Close Menu
    Articles les plus lus

    Eau potable à Madingou : les puits ne suffisent plus

    31/10/2026

    Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé

    31/10/2026

    UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre

    30/10/2026
    En direct depuis Brazzaville :
    • Eau potable à Madingou : les puits ne suffisent plus
    • Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé
    • UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre
    • Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka
    • Malnutrition : ce que l’accord Congo-PAM change
    • Manifeste de Brazzaville : le Congo honoré à Verquin
    • Ligue 1 : la Fécofoot vise 18 clubs en format zonal
    • 3 minutes Santé : l’arme anti-rumeurs de l’OMS au Congo
    brazza-24.combrazza-24.com
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza-24.combrazza-24.com
    Accueil»Politique»Kenya sous les cendres : la protestation mal éteinte qui embarrasse Nairobi et l’ONU
    Politique

    Kenya sous les cendres : la protestation mal éteinte qui embarrasse Nairobi et l’ONU

    Publié par Solange Mavoungou26/06/2025
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Nairobi sous tension : bilan humain et coût économique des émeutes

    Les rues de Nairobi se sont réveillées jonchées de pavés descellés, de vitrines éventrées et de carcasses de véhicules calcinés. Les chiffres, quoique encore provisoires, dessinent déjà un tableau préoccupant : seize décès confirmés par les morgues urbaines, plus d’une centaine de blessés – parmi eux des policiers – et des pertes économiques estimées par l’association des commerçants du centre à plus de cinq millions de dollars. Les rassemblements, initialement annoncés comme une commémoration pacifique du soulèvement fiscal de l’an dernier, ont rapidement dégénéré en affrontements sporadiques. Des groupes de jeunes, frustrés par la flambée du coût de la vie, ont improvisé des barricades et lancé, en guise de projectiles, les blocs de ciment arrachés au trottoir, tandis que les forces de l’ordre ripostaient par des grenades lacrymogènes, puis, selon plusieurs témoins, par des tirs à balles réelles.

    Le droit international rappelle ses limites au recours à la force létale

    « Nous sommes profondément préoccupés », a déclaré Elizabeth Throssell, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, soulignant que l’usage d’armes à feu ne saurait être justifié que dans des circonstances strictement nécessaires. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, que le Kenya a ratifié en 1972, encadre la proportionnalité de la réponse sécuritaire. Pourtant, les premiers rapports médicolégaux font état de blessures par balles au torse et à la tête, laissant penser à une utilisation potentiellement abusive de la force. L’Independent Policing Oversight Authority, instance kényane chargée de la surveillance des forces de l’ordre, a annoncé l’ouverture d’enquêtes, mais la société civile redoute déjà un cycle d’impunité similaire à celui observé après les manifestations sanglantes de 2023.

    L’exécutif Ruto sur la défensive entre crédibilité intérieure et image extérieure

    Le président William Ruto, arrivé au pouvoir en promettant un « Kenya bottom-up » plus inclusif, se retrouve confronté à la quadrature du cercle : maintenir l’ordre public sans accentuer le ressentiment populaire. Au cours d’une allocution télévisée, le chef de l’État a condamné « les destructeurs d’emplois » tout en promettant des compensations fiscales pour les petites entreprises touchées. Cependant, aucun geste tangible n’a été annoncé pour les familles endeuillées, renforçant la perception d’un fossé se creusant entre l’exécutif et les classes urbaines précaires. Sur le plan diplomatique, Nairobi, souvent présenté comme un pôle de stabilité en Afrique de l’Est, voit sa réputation progressivement érodée, au moment même où elle sollicite un siège non permanent au Conseil de sécurité.

    Mémoire des révoltes fiscales et mobilisation de la société civile

    Le choix symbolique de la date ne doit rien au hasard : il y a un an, un cortège massif avait envahi l’enceinte du Parlement, déclenchant une réponse policière qui avait fait des dizaines de victimes. Cette mémoire traumatique reste vive dans les quartiers populaires de Mathare, Kibera ou Githurai, où la proportion de jeunes sans emploi dépasse 40 %. Les organisations de défense des droits humains, à l’instar de Kenya Human Rights Commission, multiplient les collectes de témoignages et de vidéos afin de documenter d’éventuelles violations. « Nous refusons de normaliser le recours aux balles réelles pour disperser des attroupements », insiste sa directrice, Davinder Lamba, interrogée à Nairobi.

    Répercussions régionales et lecture diplomatique de la crise kényane

    Les chancelleries africaines observent avec une attention soutenue l’évolution de la situation. Le Kenya se prépare à conduire, sous mandat onusien, une mission de stabilisation en Haïti ; les scènes de chaos apparues sur les réseaux sociaux offrent à ses détracteurs un argument de fragilité interne. Kampala, Addis-Abeba et Dar es-Salaam, elles-mêmes confrontées à des contestations socio-économiques larvées, redoutent un effet de contagion. L’Union africaine, par la voix de son président de la Commission, Moussa Faki Mahamat, a exhorté « toutes les parties à préserver les acquis démocratiques durement obtenus ». En coulisses, l’Union européenne conditionne déjà une partie de sa coopération sécuritaire à la mise en œuvre rapide d’investigations indépendantes.

    Scénarios de sortie de crise et pistes de médiation

    Trois leviers se dessinent pour éviter l’enlisement. D’abord, une commission d’enquête publique, dotée de pouvoirs d’assignation et de protection des témoins, pourrait restaurer une confiance minimale. Ensuite, un moratoire sur toute législation fiscale impopulaire permettrait de désamorcer la colère avant la haute saison touristique d’août. Enfin, un dialogue inclusif, placé sous l’égide de l’Église anglicane et de la Conférence épiscopale catholique, pourrait rabattre la crispation identitaire et générationnelle. Pour l’heure, le gouvernement se contente de messages d’apaisement, tandis que l’opposition, incarnée par Raila Odinga, oscille entre condamnation de la violence et soutien tacite aux mobilisations. Le prochain test se jouera dans la rue : le collectif organisateur a déjà appelé à une nouvelle journée d’action dans quinze jours. Si aucune réponse institutionnelle crédible n’émerge d’ici là, la spirale pourrait se répéter, avec à chaque tour un coût humain et économique plus lourd.

    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentNamibie affamée : diplomatie des céréales et pari vert face à la dépendance
    Article Suivant Sur les écrans, l’ivresse du cash : un thriller ivoirien défie les chancelleries

    Articles sur le même thème

    Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé

    31/10/2026

    Club 2002-PUR : un 2e congrès extraordinaire en janvier

    22/10/2026

    UDH-Yuki : Brazzaville exige un congrès avant 2027

    18/10/2026
    Articles Récents

    Eau potable à Madingou : les puits ne suffisent plus

    31/10/20261

    Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé

    31/10/20261

    UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre

    30/10/20261

    Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka

    30/10/20261

    Malnutrition : ce que l’accord Congo-PAM change

    30/10/20261

    Manifeste de Brazzaville : le Congo honoré à Verquin

    29/10/20261

    Ligue 1 : la Fécofoot vise 18 clubs en format zonal

    29/10/20261

    3 minutes Santé : l’arme anti-rumeurs de l’OMS au Congo

    28/10/20262

    Football : l’académie Azingo tend la main aux 7-17 ans

    28/10/20262

    Handball : Madingou, Dolisie et Impfondo se réveillent

    28/10/20262
    Informations
    Informations

    Brazza-24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    RSS
    Choix de la Rédaction

    Eau potable à Madingou : les puits ne suffisent plus

    31/10/2026

    Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé

    31/10/2026

    UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre

    30/10/2026
    Articles Populaires

    Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka

    30/10/2026

    Malnutrition : ce que l’accord Congo-PAM change

    30/10/2026

    Manifeste de Brazzaville : le Congo honoré à Verquin

    29/10/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.