L’université Marien-Ngouabi (Umng) tient de nouveaux lauréats. À Brazzaville, le 4 août, Ornelle Darrel Assiana Elion a été distinguée maître-assistante du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames), au terme de la 48e session du Comité consultatif interafricain (Cci) 2026.
Cette reconnaissance place une enseignante-chercheuse congolaise parmi les promus du Cames au titre de l’année 2026. Elle intervient alors que l’université publique met volontiers en avant les parcours de ses cadres académiques.
Une consécration prononcée dans la capitale
Enseignante-chercheuse à la Faculté des sciences et techniques de l’Umng, Ornelle Darrel Assiana Elion doit sa distinction à la 48e session du Cci. Sa promotion au grade de maître-assistante relève de la spécialité biologie moléculaire et microbiologie.
La cérémonie, organisée à Brazzaville, a réuni lauréats et responsables autour de cette reconnaissance décernée par le Cames. L’intéressée figure ainsi parmi les promus de sa promotion, une étape marquante dans un parcours d’enseignante et de chercheuse.
Un second cadre de l’Umng distingué
La même séquence a mis en lumière un autre membre de la Faculté des sciences et techniques. Lazare Bonaventure Max Peneme, chef de parcours des licences scientifiques biologiques, a été élevé au grade de maître de conférences du Cames.
Sa distinction relève, elle, de la 46e session du Cci, en 2024, dans la spécialité physiologie animale et pharmacologie. Deux grades distincts, donc, mais un même établissement mis en avant lors de cette rencontre brazzavilloise.
Des lauréats tournés vers l’encadrement des jeunes
Interrogée après la cérémonie, Ornelle Darrel Assiana Elion a mêlé fierté et sens du devoir. « Ce sont des sentiments de joie et de satisfaction, mais aussi de la grande responsabilité », a-t-elle confié.
La nouvelle maître-assistante a rattaché cette promotion à la continuité de ses missions. « Nous allons continuer avec nos missions liées à l’enseignement, à la recherche, à l’encadrement des jeunes », a-t-elle poursuivi.
Lazare Bonaventure Max Peneme a livré une lecture voisine. Pour lui, cette congratulation ouvre un chapitre plutôt qu’elle n’en referme un, l’invitant à travailler davantage afin d’encourager et d’encadrer les jeunes.
Le gouvernement salue le travail intellectuel
Deux membres du gouvernement ont pris part à l’événement. Le ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique, Rigobert Mamboundou, a lié la qualité de l’enseignement supérieur à la présence de cadres de haut niveau.
Il a présenté la cérémonie comme un hommage rendu à l’effort intellectuel. « Nous sommes venus à la fête de l’intelligence pour consacrer le travail intellectuel que certains Congolais font et qui portent au-devant la crédibilité de notre pays à l’échelle internationale », a-t-il déclaré.
L’Umng réaffirme sa mission de formation
La ministre de l’Enseignement supérieur, Delphine Edith Emmanuele, a inscrit ces distinctions dans la vocation de l’établissement. Selon elle, l’Umng n’a pas renoncé à sa mission qui consiste à former les cadres du pays.
Elle a rappelé que cette tâche se poursuit aux côtés de l’Université Denis Sassou-N’Guesso. À travers ces deux promotions, la Faculté des sciences et techniques met en avant sa contribution à la formation supérieure nationale.
Au-delà des grades décernés, la séquence brazzavilloise met en lumière des trajectoires d’enseignants-chercheurs congolais reconnus par une instance régionale. Pour l’Umng, ces nominations nourrissent un discours institutionnel centré sur la formation et la recherche.
