Auteur/autrice : Solange Mavoungou

Un texte bipartisan qui bouscule l’équilibre maghrébin La décision du représentant républicain Joe Wilson, rejoint par son collègue démocrate Jimmy Panetta, de déposer à la Chambre des représentants un projet qualifiant le Front Polisario d’organisation terroriste étrangère reconfigure une controverse vieille de près d’un demi-siècle. Depuis 1976, le mouvement sahraoui dispose d’un statut hybride, à mi-chemin entre guérilla indépendantiste et entité politico-militaire soutenue par Alger. L’initiative parlementaire, motivée par l’argument d’une prétendue collusion entre le Polisario, l’Iran et le Hezbollah, apporte un éclairage nouveau sur la lecture sécuritaire de Washington, traditionnellement soucieux de préserver la stabilité de son allié marocain.…

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Une signature sous les dorures de Washington Vendredi, sous les lambris du département d’État, les chefs de la diplomatie rwandaise et congolaise ont apposé leurs signatures sur un document présenté comme l’aboutissement de plusieurs mois de négociations discrètes. Le secrétaire d’État Marco Rubio, volontiers loquace sur le rôle de « facilitateur impartial », a salué un « jalon historique pour la stabilité des Grands Lacs ». À quelques encablures, depuis le Bureau ovale, le président des États-Unis s’est félicité de cette percée diplomatique, rappelant que « la paix nourrit la prospérité mutuelle ». L’occasion, pour Washington, de consolider un positionnement…

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Une image au retentissement viral Le 10 juin 2025, les fils d’actualité des réseaux sociaux kenyans ont été submergés par une photographie montrant un homme, visage tuméfié, chemise déchirée, regard figé vers le plafond d’un poste de police. À peine publiée sur la plateforme X, l’image a recueilli plus de cent soixante mille vues en vingt-quatre heures, assortie d’une légende affirmant qu’elle immortalisait « les ultimes instants d’Albert Ojwang ». Au cœur d’une opinion publique déjà surchauffée par la mort en détention du jeune enseignant-blogueur, ce cliché est devenu l’étendard d’une indignation collective, relayé par des influenceurs, des associations de…

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Une fausse couverture qui enflamme les réseaux sociaux kenyans Le 23 juin 2025, les fils d’actualité kenyans sont soudain saturés d’une prétendue première page du quotidien The Standard. Sur fond rouge et noir, le visage déterminé de l’ancien vice-président Rigathi Gachagua domine le visuel, surmonté d’un cri tonitruant : « I will Burn Kenya ». En un clin d’œil, la capture d’écran traverse Facebook, X et WhatsApp, cumulant plusieurs centaines de milliers de partages. Dans un pays où la mémoire des violences postélectorales de 2007 reste vive, l’idée qu’un prétendant à la magistrature suprême puisse proférer une telle menace inquiète…

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Un photomontage viral aux allures de sentence Le 23 juin 2025, les réseaux sociaux kényans s’enflamment : circule une supposée première page de The Standard placardant un nœud coulant entre le président William Ruto et le vice-inspecteur général de police Eliud Lagat. L’intitulé « High Noon Wednesday » évoque un ultimatum, tandis qu’un encadré promet des mobilisations « #JusticeForOurFallen ». Toutefois, une vérification croisée menée par Africa Check et confirmée par la rédaction du quotidien révèle rapidement la supercherie : la une authentique titrait « Betrayers of Gen Z » et consacrait son dossier au rapprochement entre l’opposant historique Raila…

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Un calendrier serré sous l’œil vigilant des partenaires internationaux Le 26 juin dernier, le palais Mohamed V a été le théâtre d’une remise solennelle, mais strictement cadrée, du projet de Constitution au président de la transition Mamadi Doumbouya. La scène, sans caméras ni micros, traduit la prudence d’un exécutif soucieux de maîtriser son image alors que le référendum est annoncé pour le 21 septembre 2025. Au regard des engagements pris devant la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest et l’Union africaine, chaque échéance est surveillée de près. La promesse initiale d’un retour à l’ordre constitutionnel avant fin 2024 ayant…

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Un accueil solennel dans une capitale sous observation Lorsque le général Muhoozi Kainerugaba a foulé le tarmac de l’aéroport de Ndjili début avril, les honneurs militaires et les sourires officiels ont masqué le parfum de scepticisme qui flottait encore dans les couloirs des chancelleries. Véritable éminence grise de Kampala, le fils du président Yoweri Museveni est à la fois le chef de file de la doctrine de projection ougandaise en matière de sécurité et une figure controversée pour ses prises de position parfois frondesques (Daily Monitor, 7 avril 2024). À Kinshasa, la présidence congolaise a pourtant déroulé le tapis rouge,…

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Une accélération inédite dans la mécanique électorale ghanéenne Jamais, depuis la restauration du multipartisme en 1992, un grand parti ghanéen n’avait osé procéder à la nomination de son porte-étendard présidentiel plus d’un an avant les statuts. En plaçant l’échéance interne au milieu de l’année 2023, alors que la présidentielle n’interviendra qu’en décembre 2024, le New Patriotic Party (NPP) rompt avec une tradition de temporisation et prend de court la scène politique nationale. Pour plusieurs cadres du parti contactés à Accra, il s’agit de « donner un signal de confiance à l’électorat et aux investisseurs étrangers », dans un contexte où…

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Un partenariat né de la realpolitik sud-africaine Au lendemain des élections générales marquées par une érosion historique de la majorité absolue de l’African National Congress, Pretoria a opté pour une alliance de circonstance avec la Democratic Alliance, jusque-là principal parti d’opposition. L’accord, scellé en juillet et aussitôt qualifié de « coalition de stabilité » par la présidence, visait à rassurer les milieux d’affaires inquiets et à maintenir le cap des réformes macroéconomiques promises par le chef de l’État. Les observateurs, cependant, notaient déjà la fragilité d’un attelage réunissant deux formations aux cultures politiques diamétralement opposées : d’un côté, l’ANC, héritier…

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Un accord monétaire à contre-courant des usages internationaux Moscou et Le Caire ont officialisé, le 16 septembre 2024, la possibilité pour l’Égypte de régler en roubles les prochaines échéances du prêt contracté en 2015 pour la construction de la centrale nucléaire de Dabaa. L’annonce, entérinée par le président Vladimir Poutine le 24 juin dernier et saluée par son homologue Abdel-Fattah al-Sissi, met fin à neuf années de remboursement en dollars et marque une inflexion majeure dans les pratiques financières bilatérales. Avec cette clause, d’un coup de plume, la Russie confirme sa volonté d’internationaliser le rouble tandis que l’Égypte sécurise ses…

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