Contrôle parlementaire sur le numérique à Brazzaville
Brazzaville, 17 janvier 2026. Une délégation de la commission des affaires juridiques de l’Assemblée nationale a effectué, le 16 janvier, une visite de terrain à l’Agence de développement de l’économie numérique (Aden) et au Centre africain de recherche en intelligence artificielle (Caria).
L’objectif annoncé est de s’assurer du bon fonctionnement et de la viabilité de ces établissements publics créés, dans un contexte où le numérique prend une place croissante dans les services et les usages du quotidien, selon les informations rapportées par l’Agence congolaise d’information (ACI).
Après l’audition du ministre Léon Juste Ibombo
La descente s’inscrit dans la mission de contrôle de l’action gouvernementale menée par la commission. Elle intervient après l’audition du ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Léon Juste Ibombo, par les députés membres de cette commission (ACI).
À l’issue des échanges sur site, le député Juste Bernardin Gavet a indiqué que la visite avait permis de constater l’effectivité de l’existence de ces structures, un point important pour apprécier leur capacité à assurer les missions qui leur ont été confiées (ACI).
Aden : soutien aux startups et écosystème numérique
Sur le volet Aden, Juste Bernardin Gavet a salué la vision du gouvernement en matière de développement de l’économie numérique, en évoquant l’implémentation progressive des services numériques dans la vie quotidienne (ACI).
Le député a également insisté sur le rôle de l’Aden dans l’accompagnement des startups et, plus largement, dans la structuration de l’écosystème numérique. Dans son propos, il a présenté l’agence comme un levier pour faire émerger des solutions locales et encourager l’innovation (ACI).
Caria : projets jugés prometteurs, textes attendus
Au Centre africain de recherche en intelligence artificielle, la délégation a relevé l’existence de projets qualifiés de prometteurs, tout en notant des contraintes qui pèsent sur le déploiement de certaines actions, selon les éléments communiqués (ACI).
Parmi les difficultés citées figure l’absence de certains textes d’application. Pour les députés, ces textes restent déterminants pour asseoir la viabilité du Caria, sécuriser son fonctionnement et clarifier les modalités nécessaires à la mise en œuvre de ses missions (ACI).
Conditions de travail et points d’attention relevés
La visite a aussi mis en lumière des faiblesses à corriger. Juste Bernardin Gavet a évoqué la précarité des conditions de travail de cadres et agents de l’Aden, sujet jugé sensible pour la continuité des services et la performance de l’établissement (ACI).
Concernant le Caria, l’insuffisance des textes d’application nécessaires à sa viabilité a été citée comme un frein. Les responsables politiques présents ont, selon l’ACI, pris note de ces éléments dans la perspective d’un suivi institutionnel.
Plaidoyer annoncé pour renforcer la viabilité des structures
Juste Bernardin Gavet a déclaré vouloir poursuivre le plaidoyer afin que ces deux structures puissent remplir pleinement leur rôle. L’enjeu, a-t-il laissé entendre, est d’aider ces établissements publics à fonctionner de manière efficace et régulière (ACI).
Selon lui, l’objectif est aussi de soutenir le développement de l’écosystème numérique et de contribuer à positionner le Congo parmi les acteurs engagés dans l’économie numérique. Il a associé cette ambition à une exigence de résultats concrets et durables (ACI).
Ibombo : comprendre les enjeux, mobiliser les budgets
Intervenant après la visite, le ministre Léon Juste Ibombo a expliqué que l’exercice avait permis à la délégation de mieux comprendre les enjeux et les besoins du secteur numérique « dans un contexte de crise », selon les propos relayés par l’ACI.
Dans la même déclaration, le ministre a sollicité un soutien continu des parlementaires, notamment pour l’obtention des budgets nécessaires. Il a indiqué que ces moyens doivent permettre d’assurer le développement de l’économie numérique en République du Congo (ACI).
Entre suivi institutionnel et attentes du terrain
Au-delà des constats, la séquence illustre une interaction classique entre contrôle parlementaire et pilotage sectoriel. Pour les usagers comme pour les professionnels, l’attention se porte sur la capacité des structures publiques à tenir leurs promesses et à consolider leurs bases juridiques et opérationnelles.
La visite du 16 janvier fixe ainsi un cadre de suivi, où les questions de ressources, de textes d’application et de conditions de travail sont mises sur la table. Les prochains arbitrages attendus viseront à renforcer l’efficacité de l’Aden et du Caria (ACI).
