Vingt-quatre heures ont suffi. Promu général de brigade la veille, Gildas Olangué a été officiellement installé le 25 septembre à Brazzaville comme commandant de la Gendarmerie nationale. Il succède au général Gervais Akouangué.
La cérémonie a été conduite par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Jean Olessongo Ondaye, devant le haut commandement des forces de sécurité territoriale et les autorités politico-administratives, rapporte Vox Congo.
Des étoiles d’abord, le commandement ensuite
Tout a commencé le 24 septembre. Au cours d’une prise d’armes à Brazzaville, le président de la République, chef suprême des armées, Denis Sassou N’Guesso, a fait porter les insignes de général de brigade à deux colonels-majors : Gildas Olangué et Aimé Fred Auvrey Nianga (ACI).
Les décrets de nomination des deux officiers ont alors été lus par le directeur général de l’administration et des ressources humaines du ministère de l’Intérieur, le colonel Didas Sabin Olesongo, précise l’Agence congolaise d’information.
L’enchaînement a sa logique. La nouvelle étoile a précédé de vingt-quatre heures la prise de fonction effective, venant consacrer un officier déjà désigné pour prendre la tête de la gendarmerie.
Une formule solennelle devant les unités
Le moment fort de l’installation reste la déclaration prononcée par le ministre à l’adresse des troupes : « Officiers, gradés et gendarmes, à compter de ce jour, vous reconnaîtrez comme commandant de la Gendarmerie nationale et comme votre chef, le général de brigade Gildas Olangué ».
Jean Olessongo Ondaye a ensuite appelé les personnels à l’obéissance pour « l’intérêt du service, l’exécution des règlements en vigueur, l’observation des lois de la République ». Une manière de rappeler que la chaîne de commandement change de titulaire, pas de règles.
Le décret du 17 août et la relève d’Akouangué
Sur le plan administratif, la nomination n’était pas une surprise. Le directeur général de l’administration et des ressources humaines a donné lecture d’un décret daté du 17 août 2026, qui confirme Gildas Olangué au poste de commandant de la Gendarmerie nationale (Vox Congo).
Plus d’un mois s’est donc écoulé entre la signature du texte et l’installation officielle. Le nouveau patron prend la suite du général Gervais Akouangué, dont les sources consultées ne précisent pas la future affectation.
Un parcours commencé chez les enfants de troupe
Selon Vox Congo, Gildas Olangué est un ancien enfant de troupe de la promotion Victor Fiantou. Il a intégré les Forces armées congolaises en 1988, puis a suivi de 1991 à 1993 la formation d’officier à l’Académie militaire Marien-Ngouabi de Brazzaville, dont il est sorti sous-lieutenant.
Sa formation ne s’est pas limitée au pays. L’officier a approfondi ses compétences stratégiques et opérationnelles à l’étranger, notamment à l’École de guerre du Cameroun et en France, des passages que mentionnent aussi l’ACI et l’ADIAC.
Kouilou, Pool, Brazzaville : l’expérience du terrain
C’est toutefois sur le territoire national que sa carrière s’est surtout construite. Il a dirigé plusieurs régions de gendarmerie, parmi lesquelles le Kouilou, le Pool et Brazzaville, trois commandements cités par l’ensemble des sources.
Dans la capitale, Vox Congo lui attribue la coordination de la sécurisation de la ville pendant plusieurs années. Il a par ailleurs pris part à diverses opérations nationales et internationales, dont des missions de maintien de la paix et de sécurité.
Moderniser, former, protéger : la feuille de route
À peine installé, le général a fixé trois orientations : moderniser la gendarmerie, maximiser la formation du personnel et renforcer la protection des populations. Des axes qui touchent autant l’outil institutionnel que la relation quotidienne entre gendarmes et citoyens.
Les sources consultées ne détaillent toutefois ni calendrier, ni moyens, ni mesures concrètes associées à ces engagements. Leur traduction sur le terrain, à Brazzaville comme dans les départements, reste donc à suivre.
Du volley-ball au judo, un profil atypique
Le portrait dressé par Vox Congo dépasse le seul cadre militaire. Le nouveau commandant est un ancien volleyeur professionnel des Diables Rouges et pratique le judo et le karaté. Il est marié et père de cinq enfants.
Nianga, l’autre général du 24 septembre
Promu le même jour, le général Aimé Fred Auvrey Nianga commande depuis le 13 juin 2026 la Zone militaire de défense n°1, à Pointe-Noire. Il a notamment été chef d’état-major par intérim de la Garde républicaine, directeur des opérations et commandant de bataillon d’appui (ADIAC).
Il a intégré les Forces armées congolaises en 1988 et appartient, selon l’ACI, à la première promotion des cadres de la Force publique formée à l’Académie militaire Marien-Ngouabi, entre 1991 et 1993.
Une gendarmerie sous un nouveau commandement
Entre la promotion du 24 septembre et l’installation du lendemain, la séquence aura été rapide et très codifiée. Pour la Gendarmerie nationale, elle ouvre une nouvelle page, désormais placée sous l’autorité du général de brigade Gildas Olangué.
