La 42e édition des championnats nationaux de basket-ball s’est ouverte le 16 août 2026 à Brazzaville. Sept départements, trois catégories d’âge et une semaine de matches pour désigner les champions de la saison 2025-2026, avec OTOHO en démonstration dès la première journée.
Sept départements réunis à Brazzaville pour les titres nationaux
Le rendez-vous n’a rien d’anodin dans le calendrier sportif congolais. Depuis le dimanche 16 août 2026, Brazzaville accueille la 42e édition des championnats nationaux de basket-ball, une compétition qui rassemble les meilleures formations venues de sept départements du pays.
Quarante-deuxième édition : le chiffre dit à lui seul l’ancienneté du rendez-vous. Peu de compétitions congolaises affichent une telle continuité, et cette longévité constitue en soi un repère, autant pour les clubs que pour les publics qui les suivent.
Trois catégories sont concernées : seniors, juniors et cadets. Autrement dit, l’élite du moment et la relève se partagent les mêmes parquets pendant une semaine, jusqu’au 23 août, pour départager les meilleurs de la saison 2025-2026.
Ce format condensé impose un rythme soutenu. Les équipes venues des départements enchaînent les rencontres sur quelques jours seulement, un exercice où la fraîcheur physique et la profondeur de l’effectif pèsent souvent autant que le talent individuel.
Michrist Kaba Mboko ouvre une édition placée sous le signe du fair-play
L’ouverture officielle a été prononcée par le prince Michrist Kaba Mboko, ministre délégué chargé de la Jeunesse et de l’Éducation civique. La cérémonie a mêlé hommages et appels au fair-play, cadrage devenu habituel des grands rendez-vous sportifs nationaux.
Président de la Fédération congolaise de basketball, Fabrice Makaya Matève a remercié les autorités et les sponsors. Il a qualifié cette édition de « particulièrement significative », une formule qui en dit long sur le moment choisi par la compétition.
Ce contexte, le dirigeant l’a lui-même situé : la participation internationale récente de l’équipe nationale U18 et la célébration de l’indépendance du pays. Deux repères, l’un sportif, l’autre symbolique, qui donnent à ces championnats une résonance supplémentaire.
Le remerciement adressé aux partenaires n’était pas une formule creuse. Dans une compétition qui fait converger vers la capitale des équipes de sept départements, l’appui des sponsors conditionne largement la faisabilité même de l’organisation.
Fabrice Makaya Matève a exhorté les athlètes à « représenter leurs départements avec dignité », insistant sur la discipline et le respect. Aux officiels, il a demandé impartialité et rigueur, rappel classique mais rarement superflu dans un tournoi à forte charge émotionnelle.
OTOHO domine Black Lion 72-56 dès la première journée
Sur le terrain, la journée inaugurale a livré un verdict net. OTOHO s’est imposé face à Black Lion sur le score de 72-56, une marge de seize points qui laisse peu de place à la discussion sur la physionomie de la rencontre.
Ce type d’écart, en ouverture d’un tournoi ramassé, compte double. Il installe une équipe dans la compétition et adresse un message aux adversaires potentiels, dans un format où la confiance se construit vite et se perd tout aussi rapidement.
Black Lion, de son côté, a lancé son parcours avec un revers au compteur. Dans une compétition courte, la marge de manœuvre se réduit dès la première défaite, et chaque rencontre suivante prend des allures de match couperet.
Ulther Ikama, meilleur marqueur et candidat déclaré au titre
Le capitaine d’OTOHO, Ulther Ikama, a terminé meilleur marqueur de la journée. Une performance individuelle qu’il a assortie d’une ambition assumée : le titre national, après la deuxième place obtenue par sa formation la saison précédente.
La nuance a son importance. Une équipe vice-championne qui revient avec son capitaine en réussite n’aborde pas un championnat comme une équipe en reconstruction. OTOHO se présente avec le statut de prétendant, et l’assume publiquement.
Le meilleur total de points d’une journée d’ouverture n’offre évidemment aucune garantie sur la suite. Il pose en revanche un standard, et place son auteur sous une pression que les défenses adverses ne manquent jamais d’exploiter.
Cap sur le gymnase Maxime Matsima
Le calendrier prévoyait une semaine de compétition, du 16 au 23 août, avec une finale programmée au gymnase Maxime Matsima. L’enceinte brazzavilloise devait refermer une édition ouverte sous le signe des hommages et des appels à la discipline.
Pour les clubs venus des départements, l’enjeu dépasse la seule ligne du palmarès. La formule rassemble au même endroit seniors, juniors et cadets, et met en vitrine des générations entières sur une poignée de jours.
Reste la question du prolongement. La référence faite par la fédération à l’équipe nationale U18 suggère que ces joutes nationales ne constituent pas une fin en soi, mais un maillon d’une chaîne qui mène jusqu’aux sélections.
Une chose est acquise : la 42e édition aura tenu son rang de rendez-vous fédérateur, avec sept départements représentés, trois catégories d’âge et une semaine pleine de basket-ball dans la capitale congolaise.
