Close Menu
    Articles les plus lus

    Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé

    31/10/2026

    UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre

    30/10/2026

    Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka

    30/10/2026
    En direct depuis Brazzaville :
    • Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé
    • UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre
    • Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka
    • Malnutrition : ce que l’accord Congo-PAM change
    • Manifeste de Brazzaville : le Congo honoré à Verquin
    • Ligue 1 : la Fécofoot vise 18 clubs en format zonal
    • 3 minutes Santé : l’arme anti-rumeurs de l’OMS au Congo
    • Football : l’académie Azingo tend la main aux 7-17 ans
    brazza-24.combrazza-24.com
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza-24.combrazza-24.com
    Accueil»Diplomatie»Cinq capitales, un rêve : le Congo vise l’Unesco
    Diplomatie

    Cinq capitales, un rêve : le Congo vise l’Unesco

    Publié par Jean Patrick Mbemba03/08/2025
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    La candidature congolaise à l’Unesco en perspective

    Dans le paysage multilatéral, le poste de directeur général de l’Unesco concentre des arbitrages subtils où se croisent diplomatie culturelle, intérêts éducatifs et équilibres géopolitiques. Le Congo-Brazzaville, sous l’impulsion du président Denis Sassou-Nguesso, a jeté son dévolu sur cette fonction stratégique en alignant le Dr Edouard Firmin Matoko, haut fonctionnaire reconnu au sein de l’institution parisienne. La décision, annoncée en juin, a rapidement donné lieu à une mobilisation gouvernementale articulée autour d’un argument clé : après l’Égypte en 2009, une nouvelle voix africaine serait en mesure de porter les enjeux de diversité culturelle et d’éducation inclusive au sein d’un monde fracturé par les crises.

    Une stratégie diplomatique régionale calibrée

    Du 28 juillet au 1ᵉʳ août 2025, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a parcouru Libreville, Ouagadougou, Monrovia, Abidjan et Abuja, prolongeant ainsi la mission engagée une semaine plus tôt par le ministre des Affaires étrangères Jean-Claude Gakosso. Le choix de ces capitales n’a rien de fortuit. Il répond à la logique du consensus africain recherché par Brazzaville, où le poids respectif des États francophones, anglophones et lusophones peut influencer la répartition finale des voix à l’Unesco. La présidence de transition du Gabon, les autorités burkinabè, la nouvelle administration libérienne, l’exécutif ivoirien et la première économie du continent que représente le Nigéria ont tous reçu le message écrit du chef de l’État congolais. Chaque entretien, selon les confidences d’un conseiller diplomatique présent lors de la tournée, a mis en avant les convergences régionales dans le domaine de l’éducation et du patrimoine immatériel.

    Le Premier ministre, messager de la voix de Brazzaville

    En privilégiant la figure du chef du gouvernement plutôt que celle d’un émissaire technique, Brazzaville a donné à cette campagne le relief politique attendu par ses partenaires. Anatole Collinet Makosso, ancien ministre de l’Enseignement primaire, a bâti ses argumentaires sur son expérience des réformes éducatives, rappelant notamment le programme national de réhabilitation des écoles rurales lancé en 2022. « Le Congo n’aspire pas à brandir un drapeau solitaire, mais à fédérer les attentes africaines dans une architecture onusienne plus équitable », a-t-il déclaré à Libreville, soulignant l’importance cruciale de la cohésion continentale. Cette dimension humaniste rejoint la doctrine de diplomatie de développement promue par le président Sassou-Nguesso, selon laquelle l’influence se nourrit de projets concrets plutôt que de slogans.

    L’enjeu géopolitique d’une direction africaine

    Au-delà des aspects protocollaires, la candidature congolaise se déploie dans un contexte de recomposition des alliances. La rivalité feutrée entre puissances émergentes pour l’accès aux postes de la famille onusienne rend chaque voix comptable. Dans sa discussion avec le vice-président nigérian Kashim Shettima, le Premier ministre a insisté sur « la neutralité active » de Brazzaville, concept forgé dans les années 1990 pour décrire la capacité congolaise à dialoguer avec tous les blocs, du G77 à l’Union européenne. Cette posture, relevée récemment par l’Institute for Security Studies (Pretoria), pourrait offrir à l’Unesco un leadership capable d’entendre aussi bien les préoccupations des Petits États insulaires que les impératifs de l’Alliance pour l’Éducation verte issue de la COP28.

    Cap sur le Moyen-Orient : relais supplémentaires

    Après l’étape africaine, Ankara, Doha et Abu Dhabi figurent au menu du chef du gouvernement. Le choix de ces escales reflète deux réalités convergentes : un Moyen-Orient de plus en plus influent dans les organisations internationales et la nécessité pour Brazzaville d’élargir sa base de soutien au-delà du cercle africain. Les fonds d’aide à la reconstruction patrimoniale octroyés par le Qatar, l’investissement turc dans les bourses universitaires et la diplomatie culturelle émiratie constituent autant de ponts avec l’agenda programmatique de l’Unesco. Des diplomates confient que la délégation congolaise mettra en avant l’expérience du candidat Matoko dans la coordination des partenariats public-privé, notamment le projet “Routes du patrimoine africain” lancé en 2023 sous l’égide de l’Union africaine.

    Vers Samarcande : les prochaines cartes à jouer

    La 43ᵉ session de la Conférence générale, prévue entre octobre et novembre 2025 à Samarcande, se profile déjà comme la consécration d’un long processus de persuasion discrète. En amont, les rendez-vous informels de la Semaine ministérielle de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, puis les réunions du Bureau de coordination du Mouvement des Non-Alignés, offriront des tribunes essentielles. Les experts congolais misent sur la convergence entre priorités climatiques, numérisation des contenus éducatifs et protection des langues locales pour consolider un bloc de votes estimé à une soixantaine d’États. Dans les couloirs de l’Unesco, certains observateurs estiment que la diplomatie proactive de Brazzaville pourrait, à défaut de rallier tous les suffrages du premier tour, imposer la candidature africaine comme épicentre d’un compromis final.

    Un pari de soft power mesuré

    La quête congolaise s’inscrit enfin dans une logique de soft power assumé. À l’heure où les financements de l’Unesco sont soumis à la volatilité des contributions volontaires, placer un Africain au sommet de l’institution renforcerait la légitimité des programmes pour la jeunesse et l’égalité des genres sur le continent. Pour Brazzaville, la réussite de cette campagne serait moins une victoire individuelle qu’un signal adressé à l’ensemble des États africains : l’influence se cultive à travers la constance diplomatique, l’expertise technique et l’art du consensus. En ce sens, le marathon du Premier ministre Anatole Collinet Makosso dépasse la simple quête arithmétique des voix. Il cristallise la volonté du Congo de participer, par la culture et l’éducation, à la stabilisation d’un ordre international en mutation – un ordre où l’Afrique, forte de ses aspirations, entend désormais occuper la place qui lui revient.

    Anatole Collinet Makosso Diplomatie congolaise Unesco 2025
    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentDiaspora congolaise : un week-end ballon aux pieds
    Article Suivant Congo-Brazzaville, calme carrefour convoité

    Articles sur le même thème

    Manifeste de Brazzaville : le Congo honoré à Verquin

    29/10/2026

    Kwamouth, Nord-Kivu : le retour des réfugiés à l’étude

    21/10/2026

    Lomé, Luanda, Brazzaville : la tournée d’Anzuluni

    01/10/2026
    Articles Récents

    Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé

    31/10/20261

    UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre

    30/10/20261

    Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka

    30/10/20261

    Malnutrition : ce que l’accord Congo-PAM change

    30/10/20261

    Manifeste de Brazzaville : le Congo honoré à Verquin

    29/10/20261

    Ligue 1 : la Fécofoot vise 18 clubs en format zonal

    29/10/20261

    3 minutes Santé : l’arme anti-rumeurs de l’OMS au Congo

    28/10/20261

    Football : l’académie Azingo tend la main aux 7-17 ans

    28/10/20262

    Handball : Madingou, Dolisie et Impfondo se réveillent

    28/10/20261

    Délestages : les syndicats d’E²C sonnent l’alarme

    28/10/20264
    Informations
    Informations

    Brazza-24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    RSS
    Choix de la Rédaction

    Le 3R voit le jour à Brazzaville : ce que veut Mondelé

    31/10/2026

    UBA Congo : votre dossier à jour avant le 31 décembre

    30/10/2026

    Budget 2027 : les 670 milliards défendus par Yoka

    30/10/2026
    Articles Populaires

    Malnutrition : ce que l’accord Congo-PAM change

    30/10/2026

    Manifeste de Brazzaville : le Congo honoré à Verquin

    29/10/2026

    Ligue 1 : la Fécofoot vise 18 clubs en format zonal

    29/10/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.