Finale CAN 2025 : Sénégal–Maroc le 18 janvier
La Coupe d’Afrique des nations TotalEnergies 2025 se termine avec une affiche attendue : Sénégal–Maroc, programmée le 18 janvier. Autour de cette finale, le sponsor officiel de la compétition, 1xBet, met en avant une approche de pari « responsable » dans sa communication.
Au-delà de l’aspect promotionnel, le match promet un duel serré entre deux sélections au vécu différent dans la compétition. D’un côté, un Sénégal habitué aux grands rendez-vous récents. De l’autre, un Maroc qui retrouve la finale après une longue attente.
Sénégal : une régularité rare dans l’histoire récente
Le Sénégal atteint la finale pour la troisième fois sur les quatre dernières éditions, signe d’une présence constante au plus haut niveau. Les « Lions de la Téranga » ont perdu en 2019 contre l’Algérie, avant de s’imposer en 2022 face à l’Égypte aux tirs au but.
Le parcours sénégalais rappelle aussi la finale de 2002, conclue par une défaite aux tirs au but contre le Cameroun. Dans ce tournoi, l’équipe met en avant une série d’invincibilité annoncée à 17 matches en phase CAN, un indicateur de solidité collective (selon les éléments fournis).
Maroc : retour en finale et ambition d’un nouveau sacre
Le Maroc arrive avec un statut particulier : celui d’une sélection africaine qui avait marqué les esprits en 2022 en atteignant le dernier carré de la Coupe du monde, une performance présentée comme un record continental. Cette aura internationale nourrit naturellement des attentes élevées.
Mais à la CAN, les « Lions de l’Atlas » n’avaient plus joué une finale depuis 2004, et leur unique sacre est daté de 1976. Le rendez-vous du 18 janvier est donc aussi une occasion de refermer une longue parenthèse, avec l’envie de renouer avec l’histoire.
Statistiques avant la finale : des bilans proches, des chemins différents
Sur la route de la finale, les deux équipes affichent un bilan jugé comparable : cinq victoires et un match nul chacune. La ressemblance des chiffres ne dit toutefois pas tout, car la physionomie des rencontres a pu peser différemment sur les organismes et sur la gestion des matches.
Le Sénégal, par exemple, n’a pas réussi à s’imposer en phase de poules face à la RD Congo, dans un match présenté comme sans nécessité absolue de résultat. Le Maroc, lui, sort d’une demi-finale décrite comme très intense : 120 minutes puis séance de tirs au but face au Nigeria.
Valeur des effectifs : un duel au sommet selon Transfermarkt
Fait relevé dans les informations disponibles : le Sénégal et le Maroc seraient les deux équipes les plus « chères » de la CAN 2025 selon Transfermarkt. Cette donnée de marché ne garantit rien sur un match unique, mais elle illustre la densité de joueurs de haut niveau des deux côtés.
Pour le public, cela renforce l’intérêt d’une finale annoncée comme équilibrée, où les détails tactiques, la fraîcheur et la discipline pourraient faire la différence. Dans une finale, le statut ne suffit pas : l’exécution et la gestion de la pression comptent souvent davantage.
Effectifs : absences, profondeur et rôles clés
Le Maroc doit composer sans Azzedine Ounahi, annoncé blessé avant même les barrages. Le texte insiste cependant sur la profondeur de l’effectif marocain, capable de compenser cette absence sans bouleverser l’équilibre général de l’équipe, notamment sur la durée d’une compétition.
Côté Sénégal, deux forfaits pèsent pour cette finale : Kalidou Koulibaly et Habib Diarra, suspendus. Même si leurs performances n’auraient pas été parmi les mieux notées, Koulibaly est décrit comme le capitaine et le pilier défensif, tandis que Diarra s’était imposé comme un titulaire important lors des barrages.
Scénario tactique : prudence, possession et moments décisifs
Les matches du Final Four sont décrits comme très prudents, et la finale pourrait accentuer cette tendance. Dans ce type de rendez-vous, l’enjeu crée souvent un rapport au risque plus conservateur, au point de réduire le nombre d’occasions nettes et de valoriser les coups de génie isolés.
Les deux sélections aiment contrôler le ballon. Toutefois, pour le Sénégal, la possession peut être qualifiée de stérile. Le texte souligne qu’en demi-finale, une frappe lointaine de Sadio Mané aurait été décisive, Mané étant crédité de 2 buts et 3 passes sur le tournoi.
Le Maroc n’aurait concédé qu’un seul but, un signe d’organisation. Même contre le Nigeria, présenté comme la meilleure attaque de la CAN 2025, l’équipe n’aurait pas verrouillé de manière « béton » et aurait connu des pertes de balle. Le placement offensif est également décrit comme perfectible.
Brahim Díaz, El Kaabi : attentes et rendement dans le tournoi
Sur le plan offensif, un nom revient : Brahim Díaz, auteur de cinq des neuf buts des hôtes selon les informations fournies. Mais face au Nigeria, son rendement est jugé insuffisant, ce qui alimente l’idée d’une attaque parfois dépendante de séquences bien précises plutôt que d’un flux constant d’occasions.
Ayoub El Kaabi, crédité de trois buts, est décrit comme ayant eu une contribution décisive en barrages avec une passe pour Ismael Saibari en quarts de finale. Ces éléments suggèrent un Maroc capable de marquer, mais dont l’efficacité pourrait tenir à quelques actions ciblées.
Duel de gardiens : Bounou–Mendy, un facteur majeur
Un point fait consensus dans les éléments transmis : les deux finalistes disposent de gardiens de but d’élite. Yassine Bounou et Édouard Mendy seraient tous deux capables de concéder moins de buts que ce que laissent prévoir les occasions adverses mesurées par les xG.
Dans une finale potentiellement fermée, un arrêt sur une situation isolée, une sortie aérienne ou une lecture de penalty peut basculer l’histoire. Ce duel des derniers remparts pourrait donc compter autant que la qualité des milieux ou la justesse des attaquants.
Statistique marquante : l’avantage des pays hôtes en finale
Autre « fait intéressant » cité : l’équipe hôte de la CAN aurait remporté 12 finales sur 15, dont les trois dernières. La statistique est présentée comme un argument en faveur du Maroc, dans la mesure où le Maroc est identifié comme pays hôte dans les informations fournies.
Reste que les séries, en football, ne font pas le score à elles seules. Elles pèsent plutôt sur l’ambiance et sur la dynamique psychologique. Face à un Sénégal habitué aux finales, l’enjeu sera aussi d’imposer son tempo et de gérer les temps faibles sans se découvrir.
Tendances des cotes : un Maroc légèrement favori
Les cotes mentionnées donnent une indication sur les tendances : victoire Sénégal à 3,565, nul à 3,155, victoire Maroc à 2,363. Pour le vainqueur final, le Sénégal est coté à 2,19 et le Maroc à 1,6, ce qui traduit un avantage théorique côté marocain.
Ces chiffres restent un outil de lecture plutôt qu’une certitude sportive. À ce niveau, une suspension, un fait de match ou une séance de tirs au but peut renverser toute prévision. La finale du 18 janvier s’annonce ainsi comme un duel de nerfs et de détails.
Ce qu’il faut retenir avant le coup d’envoi
Entre la régularité sénégalaise sur plusieurs éditions, la profondeur marocaine malgré une blessure, et la présence de gardiens de très haut niveau, le match semble se dessiner sur une ligne fine. Les absences côté Sénégal ajoutent un enjeu de réorganisation, surtout derrière.
Si la prudence domine, le titre pourrait se jouer sur un éclair individuel, un coup de pied arrêté ou une décision en prolongation. Dans tous les cas, cette finale Sénégal–Maroc a les ingrédients d’un grand rendez-vous africain, suivi bien au-delà du continent.
