Réuni pour la première fois en assemblée générale le 13 octobre à Mpila, le comité des membres d’honneur du Parti congolais du travail (PCT) a adopté son règlement intérieur, son programme d’activités et son budget. Une étape qui marque le démarrage effectif de cette nouvelle instance du parti.
Une assemblée inaugurale au siège de Mpila
C’est au siège national du PCT, à Mpila, que s’est tenue cette assemblée générale inaugurale. Les membres du comité y ont adopté les trois textes appelés à encadrer leur fonctionnement interne.
Le règlement intérieur pose les règles de fonctionnement de la structure. Le programme d’activités et le budget portent, eux, sur le 4e trimestre 2026-2027. Le compte rendu des travaux ne détaille ni le contenu de ces textes ni le montant du budget.
Des textes adoptés dans la ligne du 6e congrès
Le président du comité, Lamyr Nguelé, a tenu à inscrire ces travaux dans la continuité du 6e congrès ordinaire du parti. À ses yeux, les documents approuvés doivent permettre aux membres d’accomplir la « prestigieuse mission » confiée à l’instance, tout en participant pleinement à la vie du PCT.
Il a surtout appelé à la mobilisation. « Nous ne pouvons réussir notre mission que par un engagement collectif », a-t-il lancé, invitant les membres à s’aligner sur les orientations de la direction politique nationale pour « prendre une part active aux batailles politiques qui pointent à l’horizon ».
Cohésion et discipline au cœur de la vie interne
Lamyr Nguelé a insisté sur les valeurs que le comité doit promouvoir en son sein : cohésion, discipline et travail. Ces principes doivent, selon lui, aider le PCT à atteindre ses objectifs et à relever les défis actuels comme futurs.
Il a rappelé que les membres d’honneur entendent contribuer, aux côtés des autres organes du parti, à la réalisation de son programme. Le comité se présente ainsi comme un rouage parmi d’autres de l’organisation.
Une instance consultative au rôle balisé
Pour le secrétaire permanent à l’organisation et à la mobilisation du PCT, Faustin Elenga, cette session marque le début effectif des activités du comité.
Sa création vise, a-t-il expliqué, à faire de l’expérience et de la mémoire de ceux qui ont exercé de hautes responsabilités au sein du parti et de l’État une ressource pour l’organisation.
Le comité a vocation à « formuler des avis et des suggestions » sur les questions qui lui sont soumises et sur celles touchant à la bonne marche des organes du parti et des institutions de l’État.
Faustin Elenga a toutefois posé une limite. L’instance ne doit pas se substituer aux organes dirigeants du parti ni aux institutions de la République. Sa contribution, a-t-il précisé, doit résider dans la qualité de ses avis et la portée de ses suggestions.
Transmettre aux nouvelles générations de militants
Le responsable a replacé cette session dans un contexte plus large. Le PCT poursuit la mise en œuvre des orientations de son 6e congrès ordinaire et adapte son fonctionnement aux exigences de la « nouvelle étape » de sa marche.
Dans ce cadre, l’expérience des membres d’honneur peut, selon lui, constituer un apport précieux à la réflexion collective. « L’expérience ne prend tout son sens que lorsqu’elle est mise au service du présent et de l’avenir », a-t-il souligné.
Il a confié au comité une mission de transmission auprès des nouvelles générations de militants et de responsables. La direction, a-t-il ajouté, attend « des réflexions responsables, des avis éclairés et des suggestions contributives », inspirés par l’intérêt supérieur du parti et de la République.
Un rôle encore à éprouver
Doté de ses textes, le comité des membres d’honneur dispose désormais d’un cadre pour fonctionner. Faustin Elenga a dit espérer que la diversité des parcours réunis en son sein en fasse un lieu utile de réflexion, de conseil et de contribution à la bonne marche du parti.
Reste à voir comment cette instance consultative s’articulera concrètement avec les organes dirigeants, au fil du programme qu’elle vient d’adopter.
