Le 30 octobre, à Brazzaville, la Fondation Burotop Iris a remis au ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire un lot de vivres, de produits de première nécessité et de matériel de pêche. Les bénéficiaires visés sont les familles frappées par les inondations dans le département de la Likouala.
Selon le ministère, la fondation est la première entreprise à avoir répondu à l’appel à la solidarité lancé par le gouvernement face à la montée des eaux dans le nord du pays.
Likouala : plus de 46 000 personnes touchées par les inondations
Depuis le mois d’octobre, plusieurs localités de la Likouala vivent au rythme de la crue. De nombreuses familles ont basculé dans une grande précarité. Plus de 46 000 personnes subissent aujourd’hui les conséquences de cette catastrophe naturelle.
Face à l’ampleur des besoins humanitaires, le gouvernement a lancé un appel à la solidarité nationale et internationale. Le but est de réunir les ressources nécessaires pour assister la population sinistrée. C’est dans ce cadre que s’inscrit le don de la Fondation Burotop Iris.
Riz, matelas, moustiquaires : le détail du don
Le volet alimentaire comprend des sacs de riz et de haricots, des cartons de sardines, des spaghettis et des conserves de tomate. Autant de denrées de base destinées aux ménages touchés.
La fondation a ajouté des produits non alimentaires pour le quotidien des familles : des matelas, des moustiquaires et divers ustensiles de cuisine. Parmi eux figurent des assiettes, des verres, des marmites et des seaux.
Des kits de pêche pour soutenir les activités
L’élément le plus singulier de l’envoi concerne la pêche. Des kits composés de filets, de barres de pêche et de plomb font partie du lot. Ils sont destinés à soutenir les activités de la population affectée.
Au-delà des besoins immédiats en nourriture et en équipements domestiques, ce matériel s’adresse donc aussi aux moyens d’activité des sinistrés.
Vers quelles zones l’aide sera acheminée
Les biens réceptionnés seront acheminés vers les départements touchés, notamment la Likouala. Ils doivent aussi rejoindre les départements de la Cuvette et des Plateaux, où les inondations prennent également de l’ampleur, selon la ministre.
La présidente de la fondation, Diana Attye, a expliqué que l’organisation avait été profondément touchée par la situation difficile des habitants de la sous-préfecture d’Épéna, dans la Likouala. Fidèle à ses valeurs de solidarité et de partage, la fondation a donc choisi de répondre à l’appel du ministère.
Pour Diana Attye, cette action réaffirme l’engagement social de la fondation et sa volonté de contribuer aux efforts de solidarité nationale en faveur des communautés en difficulté.
Romaine Gangoyi, responsable des opérations, a présenté la contribution comme le reflet de l’engagement de la fondation envers la population vulnérable. « C’est avec un grand cœur que nous vous remettons ce don », a-t-elle déclaré.
Elle a formulé un souhait précis : « Nous espérons qu’il arrivera aux bonnes personnes qui ont été touchées par ces inondations depuis le mois d’octobre. »
La ministre Pongault salue la première entreprise mobilisée
La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Marie-France Hélène Lydie Pongault, a exprimé la reconnaissance du gouvernement envers les donateurs.
« A la Fondation Burotop Iris, nous allons dire merci, un grand merci, parce que c’est la première société qui a répondu présente à l’appel de solidarité que le gouvernement a lancé », a-t-elle déclaré.
La ministre a toutefois insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective. Pour elle, la prise en charge des sinistrés ne peut pas reposer uniquement sur les pouvoirs publics. « Nous souhaitons que d’autres sociétés nous accompagnent, parce que ce sinistre n’est pas de la seule responsabilité du gouvernement », a-t-elle plaidé.
« Le gouvernement est en train de faire ce qu’il doit faire, prendre ses responsabilités pour accompagner et protéger la population », a-t-elle poursuivi.
Elle appelle aussi d’autres sociétés, d’autres institutions internationales « et pourquoi pas d’autres pays qui sont en mesure de nous accompagner pour affronter cette difficulté ».
L’exécutif et les Nations unies en appui
D’après Marie-France Hélène Lydie Pongault, le président de la République a pris le dossier à bras-le-corps. Il a instruit le gouvernement de s’impliquer davantage dans l’assistance aux victimes.
Le Premier ministre a, de son côté, demandé aux membres du gouvernement de se rendre sur le terrain. L’objectif : constater l’ampleur du sinistre et apporter une réponse adaptée aux besoins de la population.
La ministre a également rappelé l’appui des institutions internationales, notamment des Nations unies, qui accompagnent les efforts du gouvernement depuis les premiers jours de la crise.
Le secteur privé appelé à suivre
Alors que les inondations continuent de menacer les conditions de vie de milliers de Congolais dans le nord du pays, le geste de la Fondation Burotop Iris remet en lumière la responsabilité sociétale des entreprises.
Il sonne aussi comme un appel à une mobilisation plus large du secteur privé et des partenaires internationaux. Pour les familles de la Likouala, de la Cuvette et des Plateaux, l’urgence reste entière.
