Close Menu
    Articles les plus lus

    Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé

    31/10/2026

    UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre

    30/10/2026

    Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka

    30/10/2026
    En direct depuis Brazzaville :
    • Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé
    • UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre
    • Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka
    • Malnutrition : ce que l’accord Congo-PAM change
    • Manifeste de Brazzaville : le Congo honoré à Verquin
    • Ligue 1 : la Fécofoot vise 18 clubs en format zonal
    • 3 minutes Santé : l’arme anti-rumeurs de l’OMS au Congo
    • Football : l’académie Azingo tend la main aux 7-17 ans
    brazza-24.combrazza-24.com
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza-24.combrazza-24.com
    Accueil»Économie»PAPSSCARD : la riposte continentale aux frais cachés, coup d’éclat monétaire
    Économie

    PAPSSCARD : la riposte continentale aux frais cachés, coup d’éclat monétaire

    Publié par Jean Dupont01/07/2025
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    La naissance d’un outil panafricain attendu

    Depuis Abuja, ville hôte des trente-deuxièmes assemblées annuelles d’Afreximbank, la présentation officielle de PAPSSCARD a résonné comme un marqueur géo-économique majeur. Pour la première fois, une carte de paiement pensée par des Africains, traitée intégralement sur des infrastructures africaines, s’affranchit des réseaux dominants d’outre-Atlantique. « PAPSSCARD confère au continent la capacité de déplacer son argent rapidement, en toute sécurité et à moindre coût », s’est félicité le professeur Benedict Oramah. Derrière cette déclaration s’esquisse la fin d’une dépendance coûteuse : selon les données d’Afreximbank, jusqu’à 5 milliards de dollars de commissions annuelles quittaient le continent pour rétribuer les schémas internationaux.

    Une architecture monétaire en faveur de la Zone de libre-échange

    Le nouvel instrument s’imbrique de manière organique dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine. En réduisant les frais transfrontaliers et en éliminant les doubles conversions monétaires, PAPSSCARD fluidifie les chaînes d’approvisionnement régionales et renforce la compétitivité des entreprises locales. Il s’agit d’un levier stratégique tant pour les économies enclavées que pour les hubs maritimes qui cherchent à capitaliser sur l’essor du commerce intra-africain, encore limité à environ 17 % des échanges globaux du continent.

    Brazzaville mise sur la diplomatie économique

    Le Congo-Brazzaville s’active en coulisses afin d’intégrer rapidement ses établissements bancaires au réseau PAPSSCARD. Sous l’impulsion du président Denis Sassou Nguesso, dont la diplomatie économique vise à diversifier les recettes hors pétrole, le Trésor public collabore avec la Banque des États de l’Afrique centrale pour adapter les cadres prudentiels. L’objectif est double : faciliter la facturation en francs CFA ou en monnaies locales dans le commerce sous-régional et accroître la visibilité des fintech congolaises sur un marché continental de plus d’un milliard de consommateurs. Des responsables du ministère des Finances soulignent qu’une première phase pilote avec la Société Générale Congo est « techniquement achevée » et que les premiers tests de règlement intra-communautaires devraient débuter avant la prochaine Conférence économique africaine.

    Inclusion financière et souveraineté des données

    Au-delà des considérations macroéconomiques, PAPSSCARD entend toucher les segments encore marginalisés. En Afrique centrale, près de 55 % des adultes demeurent exclus des réseaux bancaires classiques. La carte, adossée à un protocole interopérable, se couple à des portefeuilles mobiles qui ont déjà prouvé leur efficacité dans le secteur informel. La conservation en local des métadonnées de transaction constitue par ailleurs un élément de souveraineté numérique ; elle répond aux craintes croissantes relatives à l’extraterritorialité juridique des opérateurs internationaux.

    Sécurité, conformité et coopération des banques centrales

    Pour rassurer les régulateurs, le système s’aligne sur les standards ISO 20022 et sur les exigences du Groupe d’action financière. La Banque des États de l’Afrique centrale, la Banque centrale du Nigeria et la Banque de réserve d’Afrique du Sud ont, chacune, mis à disposition des équipes dédiées aux tests de résistance. « Nous avons désormais l’opportunité de bâtir un rempart continental contre la fraude », confie une haute fonctionnaire de la Commission de l’Union africaine, soulignant la mutualisation des bases de données de lutte contre le blanchiment.

    Cap 2030 : défis et promesses d’une intégration renforcée

    À l’horizon 2030, les projections d’Afreximbank tablent sur un volume annuel de transactions dépassant 500 milliards de dollars via PAPSSCARD. Le défi consistera à harmoniser la fiscalité numérique et à garantir l’interopérabilité avec les monnaies numériques de banque centrale que plusieurs pays, dont le Congo-Brazzaville, explorent. La réussite passera aussi par la sensibilisation des consommateurs ; or, les autorités congolaises envisagent des campagnes d’éducation financière en langue nationale pour favoriser l’adoption. En filigrane, c’est la crédibilité même de l’intégration africaine qui se joue : celle d’un continent capable de maîtriser ses flux financiers et de transformer son potentiel démographique en puissance économique pérenne.

    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentSous les palmiers, la realpolitik : Brazzaville muscle sa diplomatie énergie
    Article Suivant Aéroports égyptiens : la privatisation décolle, le public retient son souffle

    Articles sur le même thème

    UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre

    30/10/2026

    Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka

    30/10/2026

    Délestages : les syndicats d’E²C sonnent l’alarme

    28/10/2026
    Articles Récents

    Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé

    31/10/20260

    UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre

    30/10/20261

    Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka

    30/10/20261

    Malnutrition : ce que l’accord Congo-PAM change

    30/10/20261

    Manifeste de Brazzaville : le Congo honoré à Verquin

    29/10/20261

    Ligue 1 : la Fécofoot vise 18 clubs en format zonal

    29/10/20261

    3 minutes Santé : l’arme anti-rumeurs de l’OMS au Congo

    28/10/20261

    Football : l’académie Azingo tend la main aux 7-17 ans

    28/10/20261

    Handball : Madingou, Dolisie et Impfondo se réveillent

    28/10/20261

    Délestages : les syndicats d’E²C sonnent l’alarme

    28/10/20264
    Informations
    Informations

    Brazza-24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    RSS
    Choix de la Rédaction

    Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé

    31/10/2026

    UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre

    30/10/2026

    Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka

    30/10/2026
    Articles Populaires

    Malnutrition : ce que l’accord Congo-PAM change

    30/10/2026

    Manifeste de Brazzaville : le Congo honoré à Verquin

    29/10/2026

    Ligue 1 : la Fécofoot vise 18 clubs en format zonal

    29/10/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.