injonctions sociales. Elle donne voix à des réalités souvent tues. Sa parole peut être rageuse ou tendre, frontale ou intime, mais elle reste toujours profondément incarnée.

    L’artiste explique d’où vient ce besoin : « Étant donné que je viens d’un milieu où la parole de la femme était taboue, j’ai voulu décortiquer les cases dans lesquelles on nous enferme ».

    Une jeunesse dans une secte, puis l’exil

    Cette écriture puise largement dans sa propre histoire. Née au Congo-Brazzaville, Aurore Marinette Pangopo a grandi au sein d’une secte. Elle y a subi humiliations et violences, rapporte RFI.

    À 32 ans, alors qu’elle était enceinte de quatre mois, elle a quitté son pays. Elle a trouvé refuge au Maroc, où elle vit et crée depuis une dizaine d’années.

    Le slam était entré dans sa vie bien avant cet exil. Il est devenu pour elle un espace de reconstruction et d’émancipation.

    2015, le slam congolais entre au stade

    Son nom est lié à une date marquante pour la discipline. En 2015, lors de la cérémonie de clôture des Jeux africains de Brazzaville, elle est devenue la première femme à porter le slam congolais dans un stade.

    Aujourd’hui, sous le nom de YéMèYi, elle intervient aussi dans des écoles et des associations. Elle y défend la visibilité des femmes artistes africaines, la liberté d’expression et le dialogue interculturel.

    Le nom du projet vient du lingala : YéMèYi y signifie « elle-même ».

    Le piano de Marc Bizzini en contrepoint

    Les mots occupent le devant de la scène, mais ils s’appuient sur l’univers foisonnant de Marc Bizzini. Le musicien français y croise groove urbain, swing, rythmes latins et références classiques.

    Le titre « Post Partum » en donne un aperçu. Il aborde avec sensibilité les réalités de la maternité, parfois idéalisées. Au détour d’un piano délicat, une citation de Schubert y surgit.

    Cette richesse musicale éclaire d’une lumière particulière les textes d’Aurore Pangopo. Ceux-ci font des traumatismes une matière poétique et des blessures une force créatrice.

    Une « alchimiste des mots » au travail

    La slameuse résume elle-même son approche, sans filtre : « Je me définis comme une alchimiste des mots. Toute la merde qu’on m’a donnée, je l’ai transformée en beauté, en mots et en paroles ».

    L’aventure ne s’arrête pas à ce premier EP. Deux nouveaux volets sont déjà en préparation et doivent prolonger le projet très prochainement.

    Pour le public congolais, YéMèYi met en lumière une artiste du pays qui, installée au Maroc, fait de son histoire personnelle la matière d’un projet tourné vers la parole des femmes.

    Aurore Marinette Pangopo émancipation féminine Jeux africains de Brazzaville Marc Bizzini slam congolais YéMèYi
    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentBourse Türkiye Burslari : 11 élus cette année contre 26
    Article Suivant Club 2002 PUR : une femme pour remobiliser la diaspora

    Articles sur le même thème

    Mémorial de Brazza : 20 ans, le roi Makoko salue

    08/10/2026

    Relico 2027 : la 10e édition fixe déjà ses dates

    06/10/2026

    Pointe-Noire : l’IFC veut aller vers les quartiers

    05/10/2026
    Articles Récents

    Mémorial de Brazza : 20 ans, le roi Makoko salue

    08/10/20261

    Diables rouges U20 : Gabon puis RDC, la route vers 2027

    08/10/20263

    Club 2002 PUR : une femme pour remobiliser la diaspora

    07/10/20261

    YéMèYi : la slameuse congolaise qui brise les silences

    07/10/20262

    Bourse Türkiye Burslari : 11 élus cette année contre 26

    07/10/20261

    Juste Bernardin Gavet, de la FMC à la préfecture

    06/10/20262

    Relico 2027 : la 10e édition fixe déjà ses dates

    06/10/20265

    Brazzaville : trois écoles récupèrent leurs latrines

    05/10/20261

    Pointe-Noire : l’IFC veut aller vers les quartiers

    05/10/20263

    Info santé : ce que l’Unfpa attend des journalistes

    05/10/20261
    Informations
    Informations

    Brazza-24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    RSS
    Choix de la Rédaction

    Mémorial de Brazza : 20 ans, le roi Makoko salue

    08/10/2026

    Diables rouges U20 : Gabon puis RDC, la route vers 2027

    08/10/2026

    Club 2002 PUR : une femme pour remobiliser la diaspora

    07/10/2026
    Articles Populaires

    YéMèYi : la slameuse congolaise qui brise les silences

    07/10/2026

    Bourse Türkiye Burslari : 11 élus cette année contre 26

    07/10/2026

    Juste Bernardin Gavet, de la FMC à la préfecture

    06/10/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.