Le journaliste, animateur de télévision et écrivain congolais Prince Bafouolo rejoint le staff de Claude Le Roy. À 45 ans, il devient chargé de communication des Diables-Rouges A, à quelques semaines des éliminatoires de la CAN 2027.
Un profil média chevronné dans le staff de Claude Le Roy
Le nom circule depuis longtemps dans les rédactions de Brazzaville. Prince Bafouolo passe désormais de l’autre côté du micro : il intègre l’encadrement des Diables-Rouges football A, la sélection seniors hommes, comme chargé de communication.
Journaliste reporter d’images, animateur de télévision et écrivain, il met plus de vingt ans de métier au service de l’image de l’équipe nationale. Une expérience accumulée entre Cotonou, Pointe-Noire, Brazzaville et Paris.
Le poste tient peu de place sur une feuille de match. Il devient pourtant central dès que la sélection s’expose, en conférence de presse comme dans le flot continu des commentaires publics.
L’annonce intervient alors que le staff se structure autour du sélectionneur, à l’approche d’échéances continentales immédiates.
De Radio Tokpa à RFI, vingt ans de terrain médiatique
La trajectoire commence en 2004 à Radio Tokpa, à Cotonou, au Bénin. Prince Bafouolo y débute comme journaliste animateur, avant de rentrer au pays deux ans plus tard.
En 2006, il enchaîne les stages dans deux chaînes de télévision privées à Pointe-Noire, puis s’installe à Brazzaville où il collabore avec de nombreux hebdomadaires. La formation se fait sur le terrain, sans raccourci.
L’année 2009 marque un palier : il entre à MNTV, devient rédacteur en chef et présentateur du journal télévisé. C’est là qu’il décroche, en 2011, le Prix du meilleur reporter télévision du Congo aux oscars de la presse.
En 2014, il collabore avec CFI et signe avec la chaîne panafricaine Africa 24 comme correspondant au Congo. Deux ans plus tard, il s’installe à Paris.
Il rejoint ensuite « Couleurs tropicales », l’émission de Claudy Siar sur RFI, comme journaliste chroniqueur, jusqu’en avril 2026. Entre 2021 et 2023, il présentait parallèlement « L’entretien du jour » sur Télé-Sud.
Ce parcours dessine une double culture professionnelle : celle des rédactions congolaises et celle des médias internationaux, où l’actualité de la sélection est traitée depuis l’extérieur.
Un conseiller discret, deux livres au compteur
Discret, Prince Bafouolo a également conseillé de nombreuses personnalités en matière de communication. Une activité qui éclaire sa connaissance des rouages de la parole publique.
Passionné de lecture et d’écriture, il a publié deux ouvrages : « L’Afrique face au covid, les leçons d’une pandémie », paru en 2020, et « Femmes du Congo, 20 parcours inspirants », sorti en 2025.
Une mission cadrée autour de l’image du onze national
Le périmètre est posé sans ambiguïté. Prince Bafouolo doit gérer l’image de l’équipe nationale, assurer une relation stable et fructueuse avec la presse, et valoriser l’actualité du onze national.
Une précision mérite d’être soulignée : il ne vient pas remplacer les officiers médias de la Fécofoot. Sa fonction s’ajoute au dispositif existant plutôt qu’elle ne s’y substitue.
En le nommant, Claude Le Roy a misé sur un professionnel appelé à renforcer le lien entre la sélection, les médias et le public. Le choix d’un homme du terrain médiatique, plutôt que d’un profil institutionnel, dit quelque chose d’une volonté de parler autrement.
Namibie puis Cameroun, un calendrier qui ne laisse pas de répit
Le timing n’a rien d’anodin. Le Congo aborde la phase des éliminatoires de la Coupe d’Afrique 2027, dont les deux premières journées sur six se déroulent du lundi 21 septembre au mardi 6 octobre 2026.
Les Diables-Rouges figurent dans le Groupe G, aux côtés du Cameroun, des Comores et de la Namibie. Un plateau relevé, où chaque point compte dès l’entame.
Le premier rendez-vous tombe le lundi 21 septembre, contre la Namibie, à Windhoek. Quinze jours plus tard, le mardi 6 octobre, la sélection reçoit le Cameroun.
Ces deux rencontres donneront la mesure des ambitions congolaises dans cette CAN. Elles constitueront aussi le premier test grandeur nature pour le nouveau chargé de communication.
À Windhoek, puis à domicile face au Cameroun, la parole de la sélection sera scrutée autant que ses résultats. Les périodes d’éliminatoires concentrent les demandes d’interview et les sollicitations de la presse.
Ce que les supporters attendent du nouveau dispositif
Pour le public, l’enjeu tient en un mot : savoir. Composition, blessures, calendrier, logistique des déplacements, chaque zone d’ombre nourrit les rumeurs, et chaque rumeur non démentie s’installe dans le débat.
Une communication mieux tenue ne remplace pas les résultats sportifs. Elle peut en revanche réduire le bruit autour du groupe et redonner de la lisibilité à une actualité qui se lit trop souvent par fragments.
Prince Bafouolo hérite d’un poste où l’on se juge sur la régularité plus que sur les coups d’éclat. Ses vingt années de pratique lui donnent le vocabulaire ; il lui restera à trouver le rythme, dès Windhoek.
