Les réseaux de Brazzaville et de Pointe-Noire au cœur des échanges
À Brazzaville comme à Pointe-Noire, la continuité de la fourniture d’électricité concerne aussi bien les ménages que les administrations et les entreprises. Le 15 octobre, ce dossier figurait au menu d’une rencontre tenue dans la capitale entre le gouvernement et l’Agence française de développement (AFD).
Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, y a reçu une délégation de l’institution conduite par Antoine Chevalier, son directeur au Congo. Parmi les sujets abordés figuraient les perspectives de renforcement de la résilience des réseaux de distribution des deux principales villes du pays.
Une étude de faisabilité désormais achevée
C’est l’élément le plus tangible pour les usagers urbains. L’AFD a lancé une étude de faisabilité consacrée au renforcement de la résilience des réseaux de Brazzaville et de Pointe-Noire. Achevée, cette étude a été présentée au ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique.
Ses conclusions doivent contribuer à éclairer les orientations relatives aux futurs investissements dans les infrastructures de distribution électrique. Autrement dit, le document n’est pas encore un chantier, mais une base de travail destinée à guider les décisions à venir.
Ce que les usagers peuvent en attendre
L’objectif affiché est d’améliorer la fiabilité des installations électriques dans ces deux grands pôles urbains. Pour les foyers, les services publics et les entreprises, l’enjeu se résume à une fourniture de courant plus continue.
Le renforcement des infrastructures de distribution pourrait contribuer à limiter les perturbations et à mieux répondre à une demande en énergie qui va croissant. Le conditionnel reste toutefois de mise : aucun calendrier de réalisation ni nouvel engagement financier n’a été rendu public à l’issue de la rencontre.
L’AFD dans le sillage du Plan national de développement
La réunion s’inscrivait dans un cadre plus large. La délégation venait présenter au ministre les conclusions d’une mission de suivi des projets énergétiques financés par l’agence française. Menée pendant une semaine, cette mission visait aussi à examiner de nouvelles pistes d’intervention.
Yunfei Shan, responsable d’équipe projet au sein de la division Énergie de l’AFD, basée à Paris, y a pris part. Antoine Chevalier a, de son côté, rappelé la ligne de l’institution : « L’AFD au Congo soutient le financement du Plan national de développement 2022-2026, particulièrement les sujets énergétiques. »
Le directeur a insisté sur l’importance du dialogue avec le ministère, à la fois pour assurer le suivi des opérations en cours et pour préparer de futurs investissements. L’agence accompagne en outre le programme d’investissement de la société Énergie électrique du Congo (E²C), dont elle suit l’exécution.
La ligne Moukoukoulou-Mindouli, l’autre dossier sur la table
Les discussions ont également porté sur l’état d’avancement de la ligne de transport d’électricité reliant la centrale hydroélectrique de Moukoukoulou à Mindouli. Ce projet vise à renforcer les infrastructures de transport électrique et à améliorer l’acheminement du courant vers les zones desservies.
« Nous suivons avec grande attention ce projet afin qu’il atteigne ses objectifs le plus rapidement possible », a déclaré Antoine Chevalier. Pour Yunfei Shan, la réalisation de cette infrastructure représente un enjeu important pour l’amélioration de l’approvisionnement électrique, notamment dans la capitale congolaise.
« Toutes les parties prenantes de ce projet sont engagées à mettre en œuvre l’ensemble des mesures nécessaires pour amener à l’achèvement de ce projet au plus vite », a souligné Yunfei Shan.
Des réseaux urbains à suivre de près
Pour les habitants de Brazzaville et de Pointe-Noire, la rencontre du 15 octobre n’apporte donc pas de changement immédiat. Elle marque plutôt une étape : une étude remise au ministre, un partenaire qui réaffirme son engagement dans l’énergie et des décisions d’investissement qui restent à prendre.
La suite dépendra des orientations tirées des conclusions de l’étude. Faute de calendrier et de montant annoncés, les usagers ne disposent pas encore d’horizon précis pour mesurer, au quotidien, l’effet de ce travail sur la fiabilité du courant.
