Le Salon de l’information, de la communication et des médias ouvrira sa première édition du 17 au 19 septembre à Brazzaville. Trois jours de conférences, d’ateliers et de rencontres professionnelles au Centre international de conférence de Kintélé, sous le très haut patronage de Denis Sassou N’Guesso.
Sicom 2026 : trois jours à Kintélé du 17 au 19 septembre
Les organisateurs ont posé le cadre lors d’une conférence de presse tenue le 8 septembre à Brazzaville. Le Salon de l’information, de la communication et des médias, abrégé Sicom, tiendra sa toute première édition dans la capitale congolaise, au Centre international de conférence de Kintélé.
Moins de dix jours séparent donc l’annonce publique de l’ouverture. Un calendrier resserré, qui laisse peu de marge aux rédactions, aux formateurs et aux entreprises du secteur désireux d’y prendre part ou d’y déléguer leurs équipes.
L’initiative entend réunir professionnels, institutions, formateurs, étudiants, entreprises et acteurs du numérique. Un spectre large, qui place autour des mêmes tables des acteurs se croisant rarement dans un cadre commun.
Un salon né des mutations du numérique et de l’IA
Le thème retenu annonce la couleur : « Témoigner, produire, former et innover : de la presse écrite à l’audiovisuel à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle ». Une formule qui embrasse toutes les générations de supports.
« Ce salon part d’une conviction. A l’heure de la transformation numérique, de l’essor des nouveaux médias et de l’intelligence artificielle, nos métiers connaissent de profondes mutations auxquelles nous devons collectivement nous préparer », précise Gildas Mayela, commissaire général du Sicom.
L’argument déplace le curseur. Il ne s’agit pas seulement d’exposer un métier au public, mais d’outiller une filière confrontée à des changements techniques rapides. C’est là que se joue l’utilité concrète d’un rendez-vous professionnel de ce type.
Conférences, masterclasses et forum des métiers au programme
Le programme annoncé mêle plusieurs formats. Conférences et tables rondes pour le débat, masterclasses et ateliers pratiques pour la montée en compétences, expositions pour la visibilité des acteurs, forum des métiers et rencontres professionnelles pour les mises en relation.
Cette diversité n’est pas neutre. Un salon qui juxtapose la parole publique et l’atelier technique vise deux publics à la fois : ceux qui viennent écouter et ceux qui viennent apprendre un geste professionnel.
Le forum des métiers, en particulier, oriente l’événement vers l’emploi et l’orientation. Ce format suppose de réunir au même endroit ceux qui recrutent, ceux qui forment et ceux qui cherchent des débouchés.
Jeunes générations, désinformation et droits d’auteur
Une place particulière est réservée aux jeunes générations, appelées à évoluer dans un environnement médiatique façonné par le numérique et les réseaux sociaux. Les organisateurs citent aussi l’intelligence artificielle parmi les paramètres de ce nouvel environnement.
Trois sujets sensibles sont mis en avant : la désinformation, la protection des données et les droits d’auteur. Leur présence signale une volonté de traiter les zones de friction du métier, et pas seulement ses vitrines.
Les 25 ans de la loi 08-2001 en toile de fond
L’édition 2026 coïncide avec la célébration des 25 ans de la loi 08-2001 relative à la liberté de l’information et de la communication. Les organisateurs en font une dimension symbolique de la manifestation.
« Cette édition sera l’occasion donc de jeter aussi un regard sur le chemin parcouru, de valoriser les acquis et de réfléchir aux nouveaux enjeux de notre profession », souligne le commissaire général.
Adosser un salon professionnel à un anniversaire législatif n’a rien d’anodin. Cela installe le débat sur le terrain du cadre juridique, celui qui détermine au quotidien les conditions d’exercice des rédactions congolaises.
Hommages aux figures des médias congolais
Le Sicom prévoit de rendre hommage à plusieurs professionnels ayant marqué l’histoire des médias congolais. Des distinctions sont destinées à d’anciens journalistes et professionnels de la radio, de la télévision et de la presse écrite.
Un hommage particulier sera également rendu à Jean-Paul Pigasse, fondateur des Dépêches de Brazzaville et du groupe ADIAC, décédé le 11 juillet en France.
Un prix spécial de la liberté de la presse annoncé
Parmi les temps forts annoncés figure la remise d’un prix spécial de la liberté de la presse au président de la République. Le commissaire général relie ce choix à l’évolution du cadre juridique et des infrastructures médiatiques.
Un rendez-vous que les organisateurs veulent installer
Au-delà de cette première édition, Gildas Mayela affiche une ambition de continuité. « Notre ambition est donc de faire de ce rendez-vous un véritable espace professionnel de reconnaissance, de témoignages, d’échanges, de partage d’expérience et d’appropriation des innovations », a-t-il dit.
La formule dessine un objectif de structuration. Un salon qui revient crée un calendrier commun, un lieu de comparaison des pratiques et un point de passage pour les nouveaux entrants dans le métier.
Reste l’épreuve des faits. La réussite d’une première édition se mesurera à la densité des participants, à la tenue effective des ateliers annoncés et à la capacité des organisateurs à transformer l’événement en habitude professionnelle.
Pour les professionnels, les étudiants et les entreprises du secteur, la date est posée : du 17 au 19 septembre, au Centre international de conférence de Kintélé, à Brazzaville.
