Un collège de la Bouenza à bout de souffle
À Mabombo, dans le département de la Bouenza, au sud du pays, le collège d’enseignement général (CEG) est en ruine. L’établissement lance un SOS et appelle les ressortissants de la localité, comme les pouvoirs publics, à se mobiliser pour le sauver.
Le constat dressé par la presse locale est sans détour : l’école semble aujourd’hui avoir davantage besoin d’un maçon que d’un inspecteur pédagogique. Une formule qui résume à elle seule l’ampleur du chantier.
Des bâtiments délabrés, un cadre d’apprentissage dégradé
Rongé par le temps et par le manque d’entretien, le CEG affiche un visage peu rassurant. Les bâtiments sont délabrés, les infrastructures dégradées. L’établissement donne l’impression d’avoir longtemps résisté sans jamais bénéficier de la moindre réhabilitation.
Pour les élèves, le défi dépasse désormais les équations, la grammaire ou les leçons d’histoire. Il s’agit d’abord de disposer d’un cadre d’apprentissage digne de ce nom. Difficile, en effet, de construire son avenir entre des murs qui peinent à tenir debout.
La question posée est simple : peut-on parler de réussite scolaire lorsque l’école elle-même semble avoir échoué à son examen de conservation ? Derrière l’ironie, l’inquiétude est bien réelle.
Ce dont le CEG de Mabombo a besoin
Le besoin premier n’est pas cosmétique. Il ne s’agit pas de donner un coup de peinture aux murs pour soigner les photographies, mais de restaurer durablement les infrastructures, afin d’offrir aux élèves et aux enseignants un environnement sécurisé et propice à l’apprentissage.
L’appel vise d’abord les fils et filles de Mabombo, où qu’ils se trouvent. Cadres, opérateurs économiques, élus, associations et bonnes volontés sont invités à contribuer à la réhabilitation de ce patrimoine éducatif, chacun apportant sa pierre à l’édifice, au propre comme au figuré.
Les autorités appelées à dresser un état des lieux
Les autorités compétentes sont, elles aussi, interpellées. Il leur est demandé de faire réaliser un état des lieux de l’établissement, puis d’envisager des solutions concrètes.
L’enjeu dépasse les murs du collège. L’éducation reste un investissement pour l’avenir, et abandonner un établissement scolaire à la dégradation revient à prendre le risque de compromettre les ambitions de toute une génération.
Une mobilisation attendue à Mabombo
Le CEG ne réclame pas une prouesse architecturale. Il demande simplement des bâtiments dignes de sa mission : former les femmes et les hommes de demain.
Les enfants de la contrée ont droit à une école digne de ce nom. Reste aux bonnes volontés à passer du tableau des intentions à celui des réalisations, pour que l’école ne s’écroule pas avant ceux qu’elle doit former.
