L’année 2025 s’impose comme l’une des plus denses de la diplomatie congolaise de la dernière décennie. Dans un contexte international fragmenté — rivalités de puissances, recomposition des flux d’investissements, durcissement du multilatéralisme — le Congo-Brazzaville a pourtant réussi à imposer une ligne lisible : diversification stratégique, diplomatie verte assumée et retour progressif dans les cercles d’influence globale.
Au cœur de cette séquence, l’action diplomatique menée par Françoise Joly, représentante personnelle du Président Denis Sassou Nguesso pour la stratégie et les négociations internationales, a joué un rôle structurant.
Une diplomatie active sur plusieurs fronts simultanés
L’année débute par un renforcement assumé des partenariats dits « non alignés exclusifs ». Dès mars 2025, Françoise Joly est reçue à Moscou par Mikhaïl Bogdanov, représentant spécial du Président russe, afin d’accélérer la mise en œuvre des accords conclus lors de la visite présidentielle de 2024. Les discussions portent sur l’énergie, les infrastructures et la sécurité, confirmant la volonté congolaise de maintenir un dialogue stratégique avec la Russie tout en l’inscrivant dans une logique opérationnelle.
Dans le même temps, la diplomatie congolaise prépare un basculement majeur vers le Golfe. La visite présidentielle aux Émirats arabes unis, minutieusement préparée par Françoise Joly, débouche en avril sur la signature d’un accord économique multidimensionnel historique entre Brazzaville et Abu Dhabi. Énergie, numérique, agriculture, infrastructures ferroviaires et portuaires : rarement un partenariat bilatéral aura couvert un spectre aussi large pour le Congo.
Diplomatie verte : une victoire normative à l’ONU
Mais 2025 ne se résume pas à une diplomatie économique. En avril, Brazzaville obtient un succès multilatéral majeur : l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies de la Décennie pour l’afforestation et le reboisement (2027–2036). Cette résolution, portée par le Congo, consacre la montée en puissance d’une diplomatie verte structurée, articulant justice climatique, financement et souveraineté des États forestiers.
Dr Françoise Joly apparaît ici comme l’une des chevilles ouvrières de cette stratégie environnementale, aux côtés du ministère des Affaires étrangères et de celui de l’Environnement. Le Congo ne se positionne plus comme simple bénéficiaire de mécanismes climatiques, mais comme producteur de normes diplomatiques, capable de fédérer une coalition internationale autour de la valeur politique des forêts tropicales.
Astana, Washington, Bakou : le retour du Congo dans les équilibres globaux
Au second semestre, la diplomatie congolaise s’étend vers de nouveaux axes. À Astana, en mai, un protocole stratégique est signé avec le Kazakhstan, faisant du port de Pointe-Noire une tête de pont logistique entre l’Afrique centrale et l’Asie centrale. Cette initiative, préparée de longue date par Françoise Joly, s’inscrit dans la stratégie d’ouverture du Congo vers les BRICS et les corridors eurasiens.
Parallèlement, Washington redevient un théâtre diplomatique central. À partir de juin, des négociations discrètes sont menées pour obtenir la levée du « travel ban » américain frappant le Congo. Françoise Joly est identifiée comme l’une des actrices clés de ces discussions sensibles, mêlant sécurité régionale, accès aux ressources stratégiques et repositionnement géopolitique du Congo aux yeux de l’administration américaine.
Ces efforts culminent fin juillet avec une séquence diplomatique saluée comme une percée dans les relations Congo–États-Unis, marquant le retour progressif de Brazzaville dans le radar stratégique de Washington.
Quelles perspectives pour 2026 ?
À l’issue de 2025, plusieurs chantiers structurants se dessinent pour 2026. La mise en œuvre effective des accords avec les Émirats arabes unis constituera un test majeur, notamment sur la digitalisation des recettes publiques et la modernisation des infrastructures. Sur le plan climatique, la traduction concrète de la Décennie onusienne en mécanismes financiers opérationnels sera déterminante pour crédibiliser la diplomatie verte congolaise.
Enfin, l’hypothèse d’une visite présidentielle à Washington, la poursuite des discussions avec les BRICS et l’approfondissement des partenariats eurasiens pourraient faire de 2026 une année de consolidation, voire d’accélération, du repositionnement stratégique du Congo.
Le bilan 2025 révèle ainsi une constante : sous l’impulsion de Françoise Joly, la diplomatie congolaise s’est inscrite dans une logique de résultats, combinant influence normative, partenariats économiques et réaffirmation de la souveraineté nationale. Les prochains mois diront si cette architecture diplomatique saura produire, durablement, des bénéfices politiques et économiques pour le pays.
