La Fédération congolaise de football élit ses instances dirigeantes le 26 septembre. Réunie à Brazzaville, sa commission électorale a détaillé les conditions à remplir pour figurer sur une liste : parrainages, limite d’âge, ancienneté dans le football et composition imposée à quinze noms.
Un scrutin fixé au 26 septembre
Le calendrier est désormais posé. La Fédération congolaise de football, la Fécofoot, tiendra les élections de ses instances dirigeantes le 26 septembre. Une échéance attendue par un milieu qui sort d’une longue séquence d’incertitude institutionnelle.
Le 22 août, à Brazzaville, la commission électorale a convoqué la presse pour présenter le processus. L’exercice tenait autant de la pédagogie que du rappel à l’ordre : chacun devait repartir avec la même lecture des règles.
Son président, Me Modeste Moussa Ewangoyi, a concentré son propos sur les critères d’éligibilité. Rien d’anecdotique : ce sont eux qui décideront, dans les semaines à venir, quelles candidatures franchiront le premier filtre.
Pour les clubs, les ligues et les prétendants déclarés ou pressentis, l’essentiel s’est joué dans le détail des conditions à remplir.
Cinq soutiens, une seule liste par membre votant
Premier verrou, le parrainage. Aucune candidature isolée n’est recevable : les prétendants se présentent sur des listes, et chaque liste doit être soutenue par au moins cinq membres votants.
La règle est assortie d’une clause qui change tout. Un membre votant ne peut appuyer qu’une seule liste. Impossible, donc, de multiplier les soutiens ou de couvrir plusieurs écuries à la fois.
Mécaniquement, cette exclusivité resserre le champ. Le nombre de listes réellement en mesure d’atteindre le seuil dépendra de la façon dont les soutiens se répartiront, bien avant l’ouverture du scrutin.
En clair, la bataille commence avant le vote lui-même, au moment de convaincre les membres votants d’engager leur signature.
Une limite d’âge fixée entre 25 et 70 ans
Deuxième filtre, l’âge. La commission a rappelé une fourchette : nul ne peut concourir avant 25 ans ni après 70 ans. La borne basse écarte les profils les plus jeunes, la borne haute installe un plafond net.
Une telle fourchette n’a rien d’inhabituel dans la gouvernance sportive, mais elle a ici un effet concret. Elle s’applique à l’ensemble des candidats d’une liste, du président aux simples membres.
L’ancienneté dans le football, le critère le plus sélectif
C’est sans doute la condition la plus discriminante. Le président de liste doit avoir été actif dans le football pendant au moins quatre années consécutives au cours des six dernières.
Les autres membres bénéficient d’une exigence allégée : trois années d’implication sur les cinq dernières. La logique reste la même, écarter les candidatures improvisées et les retours opportunistes à l’approche d’un scrutin.
Le mot « consécutives » pèse lourd pour la tête de liste. Une interruption dans le parcours, même brève, peut suffire à fragiliser un dossier au moment de son examen.
Ce critère avantage celles et ceux qui sont restés au contact du football congolais durant les années récentes, sans éloignement notable.
Nationalité, résidence et absence de condamnation
Viennent ensuite les conditions personnelles. Les candidats doivent être de nationalité congolaise et résider au Congo, une double exigence qui suppose un ancrage effectif sur le territoire.
S’y ajoute une exigence de probité : aucune condamnation pénale incompatible avec les fonctions visées. La formule renvoie l’appréciation à l’examen des dossiers plutôt qu’à une liste fermée d’infractions.
Quinze membres par liste, dont au moins deux femmes
La composition des listes est elle aussi encadrée. Chaque liste compte quinze membres : un président, quatre vice-présidents et dix autres membres. Aucune place n’est laissée à la géométrie variable.
À cette architecture s’ajoute une exigence de représentation. Chaque liste doit comprendre « au moins deux femmes », a rappelé la commission électorale. Un plancher, donc, et non un plafond.
Cette disposition contraint les équipes à élargir leur vivier. Réunir quinze noms remplissant simultanément les conditions d’âge, d’ancienneté, de résidence et de mixité relève d’un vrai travail d’assemblage.
Le format impose enfin un équilibre interne, chaque liste devant présenter un attelage complet dès le dépôt de sa candidature.
Un compte à rebours déjà engagé
Reste la question du calendrier. La date du 26 septembre s’inscrit dans un processus dont les échéances ont déjà été déplacées au fil des derniers mois, sans qu’une explication ait été avancée devant la presse.
Le cadre présenté le 22 août s’en tient à cette échéance et aux critères désormais connus de tous.
Pour les prétendants, le compte à rebours est enclenché. Entre la constitution des listes, la collecte des soutiens et la vérification des pièces, les semaines qui séparent la fédération du scrutin s’annoncent denses.
