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    Économie

    Marchés publics : réforme en profondeur au Congo

    Publié par Jean Dupont28/08/2025
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    Un chantier stratégique pour la gouvernance économique

    Le vaste atelier organisé fin août à Brazzaville marque une étape clé dans la modernisation de la passation des marchés publics. Ministères, secteur privé et société civile ont, deux journées durant, discuté d’un même objectif : doter le Congo d’un outil fiable favorisant une gestion rigoureuse des ressources nationales.

    Présidée par le conseiller économique Antoine Ngakosso, cette rencontre s’inscrit dans le Programme accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes, plus connu sous l’acronyme Pagir. Le dispositif, soutenu par la Banque mondiale, ambitionne de rendre chaque franc public traçable et chaque contrat plus compétitif.

    Une matrice d’indicateurs au cœur de l’évaluation

    Au centre des travaux figurait la matrice des indicateurs MAPS, méthodologie internationale de référence. Conçue par des experts congolais, cette grille de lecture recense les critères permettant de mesurer la performance du système : délais de procédure, diversité des soumissionnaires, conformité réglementaire ou encore niveau de digitalisation.

    Sa validation nationale était indispensable avant son examen par le secrétariat international. « Nous avons privilégié une approche participative afin que chaque acteur se reconnaisse dans l’outil », explique un cadre de l’ARMP. Selon lui, cet ancrage local garantit que les recommandations futures seront pragmatiques et applicables.

    Les quatre piliers du modèle congolais

    La matrice s’appuie sur quatre composantes interdépendantes. Le premier pilier porte sur le cadre législatif, révisé en 2019, qui clarifie les seuils, les modes de passation et les voies de recours. Ce socle juridique vise à réduire l’incertitude et à sécuriser les investisseurs nationaux ou étrangers.

    Le second axe, institutionnel, concerne la capacité des entités publiques à gérer les marchés. Il englobe la formation du personnel, la disponibilité des manuels opérationnels et la coordination entre ordonnateurs. Les participants ont souligné l’importance de cellules dédiées, dotées de moyens stables pour suivre chaque étape.

    Le troisième pilier examine les pratiques d’acquisition sur le terrain. Des progrès sont déjà visibles avec l’usage grandissant de la plateforme SIGFIP, permettant de publier appels d’offres et résultats. Toutefois, l’atelier recommande d’étendre l’outil aux collectivités pour couvrir l’intégralité de la dépense publique.

    Enfin, le quatrième pilier privilégie la responsabilité, l’intégrité et la transparence. L’autorité de régulation s’est engagée à renforcer les mécanismes d’audit a posteriori et à mettre en ligne un registre détaillé des contrats. L’objectif est de permettre au citoyen de contrôler l’usage des deniers.

    Transparence et intégrité : des garanties renforcées

    Les représentants de la société civile présents, dont l’Observatoire congolais de la dépense publique, ont salué la volonté d’ouverture. « Nous disposerons enfin d’indicateurs partagés pour objectiver le débat sur l’efficacité des contrats », estime un porte-parole. Ces signaux encouragent la confiance des bailleurs et des contribuables.

    L’intégrité passe également par la prévention des conflits d’intérêts. Un registre des bénéficiaires effectifs, actuellement en préparation, permettra de vérifier la composition réelle des entreprises attributaires. « Cet outil fermera la porte aux sociétés écrans », prédit un expert du secteur privé qui a participé aux discussions.

    Le rôle moteur du Pagir et de ses partenaires

    Financé à hauteur de 80 millions de dollars, le Pagir mise sur l’accompagnement technique plutôt que sur les injonctions. La Banque mondiale fournit des sessions de coaching, tandis que l’ARMP joue le rôle de chef d’orchestre local. Cette coalition devrait accélérer le transfert de bonnes pratiques.

    Les ministères sectoriels ont, pour la première fois, présenté des retours d’expérience chiffrés. Le ministère des Travaux publics note une baisse de dix jours du délai moyen d’attribution grâce à la standardisation. De son côté, l’Économie forestière signale une hausse de la participation des PME locales.

    Pour pérenniser ces acquis, une enveloppe est réservée au renforcement des compétences. Une centaine d’agents suivront des formations certifiantes sur la négociation et le contrôle qualité. À moyen terme, le pays projette de créer un institut public dédié à la commande, inspiré de modèles observés au Rwanda.

    Prochaines étapes et attentes des acteurs

    La feuille de route validée prévoit un audit indépendant l’an prochain, suivi d’une mise à jour législative si nécessaire. Les autorités envisagent aussi de rendre obligatoire la publication des contrats supérieurs à un milliard de francs CFA dans un délai de trois jours après signature.

    Dans l’intervalle, un comité de suivi trimestriel mesurera l’avancement des indicateurs clés et publiera un tableau de bord accessible au public. « Il s’agit d’asseoir une culture de résultats mesurables », résume Antoine Ngakosso. Cette démarche rendra les réformes tangibles pour les citoyens et les entreprises.

    À l’issue de ces deux journées, le sentiment partagé est celui d’un cap nettement défini. Les participants s’accordent : la modernisation des marchés publics constitue l’un des leviers majeurs pour diversifier l’économie congolaise et renforcer la confiance dans les institutions, clef d’une croissance durable et inclusive.

    Les bailleurs internationaux observent également ces avancées avec intérêt. Selon une source proche de la Banque africaine de développement, la crédibilité accrue du système pourrait faciliter la mobilisation de financements concessionnels pour les infrastructures, conditionnée à des appels d’offres ouverts et à des rapports périodiques audités.

    ARMP Banque mondiale MAPS Marchés publics congolais Pagir
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