Close Menu
    Articles les plus lus

    Sommet CEMAC à Brazzaville : les décisions qui changent tout

    23/01/2026

    CAN handball Rwanda 2026: sursaut des Diables-Rouges

    23/01/2026

    Sommet CEMAC à Brazzaville: ce qui a été décidé

    23/01/2026
    Facebook X (Twitter) TikTok YouTube
    En direct depuis Brazzaville :
    • Sommet CEMAC à Brazzaville : les décisions qui changent tout
    • CAN handball Rwanda 2026: sursaut des Diables-Rouges
    • Sommet CEMAC à Brazzaville: ce qui a été décidé
    • Brazzaville : ce colloque qui remet Mgr Gassongo au centre
    • FCFA en Afrique centrale : la BEAC coupe court aux rumeurs
    • Éducation au Congo : ce que change la réforme adoptée
    • Pointe-Noire : ces stages gratuits de foot qui changent tout
    • Obenga dévoile son livre choc sur le nilo-atlantique
    YouTube Facebook X (Twitter) TikTok
    brazza-24.combrazza-24.com
    Demo
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza-24.combrazza-24.com
    Accueil»Éducation»Violences scolaires: un atelier secoue Gampo Olilou
    Éducation

    Violences scolaires: un atelier secoue Gampo Olilou

    Publié par Arlette Mbenga03/12/2025
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Un atelier interactif pour briser le silence

    Dans les salles colorées du Complexe scolaire Révolution-Gampo Olilou, à Brazzaville, près de trois cents collégiens ont mis de côté manuels et cahiers pour discuter ouvertement des violences basées sur le genre, un sujet souvent tû dans les couloirs des établissements.

    À l’initiative de l’association Iminou, dirigée par la dynamique Bel-ange Massouemé, l’atelier du 2 décembre visait à outiller les adolescents pour reconnaître, prévenir et signaler les actes qui mettent en péril leur sécurité psychologique ou physique.

    Comprendre les formes de violences scolaires

    Le facilitateur Chadhy Nzila Kety a d’abord posé les bases : violences verbales, physiques, sexuelles ou numériques relèvent toutes d’un même continuum nourri par l’abus de pouvoir et l’inégalité de genre. Pour chaque type, il a décrit des exemples concrets tirés du quotidien des élèves.

    Selon lui, la pauvreté, la déchéance morale de certains encadreurs, l’usage d’alcool et l’insuffisance de dispositifs de sécurité constituent un terreau favorable aux agressions. « Comprendre ces racines aide à ne plus banaliser les incidents », a-t-il martelé, déclenchant de nombreux hochements de tête.

    Focus sur la santé reproductive des adolescentes

    L’atelier ne s’est pas limité à la dénonciation. Une séance pédagogique sur la puberté, la santé menstruelle et la gestion du stress a répondu à des questions souvent murmurées entre camarades.

    « Nous devons briser les tabous pour que chaque jeune fille garde confiance même durant ses règles », a insisté Bel-ange Massouemé. Des démonstrations pratiques sur l’usage des protections réutilisables ont retenu l’attention, témoignant d’un besoin criant d’informations adaptées.

    Des chiffres qui bousculent les consciences

    Pour ancrer le débat dans la réalité congolaise, la présidente d’Iminou a évoqué l’enquête menée par l’Unicef en 2009 : 73 % des élèves déclaraient avoir subi des violences verbales ou psychologiques et près d’un tiers des agressions sexuelles.

    Ces pourcentages, a-t-elle rappelé, reflètent autant d’histoires d’enfants traumatisés que de familles désarmées. Les élèves présents ont réagi avec stupeur, certains confiant à voix basse connaître des victimes parmi leurs proches.

    Dans le sillage des 16 jours d’activisme

    La rencontre intervient au tout début de la campagne internationale des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, officiellement lancée à Brazzaville par le secrétaire exécutif du Conseil consultatif de la jeunesse, Michrist Kaba Mboko.

    Pour le responsable, ces seize jours ne suffisent pas. « L’école doit rester un espace d’instruction sain, pas un terrain de règlement de comptes », a-t-il déclaré, assurant que son institution travaille avec les autorités compétentes pour renforcer la discipline et la surveillance.

    Écoute et accompagnement au cœur de la stratégie

    Au-delà de la sensibilisation, l’association a présenté les canaux de signalement disponibles : numéros verts, permanence psychologique et clubs d’élèves ambassadeurs. Chadhy Nzila Kety a encouragé les participants à utiliser ces ressources « avant que la violence ne devienne la norme ».

    Des scénettes jouées par les élèves ont illustré le parcours d’une victime, depuis l’acte subi jusque l’accompagnement médical. L’émotion suscitée a consolidé l’idée qu’aucun élève ne doit rester isolé, quelle que soit la forme d’abus.

    Un rôle clé pour les enseignants et les parents

    Invités à l’atelier, plusieurs professeurs ont reconnu la nécessité de formations régulières sur la gestion des conflits et l’égalité de genre afin d’éviter des attitudes pouvant être perçues comme vexatoires.

    Un parent d’élève, M. Kouka, a salué l’initiative : « Nous apprenons à écouter nos enfants. S’ils se taisent, c’est souvent parce qu’ils anticipent notre incompréhension. » Les organisateurs envisagent désormais des séances dédiées aux familles.

    Perspectives pour un environnement scolaire sécurisant

    Iminou projette d’étendre le programme à d’autres écoles de Brazzaville puis aux départements. L’objectif est d’installer un réseau d’élèves référents capables de relayer l’information, mais aussi de bâtir des partenariats avec les services sociaux et la police.

    Le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation suit de près ces initiatives. Des discussions portent sur l’intégration d’un module obligatoire sur la prévention des violences dans le nouveau curriculum, annoncé pour la prochaine rentrée.

    Une jeunesse actrice de son propre bien-être

    Avant de regagner les salles de classe, les collégiens ont rédigé des engagements personnels, promettant de signaler toute situation suspecte, de respecter leurs camarades et de diffuser les connaissances acquises.

    À la sortie, Clémence, 14 ans, confiait avoir compris « qu’un geste déplacé n’est pas une plaisanterie mais une violence ». Son camarade Junior ajoutait : « Nous ne serons plus spectateurs ». Des paroles qui montrent l’impact immédiat d’une écoute inclusive.

    Chadhy Nzila Kety Gampo Olilou Iminou Michrist Kaba Mboko violences basées sur le genre
    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentCongo : feu vert aux importations de machettes et motos
    Article Suivant Brazzaville : la Charte du patient prend son envol

    Articles sur le même thème

    Éducation au Congo : ce que change la réforme adoptée

    22/01/2026

    Top écoles privées au Congo: le classement 2026 dévoilé

    21/01/2026

    Entrepreneuriat étudiant au Congo : la charte passe à l’action

    08/01/2026
    Événement
    Articles Récents

    Billets CAN 2025: ruée digitale avant le grand show

    13/10/202559

    Washington–Brazzaville : Françoise Joly relance un dialogue stratégique de confiance

    26/07/202539

    Bébés noirs : comment l’État sécurise et réinsère

    03/10/202526

    Brazzaville en deuil après le décès de Vichèle Mampouya

    28/10/202521
    Ne manquez pas
    Environnement

    Bilan 2025 : Françoise Joly, une diplomatie d’influence au service du repositionnement stratégique du Congo

    Publié par Sylvie Nkouka19/12/2025

    L’année 2025 s’impose comme l’une des plus denses de la diplomatie congolaise de la dernière…

    Congo-Russie : cap sur la protection des capitaux

    24/10/2025

    Budget-programme CEMAC : Brazzaville dans la lumière

    23/10/2025

    Congo-Chine : coulisses d’un partenariat stratégique

    01/09/2025
    Abonnez-vous
    • Facebook
    • Twitter
    • YouTube
    • TikTok
    Informations
    Informations

    Brazza-24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    Facebook X (Twitter) YouTube TikTok RSS
    Choix de la Rédaction

    Sommet CEMAC à Brazzaville : les décisions qui changent tout

    23/01/2026

    CAN handball Rwanda 2026: sursaut des Diables-Rouges

    23/01/2026

    Sommet CEMAC à Brazzaville: ce qui a été décidé

    23/01/2026
    Articles Populaires

    Brazzaville : ce colloque qui remet Mgr Gassongo au centre

    23/01/2026

    FCFA en Afrique centrale : la BEAC coupe court aux rumeurs

    22/01/2026

    Éducation au Congo : ce que change la réforme adoptée

    22/01/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.