Un accord Congo-PAM centré sur les plus vulnérables
Le vendredi 23 octobre 2026, à Brazzaville, le ministre de la Santé et de la Population, le Pr Jean-Rosaire Ibara, et le représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) au Congo, Gon Myers, ont signé un mémorandum d’entente consacré à la nutrition et à la santé.
L’objectif affiché tient en une phrase : améliorer durablement la nutrition et la santé des populations, en ciblant d’abord les plus vulnérables. Reste la question qui intéresse les familles : sur quoi, concrètement, ce texte engage-t-il les deux partenaires ?
La malnutrition aiguë modérée en première ligne
Le cadre de coopération s’articule autour de quatre domaines prioritaires. Le premier touche directement les personnes déjà atteintes : la prise en charge de la malnutrition aiguë modérée. C’est le volet le plus tangible pour les ménages concernés.
Le deuxième axe porte sur le suivi des activités nutritionnelles. Moins visible, ce travail de suivi doit permettre de garder un œil sur ce qui est effectivement mené en matière de nutrition.
Épidémies et système de santé dans le viseur
Les deux derniers axes dépassent l’assiette. L’accord prévoit un appui à la gestion des épidémies ainsi que le renforcement du système de santé. L’ambition commune est d’agir en temps normal comme en période de crise, notamment face aux épidémies.
Gon Myers a lui-même dessiné ce périmètre élargi. « Qu’il s’agisse de lutter contre la malnutrition, de faire face aux épidémies comme le choléra et Ebola ou de répondre aux conséquences des chocs climatiques, notre responsabilité commune est de protéger les plus vulnérables », a-t-il déclaré.
Le PAM promet des résultats tangibles
Pour le représentant onusien, la signature « témoigne de notre volonté commune de renforcer davantage notre coopération au service des populations ». Le PAM entend continuer à mettre son expertise et ses capacités au service des priorités nationales, en lien avec le ministère de la Santé.
Le diplomate a également assuré que son institution s’engageait à traduire ce partenariat en actions concrètes et en résultats tangibles pour les populations. Une promesse qui fixe, de fait, le critère sur lequel l’accord sera jugé.
« La malnutrition n’est pas une fatalité »
Le Pr Jean-Rosaire Ibara a qualifié cette signature d’étape décisive dans la coopération entre le gouvernement et le PAM. « Ensemble, nous affirmons notre volonté de conjuguer nos efforts pour relever l’un des défis les plus cruciaux de notre époque : la lutte contre la malnutrition sous toutes ses formes », a-t-il affirmé.
En s’alliant au PAM, le Congo entend montrer que la malnutrition « n’est pas une fatalité ». Le ministre a invité à « transformer la volonté politique en énergie collective » et à faire de cette lutte « un combat partagé ».
Il s’est engagé à mobiliser ses services : « Je réaffirme la disponibilité de mon département ministériel à travailler étroitement avec l’équipe du PAM, afin de faire de ce mémorandum un modèle de partenariat durable et exemplaire ».
Ce que les populations attendent désormais
Les informations rendues publiques lors de la signature ne détaillent ni calendrier, ni enveloppe financière, ni zones d’intervention. Il est donc trop tôt pour mesurer l’effet du texte dans les centres de santé ou les quartiers.
Les deux signataires ont toutefois placé la barre eux-mêmes : des actions concrètes et des résultats visibles pour les plus vulnérables. C’est à cette aune que la portée réelle de ce mémorandum pourra être appréciée.
