La CAF officialise des listes élargies
La Confédération africaine de football a officiellement validé, lors d’une visioconférence tenue le 24 novembre, la présence de listes élargies à 28 joueurs pour la Coupe d’Afrique des nations 2025 prévue du 21 décembre au 18 janvier sur les pelouses marocaines.
Pour chaque sélection, la convocation devra se faire à partir d’une pré-liste de 55 éléments déjà transmise à la CAF, un cadre qui offre une marge supplémentaire aux sélectionneurs soucieux d’anticiper blessures, suspensions ou évolutions de forme à l’approche du tournoi.
28 joueurs par équipe, atout tactique majeur
Jusqu’ici, le règlement plafonnait les effectifs à 23 ou 26 têtes selon les éditions. En acceptant cinq maillots supplémentaires, la CAF tient compte des calendriers surchargés et du risque sanitaire, tout en alignant la CAN sur les standards déjà testés lors de la dernière Coupe du monde.
Les techniciens apprécieront la diversité tactique offerte. Un gardien de plus, un avant-centre remplaçant ou un spécialiste des coups de pied arrêtés peuvent désormais entrer dans l’équation sans sacrifier la couverture défensive, un luxe décisif lors des mini-championnats que représentent les phases de groupe.
Ce que gagne la sélection congolaise
Pour la République du Congo, l’annonce tombe à point nommé. Le sélectionneur par intérim, Isaac Ngata, suit plus de quarante joueurs évoluant entre Ligue 1, Ghana Premier League et Championnat national. La fenêtre à 28 noms lui permet d’intégrer des jeunes repérés lors du dernier Tournoi de l’UNIFFAC.
« Nous avons souvent perdu des cadres blessés en club la veille du rassemblement, explique un responsable technique de la Fédération congolaise de football. Avec 28 places, le risque de réaménager notre animation offensive en urgence sera réduit ». Les supporters brazzavillois saluent déjà cette sécurisation.
Dates clés pour la mise à disposition des joueurs
Conformément aux exigences de la FIFA, les clubs devront libérer leurs internationaux au plus tard le 8 décembre. Ce seuil, rappelé pendant la réunion, garantit une préparation d’au moins treize jours avant le premier coup d’envoi et évite des rétentions litigieuses observées par le passé dans certains championnats européens.
Les délégations pourront cependant rejoindre le royaume chérifien jusqu’à cinq jours avant le lancement officiel. Les Diables Rouges envisagent un mini-stage à Ifrane, en altitude, pour retoucher le cardio et s’habituer à la fraîcheur hivernale tout en profitant des infrastructures universitaires réputées.
Visas, hôtels et terrains : la logistique en marche
La visioconférence a dressé une longue liste d’axes opérationnels : octroi des visas, chartes aériennes, répartition des hôtels, attribution des pelouses d’entraînement, procédures médicales et accréditations média. Le comité local marocain assure que les plateformes numériques simplifieront les demandes, évitant les files d’attente rencontrées à Yaoundé en 2021.
Côté congolais, la cellule logistique souhaite profiter de ces outils : « Nous finalisons les carnets de vaccination et les passeports biométriques afin de soumettre nos dossiers groupés dès l’ouverture du portail », confie une source au ministère des Sports, qui coordonne étroitement avec la diplomatie à Rabat.
Un staff limité à 17 membres
Chaque délégation disposera d’un maximum de 17 membres de staff, y compris l’équipe médicale, les analystes vidéo et l’intendance. Un chiffrage jugé « raisonnable » par la CAF pour contenir les coûts d’hébergement tout en maintenant un niveau de soutien adapté aux nouvelles exigences de performance.
Protocoles médicaux et antidopage renforcés
Les protocoles médicaux ont également été détaillés. Chaque joueur sera soumis à un test PCR à l’arrivée, puis à des contrôles antidopage inopinés pendant le tournoi. La CAF promet des laboratoires mobiles agréés par l’Agence mondiale antidopage, afin de garantir des résultats rapides et incontestables.
Infrastructures marocaines prêtes pour le show
Sur le terrain, le Maroc poursuit la modernisation de ses enceintes. Le grand stade de Casablanca reçoit une nouvelle pelouse hybride, tandis que Tanger renforce son éclairage LED. Ces investissements, salués lors de la réunion, participent à la dynamique d’une CAN annoncée « la plus technologique ».
Réactions des coachs et analystes
Plusieurs sélectionneurs ont pris la parole. Le Comorien Amir Abdou a loué « une avancée indispensable pour gérer la fatigue ». De son côté, le technicien congolais souligne que la profondeur d’effectif ne doit pas masquer l’importance de la cohésion : « Avoir 28 talents impose une gestion psychologique fine ».
Les analystes du cabinet Sport Value notent enfin que l’élargissement des listes pourrait accroître la visibilité des championnats locaux : « Un joueur du CARA ou d’Étoile du Congo peut espérer gratter la 27e ou 28e place et ainsi se montrer devant les recruteurs internationaux ».
Tirage au sort et feuille de route finale
Le prochain rendez-vous officiel est fixé début mars pour le tirage au sort des groupes. À cette échéance, la CAF communiquera aussi la version finale du règlement sportif. Fecofoot prévoit déjà un séminaire de décryptage pour clubs, journalistes et supporters afin d’expliquer les nouveautés.
En attendant, les Congolais suivent avec enthousiasme chaque annonce liée à la CAN. Entre la perspective d’une préparation mieux encadrée et la promesse d’un spectacle modernisé, l’édition 2025 nourrit des ambitions sportives mais aussi touristiques pour la diaspora qui se mobilise déjà pour réserver billets et hébergements.
