Deux jours après la reprise des cours, le ministre de l’Assainissement urbain a mis la main au balai dans trois écoles primaires de Brazzaville. Latrines réhabilitées, caniveaux nettoyés, appel aux familles : l’opération se veut le point de départ d’une mobilisation plus large.
Une opération lancée au premier samedi de la rentrée
Le samedi 3 octobre, Juste Désiré Mondélé, ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, a officiellement lancé à Brazzaville une opération spéciale d’assainissement des établissements scolaires. Le calendrier n’a rien d’anodin : les classes avaient rouvert leurs portes deux jours plus tôt seulement.
Cette date correspondait aussi au premier samedi du mois. L’initiative prend la forme d’une campagne de mobilisation au double objectif : assainir les établissements scolaires et réhabiliter leurs latrines, un équipement de base dans la vie quotidienne de n’importe quelle école.
Le ministre évoque une démarche concertée. « Avec mes collègues de l’enseignement général et technique, nous avons pensé qu’il fallait créer une synergie pour appuyer, en ce premier samedi de la rentrée scolaire, certains établissements scolaires en matière d’assainissement », a-t-il expliqué.
Mfilou, Poto-Poto, Ouenzé : trois écoles au programme
La tournée a conduit la délégation dans trois établissements primaires de la capitale. Première étape : l’école primaire de Mayindou, dans le 7e arrondissement, Mfilou. Venait ensuite l’école primaire Pierre-Nzoko, dans le 3e arrondissement, Poto-Poto, avant l’école primaire Massamba-Raphaël, à Ouenzé.
À chaque arrêt, le ministre a été accueilli par les administrateurs-maires des arrondissements concernés et par les responsables des écoles. Les équipes du ministère étaient accompagnées d’organisations non gouvernementales, qui ont elles aussi sillonné les trois sites.
Balai, déchets et caniveaux : la délégation à l’ouvrage
Loin d’une simple visite protocolaire, la délégation a mis la main à la pâte. Le ministre et ses collaborateurs ont participé au balayage, au ramassage des déchets et au désherbage. Les abords des écoles et les caniveaux ont également été nettoyés, tandis que les ordures étaient collectées puis évacuées.
Ces gestes, simples en apparence, portent un message. Pour le ministre, ils doivent encourager les apprenants, les parents d’élèves et le personnel enseignant à s’impliquer davantage dans l’entretien de leur cadre scolaire, afin que les enfants apprennent dans un environnement sain et adapté.
Des latrines réhabilitées remises aux écoles
Le temps fort de la tournée a été la remise symbolique des clés des sanitaires réhabilités aux responsables des établissements. Une visite des installations a suivi, l’occasion pour les directions d’écoles de parcourir les latrines remises en état.
L’hygiène en milieu scolaire est au cœur du discours ministériel. « Les enfants ont besoin d’être dans les meilleures conditions d’hygiène. Cela passe par ces gestes, par la participation des élèves eux-mêmes, mais aussi par l’implication de l’État et des institutions », a insisté Juste Désiré Mondélé.
Derrière cette opération ciblée se dessine une ambition plus vaste. Le gouvernement souhaite, selon le ministre, que « toutes les écoles et établissements soient dotés des systèmes sanitaires et des systèmes d’assainissement ». Les trois écoles visitées le 3 octobre ne constituent donc qu’une première étape.
Unicef, BAD et mairies : les partenaires de l’opération
L’État ne mène pas seul cette campagne. Le ministre a cité la collaboration avec l’Unicef et l’appui de la Banque africaine de développement (BAD). Les mairies et les collectivités locales sont également associées à la démarche, à l’image des administrateurs-maires présents à chaque étape.
Les informations disponibles ne précisent ni le coût des travaux ni la répartition des rôles entre ces partenaires. L’initiative est en revanche présentée comme le début d’une mobilisation appelée à se poursuivre dans plusieurs établissements scolaires, pour améliorer durablement leur environnement sanitaire et éducatif.
Parents et élèves appelés à s’impliquer
Partout où il est passé, Juste Désiré Mondélé a invité les parents d’élèves et les apprenants à participer activement à l’opération, notamment à l’entretien des installations. Une manière de rappeler que l’effort ne saurait reposer sur les seuls pouvoirs publics.
Le ministre a aussi convoqué la mémoire collective. Il a évoqué une époque où le nettoyage des écoles était vécu comme un moment de joie et de rencontre. La démarche entend précisément raviver cet esprit de mobilisation communautaire autour des établissements et de la valorisation des espaces scolaires.
Une rentrée scolaire sous le signe de la propreté
Pour les familles de Mfilou, de Poto-Poto et d’Ouenzé, l’opération tombe dans les tout premiers jours de classe, au moment où élèves et enseignants reprennent leurs habitudes. Le ministre a souhaité une rentrée placée sous le signe de la propreté et de la responsabilité collective.
Au terme de sa tournée, il a adressé à tous les élèves et enseignants du Congo ses vœux d’« une bonne rentrée scolaire et une rentrée scolaire propre ». Reste à voir comment la mobilisation annoncée se traduira dans les autres établissements concernés.
