À Brazzaville, un métier artisanal encore méconnu vient de trouver de nouveaux ambassadeurs. Le 3 août, plusieurs apprenants en perlage ont reçu leur certificat de fin de formation, au terme d’un parcours porté par le Fonds national d’appui à l’employabilité et à l’apprentissage (FONEA).
Un diplôme remis au bout de l’aiguille
La cérémonie s’est tenue à la clôture d’une exposition consacrée au perlage, organisée dans la capitale congolaise du 31 juillet au 3 août. Pendant ces quatre jours, les participants ont donné à voir un savoir-faire minutieux, fait de patience et de précision.
C’est le directeur général du FONEA, Patrick Robert Ntsibat, qui a remis les certificats aux lauréats. Une manière de saluer le chemin parcouru, mais aussi d’inscrire cette promotion dans la durée, au-delà du seul temps de la formation.
Le FONEA veut garder le lien avec ses lauréats
Devant les apprenants, le directeur général a insisté sur la continuité de l’accompagnement. « La fin de votre formation, loin de nous séparer, nous unit davantage, nos portes vous seront toujours ouvertes », a-t-il assuré.
Le message répond à l’ambition affichée par le fonds : autonomiser les jeunes et les préparer à l’entrepreneuriat, en s’appuyant sur les compétences acquises. Le certificat n’y est pas une fin, mais un point de départ.
L’autonomie comme horizon
Du côté des bénéficiaires, l’émotion se mêlait aux projets. Wyler Ngomba, visiblement satisfait, confiait : « Je suis très content d’avoir reçu ce diplôme après avoir suivi cette formation. » Il envisage désormais de créer sa propre entreprise.
Le jeune homme dit aussi vouloir transmettre à son tour ce qu’il a appris à d’autres jeunes, prolongeant ainsi la chaîne des apprentissages. Une trajectoire qui illustre l’esprit même du dispositif.
Au nom de l’ensemble des apprenants, Madame Youlou-Youlou a remercié le FONEA pour son soutien. « Ces certificats que nous recevons sont loin d’être une simple décoration. Ils symbolisent une autonomisation retrouvée », a-t-elle souligné.
Derrière les perles et les fils, c’est bien cette promesse d’indépendance économique que retiennent les nouveaux diplômés de Brazzaville.
