Trois minutes, pas une seconde de plus. C’est le temps dont disposait chaque doctorant pour défendre ses recherches lors de la finale de « Ma thèse en 180 secondes », à l’université Marien-Ngouabi. Prisque Michelle Nsembani y a décroché le premier prix et représentera le Congo au concours international.
Finale de « Ma thèse en 180 secondes » à l’UMNG
Le verdict est tombé le vendredi 11 septembre 2026, dans l’auditorium de l’université Marien-Ngouabi, à Brazzaville. Treize doctorants finalistes s’y sont succédé pour présenter leurs travaux, devant un public acquis à leur cause.
Le concours, placé sous l’égide de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), a été monté en collaboration avec l’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation. Selon La Semaine Africaine, il avait été organisé en mai.
Trois minutes pour convaincre un jury d’universitaires
La règle tenait en un chiffre : 180 secondes. Chaque candidat devait exposer un thème précis dans ce laps de temps, face à cinq membres du jury, tous universitaires, désignés pour garantir l’équité entre les participants selon des critères définis.
Le jury jugeait le talent du chercheur, sa capacité à vulgariser son sujet, le respect strict du minutage, la culture du dialogue et la structuration de l’exposé. Autrement dit, la rigueur scientifique ne suffisait pas : il fallait aussi savoir se faire comprendre.
Les plantes oléagineuses du Congo à l’honneur
Sur les treize candidats, quatre se sont détachés aux yeux du jury, par la pertinence de leurs thèmes et l’éloquence de leurs présentations. Au bout du compte, c’est Prisque Michelle Nsembani qui a emporté la décision.
Sa recherche, consacrée à la « valorisation des biomolécules contenues dans les plantes oléagineuses au Congo », a convaincu les examinateurs et lui a valu le premier prix. La lauréate représentera le Congo au concours international.
Des ministres et le président de l’université dans la salle
La finale s’est déroulée en présence de trois membres du gouvernement : Delphine Edith Emmanuel Adouki, ministre de l’Enseignement supérieur, Rigobert Maboundou, ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, et Thierry Lézin Moungalla, ministre de la Communication.
Le président de l’université Marien-Ngouabi, Didier Parisse Akouango, assistait lui aussi aux exposés. Une présence officielle qui a donné du relief à cette vitrine de la recherche portée par de jeunes doctorants congolais.
Une vitrine pour les jeunes chercheurs congolais
À travers ce concours, l’AUF entend contribuer à la promotion de la recherche scientifique et de l’innovation, ainsi qu’à la vulgarisation des travaux des jeunes chercheurs congolais, en leur offrant des opportunités et un espace de dialogue, de discussion et de partage.
La Semaine Africaine y voit un signe encourageant pour l’avenir de l’établissement. Grâce aux travaux de recherche engagés par ses étudiants, l’université pourra, selon le journal, compter désormais sur des maîtres de conférences « de qualité supérieure ».
