Éco-tourisme près de Pointe-Noire : un lancement à Yanga
Dimanche 18 janvier, la Fondation Lamba Belolo a officiellement lancé ses activités d’éco-tourisme lors d’une cérémonie organisée près du village Yanga, à environ 10 km de Madingo-Kayes, dans la zone de Pointe-Noire. Le démarrage a aussi marqué l’ouverture d’une réserve naturelle.
Dans l’élan de ce lancement, une campagne de planting a été amorcée sur le site. L’objectif affiché est de poser, dès les premières étapes, des gestes concrets en faveur de la restauration des espaces naturels et de la sensibilisation à la protection de l’environnement, au cœur du projet.
Fondation Lamba Belolo : tourisme durable et emplois locaux
La création de la Fondation Lamba Belolo s’inscrit dans une idée simple, mais ambitieuse : mettre en avant le potentiel du tourisme durable pour créer des emplois, soutenir les économies locales et contribuer à la diversification de l’économie nationale. Le projet associe conservation et développement.
Selon la Fondation, l’approche vise à relier la protection de la faune, la valorisation des sites naturels et l’implication des communautés riveraines. L’ambition est de proposer un modèle jugé vertueux, susceptible d’inspirer d’autres initiatives d’éco-tourisme à travers la République du Congo.
Cérémonie de lancement : présence du Premier ministre
Les activités ont été lancées en présence du Premier ministre, Chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, et de plusieurs personnalités. Pour les porteurs du projet, cette participation donne un signal d’intérêt pour les initiatives environnementales qui s’appuient sur des retombées économiques attendues.
Dans une prise de parole rapportée lors de l’événement, la présidente de la Fondation, Aurélie Makosso, a présenté la démarche comme une façon de conjuguer attractivité touristique et protection de la biodiversité, en misant sur des actions visibles et structurées autour d’un site identifié.
Aurélie Makosso défend une cohabitation homme-faune
Aurélie Makosso, présentée comme activiste engagée de la conservation et du co-développement touristique en République du Congo, explique que la Fondation incarne une vision « audacieuse et responsable » fondée sur une cohabitation harmonieuse entre l’homme et la faune.
Dans cette logique, le tourisme durable est décrit comme un levier de développement économique. L’idée est de faire du patrimoine naturel un atout, tout en évitant que la fréquentation touristique n’affaiblisse les écosystèmes, grâce à des règles, des pratiques et des aménagements pensés en amont.
Parc animalier et Cité des Grands Lacs : un modèle à tester
Parmi les orientations évoquées, la Fondation souhaite encourager un modèle de réconciliation entre les communautés locales et la faune sauvage. Un exemple cité consiste à implanter, à proximité immédiate du site touristique de la Cité des Grands Lacs, un parc animalier présenté comme un pôle d’attractivité.
Dans ce schéma, les animaux évolueraient dans un environnement sécurisé et respectueux de leur bien-être, avec l’objectif de favoriser une cohabitation équilibrée entre l’homme et la nature. L’argument avancé est de réduire les tensions traditionnellement associées à la conservation.
Secteur privé et tourisme durable : un signal pour le Congo
La Fondation estime que l’articulation entre espace de conservation et site touristique illustre une possibilité : le développement du tourisme peut aussi provenir du secteur privé, à condition d’être porté par une vision jugée claire, responsable et structurée. La démarche se veut démonstrative.
Dans les échanges autour du lancement, l’initiative est présentée comme une manière de faire converger intérêts écologiques et retombées locales. Les promoteurs mettent en avant l’idée que la protection de la biodiversité peut aller de pair avec des activités génératrices de revenus.
Appui de l’État demandé pour accélérer l’impact
S’inscrivant dans la vision du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, qui encourage les Congolais à devenir des acteurs du développement dans des secteurs à fort potentiel, notamment le tourisme durable et l’environnement, Aurélie Makosso a exprimé une demande d’accompagnement.
La présidente de la Fondation sollicite un appui institutionnel, technique et financier de l’État afin d’aider la Fondation Lamba Belolo à renforcer sa contribution à la croissance économique et à l’emploi des jeunes. Les porteurs du projet veulent consolider les bases dès la phase de démarrage.
