Close Menu
    Articles les plus lus

    Sommet CEMAC à Brazzaville : les décisions qui changent tout

    23/01/2026

    CAN handball Rwanda 2026: sursaut des Diables-Rouges

    23/01/2026

    Sommet CEMAC à Brazzaville: ce qui a été décidé

    23/01/2026
    Facebook X (Twitter) TikTok YouTube
    En direct depuis Brazzaville :
    • Sommet CEMAC à Brazzaville : les décisions qui changent tout
    • CAN handball Rwanda 2026: sursaut des Diables-Rouges
    • Sommet CEMAC à Brazzaville: ce qui a été décidé
    • Brazzaville : ce colloque qui remet Mgr Gassongo au centre
    • FCFA en Afrique centrale : la BEAC coupe court aux rumeurs
    • Éducation au Congo : ce que change la réforme adoptée
    • Pointe-Noire : ces stages gratuits de foot qui changent tout
    • Obenga dévoile son livre choc sur le nilo-atlantique
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    brazza-24.combrazza-24.com
    Demo
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza-24.combrazza-24.com
    Accueil»Politique»Congo : la décentralisation jurée miracle fiscal… en quête de recettes
    Politique

    Congo : la décentralisation jurée miracle fiscal… en quête de recettes

    Publié par Solange Mavoungou26/06/2025
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Brazzaville fait ses comptes

    Sous les lambris feutrés d’un hôtel de la capitale, hauts fonctionnaires congolais et experts de la Banque mondiale ont confronté leurs diagnostics sur l’état des finances locales. Cette rencontre, loin d’être une première, s’inscrit dans la trajectoire entamée en mars dernier pour doter les collectivités d’outils de gestion plus performants. Le constat liminaire demeure inchangé : malgré vingt ans de décentralisation inscrite dans le droit, Brazzaville et Pointe-Noire restent fortement tributaires des transferts de l’État central, dont la volatilité compromet la prévisibilité budgétaire.

    Entre transferts et autonomie : l’équation budgétaire

    Les études commanditées par la Banque mondiale rappellent que plus de soixante pour cent des recettes des communes proviennent encore de subventions forfaitaires. Le reste, constitué de taxes sur l’occupation du domaine public, d’impôts fonciers et de redevances variées, pâtit d’assiettes étroites et d’un recouvrement erratique. « Les fortes subventions de l’État ne devraient pas être les leviers essentiels », a martelé Séraphin Ondélé, directeur de cabinet du ministère de l’Intérieur, soulignant une vision désormais partagée : l’autonomie financière n’est plus une simple incantation, mais la condition sine qua non d’une gouvernance locale crédible.

    La Banque mondiale en arbitre discret

    Dans le rôle, délicat, d’accompagnateur technique et de facilitateur politique, l’institution de Bretton Woods avance ses préconisations avec mesure. Ousmane Bachir Deme, spécialiste principal de gouvernance, insiste sur la nécessité d’un « cercle vertueux » liant performance de la collecte, qualité du service rendu et confiance citoyenne. L’expérience d’autres capitales africaines est fréquemment citée en filigrane, sans jamais glisser dans le comparatisme simpliste : la Banque mondiale sait la sensibilité de ce dossier, où les enjeux de souveraineté fiscale se heurtent parfois à la perception d’une ingérence extérieure.

    Le pari d’un civisme fiscal renouvelé

    Au-delà des chiffres, l’atelier a mis en lumière une question de psychologie collective : comment susciter l’adhésion d’un contribuable dont la rue n’est pas asphaltée ou dont l’école manque de manuels ? La réponse esquissée fait écho aux travaux de sociologie fiscale : visibilité des projets, reddition de comptes et participation citoyenne constituent le triptyque supposé ramener la confiance. Plusieurs maires présents ont d’ailleurs plaidé pour des budgets participatifs à l’échelle des quartiers, convaincus que la proximité renforce la légitimité de l’impôt.

    Capacités locales : un déficit structurel

    La technique ne suffit pas si les ressources humaines font défaut. Dans nombre de communes, les régies financières peinent à concilier exigences comptables modernes et réalités logistiques : absence de numérisation, rareté des profils formés, rotation rapide des cadres. Le projet de plan de réformes en gestation prévoit une phase de renforcement des capacités, incluant formation continue, mise en réseau des régisseurs et déploiement progressif de solutions numériques. L’un des participants a résumé l’enjeu en ces termes : « Sans cadres compétents, la réforme restera un slogan ».

    Quel agenda pour les réformes ?

    À la clôture des travaux, un consensus prudent s’est dessiné sur la feuille de route. Première étape : fiabiliser les bases de données foncières, condition incontournable de l’élargissement de l’impôt immobilier. Deuxième jalon : clarifier la répartition des compétences entre niveau central et collectivités, afin d’éviter les doublons qui diluent la responsabilité politique. Troisième volet : instaurer des contrats-objectifs liant transferts financiers et indicateurs de performance. Le gouvernement, soucieux de préserver l’équilibre macro-budgétaire, voit dans cette contractualisation un moyen d’orienter l’appui budgétaire des bailleurs vers des résultats tangibles.

    Perspectives diplomatiques et régionales

    La démarche congolaise est scrutée par la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, où plusieurs capitales envisagent des réformes similaires. En filigrane, l’enjeu dépasse la technicité fiscale : il s’agit de consolider l’État de droit local et de réduire la tentation centralisatrice, souvent accusée de nourrir les tensions périphériques. Un diplomate européen confiait en marge de l’atelier que « la crédibilité des collectivités africaines sera un test pour la stabilité politique de la décennie ». Dans cette perspective, l’appui multilatéral s’apparente moins à une conditionnalité qu’à un partage de risques.

    Dernier mot sur la faisabilité

    Les réformes annoncées ne manquent ni d’ambition ni de complexité. Leur réussite dépendra de l’appropriation politique, de la coordination interministérielle et de la constance des partenaires financiers. Les participants en conviennent : si la décentralisation veut demeurer une promesse et non une chimère, elle devra rapidement démontrer sa capacité à financer l’éclairage public, à entretenir les voiries et à payer les salaires des agents municipaux. C’est là, dans le quotidien des habitants, que se jouera la crédibilité du nouveau pacte fiscal entre l’État, les collectivités et les citoyens.

    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentRDC: Richesses colossales, stabilité microscopique – l’éternel paradoxe minier
    Article Suivant San Salvador : comment le Parlacen adoube l’autonomie marocaine au Sahara

    Articles sur le même thème

    Pointe-Noire : deux figures congolaises sacrées Dr Honoris Causa

    21/01/2026

    699 promus aux FAC : la cérémonie qui marque 2026

    20/01/2026

    Présidentielle 2026 : l’appel direct de Brice Itoua

    18/01/2026
    Événement
    Articles Récents

    Billets CAN 2025: ruée digitale avant le grand show

    13/10/202559

    Washington–Brazzaville : Françoise Joly relance un dialogue stratégique de confiance

    26/07/202539

    Bébés noirs : comment l’État sécurise et réinsère

    03/10/202526

    Brazzaville en deuil après le décès de Vichèle Mampouya

    28/10/202521
    Ne manquez pas
    Environnement

    Bilan 2025 : Françoise Joly, une diplomatie d’influence au service du repositionnement stratégique du Congo

    Publié par Sylvie Nkouka19/12/2025

    L’année 2025 s’impose comme l’une des plus denses de la diplomatie congolaise de la dernière…

    Congo-Russie : cap sur la protection des capitaux

    24/10/2025

    Budget-programme CEMAC : Brazzaville dans la lumière

    23/10/2025

    Congo-Chine : coulisses d’un partenariat stratégique

    01/09/2025
    Abonnez-vous
    • Facebook
    • Twitter
    • YouTube
    • TikTok
    Informations
    Informations

    Brazza-24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    Facebook X (Twitter) YouTube TikTok RSS
    Choix de la Rédaction

    Sommet CEMAC à Brazzaville : les décisions qui changent tout

    23/01/2026

    CAN handball Rwanda 2026: sursaut des Diables-Rouges

    23/01/2026

    Sommet CEMAC à Brazzaville: ce qui a été décidé

    23/01/2026
    Articles Populaires

    Brazzaville : ce colloque qui remet Mgr Gassongo au centre

    23/01/2026

    FCFA en Afrique centrale : la BEAC coupe court aux rumeurs

    22/01/2026

    Éducation au Congo : ce que change la réforme adoptée

    22/01/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.