Close Menu
    Articles les plus lus

    Eau potable à Madingou : les puits ne suffisent plus

    31/10/2026

    Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé

    31/10/2026

    UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre

    30/10/2026
    En direct depuis Brazzaville :
    • Eau potable à Madingou : les puits ne suffisent plus
    • Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé
    • UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre
    • Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka
    • Malnutrition : ce que l’accord Congo-PAM change
    • Manifeste de Brazzaville : le Congo honoré à Verquin
    • Ligue 1 : la Fécofoot vise 18 clubs en format zonal
    • 3 minutes Santé : l’arme anti-rumeurs de l’OMS au Congo
    brazza-24.combrazza-24.com
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza-24.combrazza-24.com
    Accueil»Politique»Centrafrique : 500 fusils déposés, la paix annoncée ne tiendrait-elle qu’à un fil ?
    Politique

    Centrafrique : 500 fusils déposés, la paix annoncée ne tiendrait-elle qu’à un fil ?

    Publié par Solange Mavoungou24/06/2025
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Bambari, épicentre d’un désarmement hautement symbolique

    Sous un soleil cuisant, la cour du camp militaire de Bambari a vu défiler mi-août des silhouettes longtemps redoutées. Alignés, les 527 membres de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) ont remis fusils d’assaut, lance-roquettes et munitions aux autorités, en présence d’observateurs de la MINUSCA et de diplomates de l’Union africaine. « C’est l’un des plus importants regroupements d’armes depuis l’Accord de Khartoum de 2019 », s’est félicité le ministre de la Communication Maxime Balalou, insistant sur « la volonté de tourner la page de la partition militaire du territoire ».

    Le geste, s’il cristallise un espoir, s’inscrit dans une dynamique déjà amorcée par la signature du plan national Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR). Depuis 2018, près de 6 000 combattants ont, selon Bangui, rejoint ce programme. Pourtant, la fatigue logistique du gouvernement et le caractère monolithique de certains groupes rivaux relativisent l’effet d’annonce.

    Les arcanes d’un DDRR confronté aux réalités du terrain

    La mécanique DDRR repose sur un triptyque exigeant : sécurité, réinsertion économique et justice transitionnelle. Dans les faits, la promesse d’allocations temporaires ou d’une formation professionnelle se heurte à un Trésor public exsangue. L’Agence nationale chargée du programme témoigne d’un taux de réintégration durable inférieur à 40 %, reconnaissant « une fragilité résultant du manque de débouchés agricoles et urbains », tandis que la Banque mondiale conditionne son soutien financier à des audits réguliers.

    À ce déficit structurel s’ajoute la volatilité des alliances armées. À Besson, dans l’ouest, les heurts du mois dernier entre éléments du 3R et factions anti-balaka ont rappelé qu’un groupe désarmé ne neutralise pas mécaniquement ses adversaires. Selon une source onusienne, l’UPC demeurerait active dans certaines zones minières périphériques où la taxation illégale de l’or reste plus lucrative que l’abandon des armes.

    Influences régionales et jeu d’ombres des partenaires sécuritaires

    La consolidation de la paix centrafricaine ne dépend pas exclusivement des volontés internes. Le Tchad, le Soudan et la RDC, dont les frontières poreuses servent de couloirs logistiques, pèsent sur l’équation sécuritaire. La récente recrudescence de miliciens soudanais fuyant Darfour illustre la porosité d’un théâtre sahélo-équatorial où circulent armes, minerais et mercenaires.

    Parallèlement, l’engagement croissant de sociétés militaires privées russes, officiellement présentes pour former les forces armées centrafricaines (FACA), suscite des réserves occidentales. Un diplomate européen note que « leur influence contribue à rétablir l’autorité de l’État dans certaines préfectures, tout en nourrissant un ressentiment chez des groupes qui dénoncent un déséquilibre des appuis extérieurs ». L’ONU plaide pour une complémentarité plutôt qu’une concurrence entre ces différents soutiens.

    Crisis humanitaire persistante et diplomatie de la compassion

    Plus d’un quart des 6,1 millions de Centrafricains demeurent déplacés ou réfugiés. Les flambées de violence récentes ont aggravé l’insécurité alimentaire dans l’Ouham et la Vakaga, où les convois humanitaires sont fréquemment retardés. « Nous sommes face à un taux de malnutrition aiguë supérieur au seuil d’urgence de l’OMS », alerte Médecins Sans Frontières.

    Le gouvernement, conscient que la paix se juge aussi au frigo de chaque foyer, multiplie les plaidoyers auprès de l’Union européenne et de la Banque africaine de développement. Mais la compétition mondiale des crises – d’Ukraine à Gaza – raréfie l’attention internationale. Dans ce contexte, Bangui mise sur le narratif d’une transition irréversible vers la stabilité pour sécuriser les financements, quitte à l’exposer au soupçon d’optimisme excessif.

    Vers un contrat social renouvelé ou un énième sursis ?

    À l’aune des paramètres observés, la reddition de l’UPC constitue une avancée tactique plus que stratégique. Elle offre à l’exécutif une vitrine de succès, indispensable à l’approche des élections locales différées depuis 1988, mais ne saurait masquer l’urgence de réformes institutionnelles plus larges, notamment la décentralisation budgétaire et la modernisation de la justice militaire.

    Les diplomates régionaux convergent vers l’idée qu’une pacification durable passera par la création d’emplois et la restauration de l’autorité administrative dans les sous-préfectures. « Le désarmement donne un répit, pas un destin », résume un chercheur de l’ISS basé à Pretoria. Autrement dit, le dépôt de 500 fusils à Bambari ne signifiera véritablement la fin des conflits que si chaque ex-combattant trouve un chemin crédible vers l’économie formelle et si l’État se montre capable de protéger autrement que par la présence ponctuelle de forces alliées.

    En attendant, la Centrafrique reste suspendue à un équilibre fragile : celui d’une paix encore embryonnaire, mais suffisamment tangible pour ne pas être sacrifiée sur l’autel des agendas concurrents.

    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentAbuja arrose 1 700 milliards : la diplomatie du riz secoue l’Afrique de l’Ouest
    Article Suivant Côte d’Ivoire : le clair-obscur d’Alassane Ouattara face à 2025

    Articles sur le même thème

    Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé

    31/10/2026

    Club 2002-PUR : un 2e congrès extraordinaire en janvier

    22/10/2026

    UDH-Yuki : Brazzaville exige un congrès avant 2027

    18/10/2026
    Articles Récents

    Eau potable à Madingou : les puits ne suffisent plus

    31/10/20261

    Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé

    31/10/20261

    UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre

    30/10/20261

    Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka

    30/10/20261

    Malnutrition : ce que l’accord Congo-PAM change

    30/10/20262

    Manifeste de Brazzaville : le Congo honoré à Verquin

    29/10/20261

    Ligue 1 : la Fécofoot vise 18 clubs en format zonal

    29/10/20261

    3 minutes Santé : l’arme anti-rumeurs de l’OMS au Congo

    28/10/20262

    Football : l’académie Azingo tend la main aux 7-17 ans

    28/10/20262

    Handball : Madingou, Dolisie et Impfondo se réveillent

    28/10/20262
    Informations
    Informations

    Brazza-24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    RSS
    Choix de la Rédaction

    Eau potable à Madingou : les puits ne suffisent plus

    31/10/2026

    Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé

    31/10/2026

    UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre

    30/10/2026
    Articles Populaires

    Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka

    30/10/2026

    Malnutrition : ce que l’accord Congo-PAM change

    30/10/2026

    Manifeste de Brazzaville : le Congo honoré à Verquin

    29/10/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.