Les amateurs de fêtes au bord de l’eau peuvent déjà bloquer une large plage de leur agenda. La deuxième édition du festival Impfondo-Beach se tiendra en février, mars et avril 2027 dans la Likouala, avec une marraine de renom et un programme qui mêle musique, sport et traditions.
L’annonce a été faite par Sinclair Tobolo, président de l’Association Impfondo-Beach (AIB), à l’issue d’une audience que lui a accordée récemment Bélinda Ayessa, directrice générale du mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza. Celle-ci a accepté de parrainer l’événement.
Festival Impfondo-Beach : un calendrier calé sur la saison sèche
Le créneau de février à avril n’a rien d’un hasard. Le festival s’installe directement sur les bancs de sable du fleuve Oubangui, ce qui impose de se caler sur la saison sèche, comme l’a expliqué Sinclair Tobolo.
« La deuxième édition est prévue pour l’année 2027 aux mois de février, mars et avril, pendant la saison sèche, parce que le site sera érigé sur les bancs de sable », a-t-il détaillé.
Côté installations, le président de l’AIB annonce la construction de stands en bois et d’un podium de spectacles. Ce dernier doit servir de plateforme « aux artistes et à tous les participants ».
Bélinda Ayessa, marraine de la deuxième édition
Pour donner de l’assise à ce rendez-vous, le comité d’organisation, conduit par Sinclair Tobolo, s’est rendu au mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza afin de solliciter le parrainage de sa directrice générale.
Décrite comme très sensible aux événements qui valorisent la culture et le tourisme congolais, Bélinda Ayessa a accepté volontiers d’accompagner l’AIB en qualité de marraine de cette deuxième édition.
Impfondo, rendez-vous annuel de la Likouala
L’ambition dépasse le cadre d’un événement ponctuel. Le festival est appelé à se tenir désormais chaque année à Impfondo, la capitale du département de la Likouala.
Ce rendez-vous découle directement des missions de l’AIB : promouvoir et valoriser les plages de sable de l’Oubangui en organisant, chaque année, un festival de musique tradi-moderne doublé d’un volet sportif.
L’association, à caractère socioculturel et professionnel, a été créée le 24 janvier 2025. Elle entend notamment favoriser une meilleure connaissance des arts, des cultures et des potentialités de développement solidaire de la Likouala.
Elle s’est aussi donné pour objectif de former les jeunes aux métiers de l’art, de l’entrepreneuriat et de l’industrie, en vue de leur autonomisation et de leur prise en charge individuelle.
Pirogues, Djimbi et raphia : ce qui attend le public
Au-delà de la musique, les festivaliers devraient renouer avec des pans entiers du patrimoine local. Urbain Botokou, chargé de la communication de l’AIB, veut faire de l’événement une vitrine de l’identité de la Likouala, de ses traditions et de ses expressions culturelles.
Parmi les temps forts évoqués figure une course de piroguiers. « Nous sommes un peuple riverain, nous vivons au bord de l’eau, et parfois même les pieds dans l’eau. La navigabilité fait partie de notre vie quotidienne », justifie-t-il.
Les instruments traditionnels devraient aussi être à l’honneur, à commencer par le Djimbi, qu’il qualifie d’« emblématique ». « Nous allons refaire connaissance avec des instruments qu’on est en train d’abandonner au fur et à mesure », promet le chargé de communication.
Il cite également le raphia, spécialité de la Likouala qui, selon lui, tend à disparaître. Repris par d’autres communautés, il ne serait plus fabriqué de manière vraiment identique à l’original.
« Il est impérieux que les jeunes d’aujourd’hui et de demain n’oublient jamais d’où nous venons et qu’est-ce qui fait partie de notre patrimoine, de notre mémoire », insiste Urbain Botokou.
Formation et retombées économiques au programme
Le volet festif ne sera pas le seul. Cette édition prévoit d’accorder une place importante à la formation et à l’autonomisation des habitants de la Likouala en général, et d’Impfondo en particulier.
Les organisateurs veulent en faire un levier d’opportunités économiques pour les jeunes, mais aussi pour les personnes âgées et celles vivant avec un handicap.
L’AIB regarde également vers le corridor 13, une route qui devrait renforcer le désenclavement de la Likouala et dynamiser les échanges économiques et touristiques. L’association entend en anticiper les retombées.
« A travers nos activités balnéaires, touristiques, cette route viendra booster le développement du département de la Likouala », estime Sinclair Tobolo. Il a, au passage, remercié le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, qu’il qualifie de « bâtisseur infatigable ».
Un festival à suivre de près dans la Likouala
Reste à concrétiser ces annonces entre février et avril 2027. Avec un calendrier fixé, une marraine identifiée et un programme ancré dans les traditions riveraines, Impfondo-Beach entend s’imposer comme un rendez-vous culturel et touristique régulier pour le département.
