Installé le 16 septembre à la tête de la communauté urbaine de Gamboma, Alain Ndinga a fixé quatre priorités : assainissement, sécurité, économie locale et proximité. Retour sur la feuille de route du nouvel administrateur-maire de la cité des berges de la Nkéni.
Une intronisation conduite par la préfète de la Nkéni-Alima
La cérémonie s’est tenue le 16 septembre. C’est la préfète du département de la Nkéni-Alima, Alphonsine Akobé Opangana, qui a officiellement installé Alain Ndinga dans ses fonctions d’administrateur-maire de la communauté urbaine de Gamboma, chef-lieu du département.
Nommé récemment par décret présidentiel, le nouvel édile s’est adressé aux autorités départementales et à la population. « Non seulement je mesure pleinement l’honneur qui m’est fait, mais aussi et surtout la noblesse et l’ampleur de la responsabilité qui m’incombe », a-t-il reconnu.
Il a remercié les plus hautes autorités du pays, qui ont contribué à son élévation à ce poste. Le propos, mesuré, disait la solennité du moment autant que le poids d’une charge exercée sous le leadership de la préfète.
Assainissement et salubrité publique, priorité numéro un
Premier axe de la feuille de route : l’assainissement et la salubrité publique. L’ambition affichée est de garantir à la ville sa propreté et un environnement décent, pour le bien-être de tous les habitants de la communauté urbaine.
Sécurité : une alliance avec les forces de l’ordre et les chefs de quartiers
Deuxième priorité, la sécurité et la quiétude des citoyens. Alain Ndinga mise sur une collaboration étroite avec les forces de l’ordre et les chefs de quartiers pour « lutter sans relâche contre le banditisme urbain ».
L’objectif est de permettre à chaque habitant de circuler et d’entreprendre librement, en toute sérénité. « Nous renforcerons également le lien social entre les générations », a promis l’administrateur-maire, rattachant la question sécuritaire à un enjeu de cohésion.
La mention des chefs de quartiers n’est pas anodine. Ces relais de l’autorité locale forment, dans les villes congolaises, le premier maillon entre la mairie et les foyers, bien avant les services techniques.
Commerce et marchés, le moteur reconnu de Gamboma
Les deux derniers axes se répondent : le dynamisme économique et l’organisation des marchés d’un côté, la proximité et l’écoute de l’autre. Pour le nouvel édile, Gamboma ne vit que de son commerce.
« Ensemble, nous allons travailler à dynamiser notre ville et soutenir nos commerces. La mairie sera une maison ouverte à toutes et à tous », a-t-il rassuré, liant la vitalité marchande de la cité à l’accessibilité de l’institution.
L’organisation des marchés compte parmi les compétences les plus visibles d’une communauté urbaine. Elle touche aux recettes de la collectivité, à la circulation dans la ville et aux conditions de travail des commerçantes et des commerçants.
« Recevez-moi les bras ouverts » : l’appel lancé aux habitants
S’adressant à la population, y compris à ceux qu’il appelle les « vénérables anciens, dépositaires de la sagesse millénaire », Alain Ndinga a demandé les clés de la ville par une formule volontairement répétée.
« Votre administrateur-maire, donc votre serviteur, est là devant vous. Recevez-moi. Recevez-moi les bras ouverts. Recevez-moi les cœurs ouverts, les esprits ouverts. Je suis des vôtres », a-t-il lancé devant l’assistance réunie pour l’intronisation.
Sans l’implication et la « complicité » des habitants, a-t-il prévenu, un administrateur-maire ne saurait « opérer des miracles » pour rendre à la cité des berges de la Nkéni « son lustre et son éclat ».
Comptant sur l’appui des services déconcentrés de l’État, il a rappelé la nécessité, pour chaque acteur, de contribuer à « l’accélération de la marche vers le développement » à l’échelle de la communauté urbaine.
Un cadre de la territoriale formé à l’aménagement du territoire
Né le 4 octobre 1979 à Katsoko, dans le district d’Owando, Alain Ndinga est administrateur des SAF, de 7e échelon. Il est entré dans la Fonction publique en 2002, au ministère de la Communication.
Affecté en janvier 2003 à la Direction générale de la télévision nationale congolaise, il décroche la même année une licence en géographie, option Aménagement du territoire, à l’Université Marien-Ngouabi.
Ce diplôme lui ouvre, à partir de 2008, la voie de la Direction générale des affaires électorales, où il est chef de bureau de la carte électorale jusqu’en 2016. Il devient alors directeur départemental des Affaires électorales de la Lékoumou.
Depuis 2020, il assumait les mêmes fonctions à Brazzaville. Il a aussi assuré l’intérim du directeur départemental des collectivités locales de la capitale entre 2024 et 2025, une expérience directement utile à sa nouvelle affectation.
Président de la Commission locale électorale de l’Île Mbamou lors de l’élection présidentielle de mars 2026, il arrive à Gamboma avec un profil de gestionnaire rompu aux rouages de l’administration territoriale.
Sa notice biographique résume ce parcours : de 2002 à 2026, « plus de deux décennies au service de l’administration publique », marquées par « la formation continue, la mobilité professionnelle et l’exercice des responsabilités croissantes ».
Rigueur et service public : la méthode annoncée à la mairie
Aux agents de la mairie, le nouveau responsable a demandé le culte du travail bien fait, dans la rigueur, la discipline et la responsabilité, conformément aux textes en vigueur.
Lui-même s’est engagé à donner le meilleur de lui-même, avec loyauté, dévouement et intégrité, dans le strict respect des lois et règlements de la République, en mettant son expertise de cadre de l’administration du territoire au service de la ville.
Pour lui, la raison d’être d’une mairie tient en peu de mots : accomplir le service public avec efficacité et efficience, pour la satisfaction de l’intérêt général. Il promet une municipalité accessible, humaine et à l’écoute des préoccupations quotidiennes.
Reste à traduire ces engagements en actes. Alain Ndinga dit vouloir écrire une nouvelle page de l’histoire de Gam-city ; ses administrés jugeront sur la propreté des rues, la tranquillité des quartiers et l’animation des marchés.
