Messe à Kinkala : un hommage à Bernard Kolelas
Samedi 10 janvier, la cathédrale Sainte Monique de Kinkala a accueilli une messe d’action de grâce en mémoire de Bernard Bakana Kolelas, président-fondateur du MCDDI. L’homme politique est décédé le 12 novembre 2009, rappelé au centre de cette célébration.
Initiée par ceux qui se réclament « kolélistes », la rencontre a rassemblé des personnalités politiques, des militants au-delà des étiquettes partisanes et des anonymes. Tous sont venus saluer un parcours associé, dans les prises de parole, à des valeurs d’humanisme et de dignité.
Autour d’Euloge Landry Kolelas, une présence transpartisane
La messe s’est tenue en présence d’Euloge Landry Kolelas, président du MCDDI. Sa participation, entourée de plusieurs figures politiques et de fidèles, a donné à l’événement une tonalité de recueillement, mais aussi de continuité d’une mémoire politique ancrée dans l’histoire contemporaine du Congo.
Dans l’assistance, les organisateurs ont insisté sur le fait que l’hommage dépassait les appartenances. Le message mis en avant s’est voulu rassembleur, en évoquant une référence commune autour de la paix sociale, de la fraternité et du souci du bien commun.
Un héritage politique rappelé par le conseiller Bouesso
Parmi les interventions, le conseiller départemental Bouesso, présenté comme l’un des organisateurs, a rappelé que Bernard Kolelas avait fondé le MCDDI en 1989. Il a invité à faire vivre, comme une force fédératrice, les idéaux attribués au patriarche : humanisme, courage et détermination.
Dans son allocution, Bouesso a également souligné l’idée d’un attachement constant à l’intérêt général et à l’avenir du Congo. Le propos a insisté sur un sens du service, présenté comme une ligne directrice ayant marqué l’action du fondateur du MCDDI.
Paix, justice, fraternité : le cœur du message des kolélistes
« Votre présence ici n’est pas un simple acte de courtoisie. Elle est le témoignage vibrant de votre attachement aux idéaux de paix, de justice, de fraternité que le président Bernard Bakana Kolelas a portés tout au long de sa vie… », a déclaré Bouesso, devant les fidèles réunis.
Le conseiller a évoqué, dans la même dynamique, une foi décrite comme inébranlable et une quête de paix, de fraternité, de solidarité et de dignité. Il a aussi mis l’accent sur une capacité à promouvoir le pardon et la réconciliation, thèmes souvent cités au cours de la célébration.
Appel à l’unité et au développement du Congo
Au fil des prises de parole, un appel à l’unité et à la solidarité a été formulé. Les intervenants ont encouragé chacun, selon sa place dans la société, à poursuivre l’œuvre associée à Bernard Kolelas et à contribuer à un climat apaisé favorable au développement du pays.
Le vocabulaire employé a privilégié des termes de rassemblement et de cohésion nationale. Dans l’esprit de la messe, le recueillement s’est ainsi doublé d’un message civique, centré sur la paix et la responsabilité partagée pour l’avenir collectif.
Évangile de Jean : humilité et fidélité mises en parallèle
L’évangile du jour, tiré de Jean 3, 22-30, rapporte le témoignage de Jean-Baptiste sur Jésus. Le passage a servi de support à une lecture spirituelle reliant la notion de témoignage à l’idée de fidélité à une mission et à des convictions.
Dans la célébration, ce message a été mis en parallèle avec l’humilité et la constance attribuées à Bernard Kolelas. Les fidèles ont été invités à retenir, de cet écho biblique, l’importance de la fidélité aux idéaux et de la simplicité dans l’engagement.
Homélie à Sainte Monique : démocratie, paix et unité nationale
Dans son homélie, l’abbé Joachin Loumouamou, curé de la cathédrale Sainte Monique de Kinkala, a décrit Bernard Kolelas comme un homme politique « multidimensionnel ». Il l’a présenté comme un militant de la démocratie, des libertés, de la paix et de l’unité nationale.
Le prêtre a également insisté sur la place de l’amour et de la fraternité dans l’action publique, telles qu’évoquées durant la messe. Son propos a cherché à relier l’exigence spirituelle à une culture du vivre-ensemble, considérée comme essentielle pour la cohésion nationale.
Au terme de la célébration, un repère moral revendiqué
À la fin de la messe, participants et fidèles ont rendu hommage à un exemple d’engagement et de partage. Plusieurs mots sont revenus dans les échanges : amour du pays, générosité et sens de l’autre, présentés comme des repères transmis aux générations suivantes.
Dans l’assistance, l’idée dominante a été celle d’une mémoire qui guide encore. En quittant la cathédrale, les fidèles ont insisté sur la continuité des valeurs rappelées durant la célébration, dans un esprit de fraternité et de responsabilité, au service du Congo.
