Un désistement à un mois du scrutin
À quelques semaines de l’élection présidentielle de mars 2026, la course au pouvoir vient de connaître un premier mouvement notable. Alexis Bongo, jusqu’ici candidat déclaré, a fait savoir qu’il renonçait à briguer la magistrature suprême.
L’annonce a été rendue publique le 25 février à Brazzaville. Dans sa déclaration, l’intéressé a indiqué retirer sa candidature et appeler ses partisans à reporter leurs suffrages sur un autre prétendant.
Un ralliement à Denis Sassou-N’Guesso
Le bénéficiaire de ce désistement est Denis Sassou-N’Guesso, lui aussi candidat à la présidentielle de mars 2026. Alexis Bongo a explicitement invité ses soutiens à voter pour ce dernier dès le premier tour du scrutin.
Ce geste resserre, de fait, le champ des candidatures à l’approche du vote. En orientant son électorat, Alexis Bongo entend peser sur la dynamique du premier tour plutôt que de maintenir une candidature concurrente.
Des motivations présentées comme patriotiques
Pour justifier sa décision, Alexis Bongo a mis en avant des considérations patriotiques et économiques. Il présente ainsi son retrait moins comme un renoncement personnel que comme un choix dicté, selon lui, par l’intérêt du pays.
Aucune autre précision sur les contours de cet accord ou sur ses éventuelles contreparties n’a été communiquée dans sa déclaration. À ce stade, seule la consigne de vote en faveur de Denis Sassou-N’Guesso a été formulée publiquement.
Vers un premier tour resserré
L’échéance reste fixée à mars 2026. Ce ralliement, intervenu fin février, constitue l’un des premiers repositionnements connus avant l’ouverture officielle de la campagne et le passage devant les électeurs congolais.