CAN handball Rwanda 2026: Kigali lance la compétition
La 27e édition de la Coupe d’Afrique des Nations de handball seniors hommes, Rwanda 2026, a débuté le mercredi 21 janvier 2026 à Kigali. Le coup d’envoi a été donné par le ministre rwandais des Sports, en présence du président de la Confédération africaine de handball, le Dr Aremou Mansourou.
Seize sélections sont en lice: Tunisie, Cap-Vert, Maroc, Cameroun, Guinée, Gabon, Uganda, Angola, Bénin, Kenya, Algérie, Zambie, Nigeria, Égypte, Congo et Rwanda. Des présidents de fédérations sportives des pays participants et plusieurs invités ont assisté à la cérémonie d’ouverture.
Diables-Rouges: un premier match compliqué face au Cap-Vert
Le Congo a déjà disputé deux rencontres dans cette phase initiale. Pour leur entrée en matière, les Diables-Rouges ont été dominés par le Cap-Vert, vice-champion 2024, sur le score de 28-34, dans un match où les Congolais ont peiné à trouver de la continuité.
Selon les éléments communiqués autour de la sélection, la préparation des Congolais a été courte. L’équipe ne s’est entraînée que dix jours, sans matches amicaux, avant le départ pour Kigali, un contexte qui a pesé face à un adversaire annoncé mieux rodé.
En face, les Cap-verdiens ont abordé la compétition avec un temps de travail nettement plus long. Leur préparation s’est étalée sur environ six mois, avec des stages effectués à l’extérieur de leur pays, un avantage souvent visible dans les détails d’exécution et la gestion des temps faibles.
Réaction du Congo: victoire contre le Bénin et confiance retrouvée
Le réveil est intervenu dès la deuxième sortie. Le jeudi 22 janvier, les Diables-Rouges ont battu le Bénin 26-22. Une performance qui a montré un visage plus compact, avec davantage d’engagement dans les duels et une meilleure discipline dans l’organisation collective.
Dans cette rencontre, le Congo a donné l’impression de mieux maîtriser son plan de jeu, notamment dans les séquences où il fallait défendre fort et jouer juste. Le groupe s’est appuyé sur un collectif conquérant, capable d’alterner rythme et patience selon les moments.
Le meilleur joueur du match a été le Congolais Naal Liam (n°47), distinction venue récompenser une prestation remarquée. Pour le staff, ce type de signal compte dans une compétition aussi dense, où la dynamique psychologique peut basculer d’un match à l’autre.
Match Congo–Maroc: enjeu de qualification au deuxième tour
Après ce succès, l’objectif est clair: bien négocier la dernière rencontre de la phase de groupe face au Maroc, prévue le samedi 24 janvier, afin de prétendre à une place au deuxième tour. L’équation sportive impose de rester concentré sur les fondamentaux.
Le coach Younès Tatby est attendu sur les ajustements à apporter, dans un tournoi où les automatismes se construisent aussi en pleine compétition. Le Congo, désormais relancé, aborde cette échéance avec l’idée de capitaliser sur l’élan créé contre le Bénin.
À Kigali, l’enchaînement des matches rappelle également l’importance de la gestion des efforts. Les Diables-Rouges devront maintenir la rigueur tactique affichée au deuxième match, tout en limitant les passages à vide, pour rester dans la course à la qualification.
Un groupe en construction, un message envoyé au tournoi
Ce début de parcours illustre la réalité des compétitions africaines: un mauvais départ n’interdit pas de rebondir, à condition de corriger vite. La victoire contre le Bénin a remis le Congo dans une posture plus compétitive, en donnant des repères au collectif.
La suite dépendra de la capacité à confirmer sur la durée, face à des équipes habituées aux grands rendez-vous. Pour les supporters congolais, ce sursaut offre un motif d’espoir, dans une CAN où chaque match pèse et où l’équilibre se joue souvent sur des détails.
