Close Menu
    Articles les plus lus

    Eau potable à Madingou : les puits ne suffisent plus

    31/10/2026

    Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé

    31/10/2026

    UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre

    30/10/2026
    En direct depuis Brazzaville :
    • Eau potable à Madingou : les puits ne suffisent plus
    • Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé
    • UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre
    • Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka
    • Malnutrition : ce que l’accord Congo-PAM change
    • Manifeste de Brazzaville : le Congo honoré à Verquin
    • Ligue 1 : la Fécofoot vise 18 clubs en format zonal
    • 3 minutes Santé : l’arme anti-rumeurs de l’OMS au Congo
    brazza-24.combrazza-24.com
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza-24.combrazza-24.com
    Accueil»Économie»Crypto-actifs : Brazzaville débat de l’avenir financier
    Économie

    Crypto-actifs : Brazzaville débat de l’avenir financier

    Publié par Jean Dupont29/10/2025
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Brazzaville face à la révolution crypto

    Une centaine d’étudiants, de banquiers et de cadres publics se sont retrouvés le 28 octobre à Brazzaville pour interroger l’essor fulgurant des crypto-actifs, ces actifs numériques qui intriguent autant qu’ils fascinent le monde financier.

    Organisée par BT Intégral Consulting et As Conseil Management, la conférence-débat avait pour fil rouge l’interrogation suivante : l’innovation portée par la blockchain constitue-t-elle une chance pour l’économie congolaise ou un mirage volatil ?

    Face à un auditoire attentif, l’expert Gilles Morisson a rappelé que Bitcoin, fort d’une capitalisation proche de 2 000 milliards de dollars en février, domine toujours le marché, suivi par Ethereum et le XRP du groupe Ripple, respectivement estimés à 327 et 145 milliards.

    Ces chiffres vertigineux, a-t-il expliqué, traduisent l’appétit croissant des investisseurs internationaux mais ne font pas encore office de gage de stabilité, car la valeur d’un jeton évolue au gré d’une simple loi d’offre et de demande, sans filets de garantie publique.

    Crypto-actifs : définition et mécanismes

    Selon Morisson, un crypto-actif représente avant tout une ligne de code inscrite dans une blockchain, registre décentralisé que nul ne peut altérer sans l’accord des nœuds du réseau, d’où une transparence jugée précieuse par les partisans de cette technologie.

    Contrairement au franc CFA ou au dollar, poursuit-il, aucun État ni banque centrale n’est émetteur des jetons; l’utilisateur devient ainsi son propre dépositaire, une configuration qui redéfinit la notion même d’intermédiation et questionne le monopole bancaire traditionnel.

    Le professeur Hervé Diata, modérateur de la rencontre, a souligné que la valeur d’un bitcoin peut progresser ou décroître de 20 % en quelques heures, phénomène baptisé volatilité, exigeant des régulations souples mais réactives pour protéger les épargnants sans brider l’innovation.

    Quel potentiel pour l’économie congolaise ?

    Plusieurs intervenants ont rappelé que plus de 350 millions d’Africains restent exclus des services bancaires classiques; pour eux, un portefeuille numérique adossé à une simple connexion mobile pourrait représenter une porte d’entrée directe dans le commerce électronique et l’épargne sécurisée.

    Au Congo, l’adoption précoce du mobile-money offre déjà un terrain favorable, estime la responsable projets fintech d’une banque de la place; adosser ces usages à des crypto-actifs tokenisés en francs CFA, voire en biens réels, ouvrirait de nouveaux canaux de financement des PME.

    « Nous n’envisageons pas la disparition de la monnaie fiduciaire, mais une coexistence ordonnée », a temporisé Diata, rappelant que le plastique n’a pas effacé l’argent liquide; l’enjeu consiste à bâtir des passerelles fiables entre les portefeuilles numériques et les réseaux bancaires.

    Le débat a également abordé la question de la diaspora congolaise, souvent confrontée à des frais de transfert élevés; l’usage d’actifs numériques, compensés en temps réel, pourrait réduire ces coûts et injecter davantage de devises dans l’économie nationale.

    Volatilité, cybersécurité et cadre légal

    Les spécialistes ont néanmoins dressé la liste des risques: piratage de plateformes d’échange, blanchiment potentiel et absence de recours pour les utilisateurs oubliant leur clé privée; autant de défis qui imposent une collaboration étroite entre régulateurs, banques et opérateurs télécoms.

    Morisson a rappelé que plusieurs États africains expérimentent des cadres pilotes; le Nigeria a lancé l’eNaira, monnaie numérique de banque centrale, tandis que le Ghana teste l’eCedi; ces initiatives publiques pourraient inspirer la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.

    Au niveau national, la Commission de surveillance du marché financier d’Afrique centrale prépare déjà un guide sur les émetteurs de jetons utilitaires, signe que les autorités prennent la mesure d’un phénomène susceptible, à court terme, d’attirer l’épargne domestique vers des projets locaux.

    Vers une feuille de route concertée

    Pour franchir un cap, les participants ont proposé la création d’un laboratoire congolais de la blockchain, réunissant développeurs, banques, universités et institutions, afin de tester des cas d’usage concrets dans l’agriculture, la certification de titres fonciers ou la billetterie culturelle.

    Ils ont également suggéré d’inclure l’éducation financière au programme des universités et des lycées techniques; mieux informée, la jeunesse pourra distinguer une arnaque de pyramide de Ponzi d’un projet solide reposant sur un livre blanc et un code audité.

    La conférence s’est achevée sur l’annonce d’un séminaire de deux jours consacré à l’évolution du cadre macro-monétaire; les organisateurs espèrent ainsi transformer l’intérêt académique suscité à Brazzaville en feuilles de route opérationnelles pour tirer parti, de façon responsable, de la révolution crypto.

    blockchain Brazzaville crypto-actifs Gilles Morisson Hervé Diata
    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentOctobre rose : 10 km de solidarité à Brazzaville
    Article Suivant 80 milliards pour booster l’énergie et l’agro congolaises

    Articles sur le même thème

    Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé

    31/10/2026

    UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre

    30/10/2026

    Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka

    30/10/2026
    Articles Récents

    Eau potable à Madingou : les puits ne suffisent plus

    31/10/20261

    Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé

    31/10/20261

    UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre

    30/10/20261

    Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka

    30/10/20261

    Malnutrition : ce que l’accord Congo-PAM change

    30/10/20261

    Manifeste de Brazzaville : le Congo honoré à Verquin

    29/10/20261

    Ligue 1 : la Fécofoot vise 18 clubs en format zonal

    29/10/20261

    3 minutes Santé : l’arme anti-rumeurs de l’OMS au Congo

    28/10/20262

    Football : l’académie Azingo tend la main aux 7-17 ans

    28/10/20262

    Handball : Madingou, Dolisie et Impfondo se réveillent

    28/10/20262
    Informations
    Informations

    Brazza-24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    RSS
    Choix de la Rédaction

    Eau potable à Madingou : les puits ne suffisent plus

    31/10/2026

    Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé

    31/10/2026

    UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre

    30/10/2026
    Articles Populaires

    Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka

    30/10/2026

    Malnutrition : ce que l’accord Congo-PAM change

    30/10/2026

    Manifeste de Brazzaville : le Congo honoré à Verquin

    29/10/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.