Close Menu
    Articles les plus lus

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/2026

    Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?

    15/09/2026

    Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles

    15/09/2026
    En direct depuis Brazzaville :
    • Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires
    • Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?
    • Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles
    • Pointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme
    • Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin
    • Brazzaville : le numérique s’écrit au féminin
    • Paludisme : Brazzaville arme les médias africains
    • Paris : l’ambassade du Congo, maison des étudiants
    brazza-24.combrazza-24.com
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza-24.combrazza-24.com
    Accueil»Éducation»Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles
    Éducation

    Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles

    Publié par Léandre Makaya15/09/2026
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Du 9 au 11 septembre, Owando a accueilli la 6e édition de « l’École de la jeune fille ». Au programme de ce séminaire gratuit organisé par la Fondation Dorcy Bandzami : savonnerie, pâtisserie et sensibilisation aux grossesses précoces.

    Trois jours de formation gratuite au cœur de la Cuvette

    Pendant trois jours, des jeunes filles ont troqué le rythme des vacances contre des séances de travail. Owando, chef-lieu du département de la Cuvette, a servi de cadre à ce séminaire de formation gratuit, placé sous le thème « Revenons à nos valeurs ».

    L’initiative revient à la Fondation Dorcy Bandzami, qui organisait là la sixième édition de son École de la jeune fille. Elle part d’une conviction : pour bâtir demain une société meilleure, il faut investir dès aujourd’hui dans l’éducation et l’épanouissement des jeunes filles.

    Le calendrier n’a rien d’un hasard. En plaçant la session en pleine période de vacances, la fondation a voulu proposer un espace d’apprentissage, d’échange et de découverte, et tirer les participantes du divertissement comme de l’oisiveté.

    Savonnerie et pâtisserie, un savoir-faire à emporter

    Le volet pratique s’est articulé autour de deux métiers, la savonnerie et la pâtisserie. Pour les participantes, l’enjeu ne se limitait pas à écouter : il s’agissait de mettre la main à la pâte et d’acquérir des gestes utiles.

    La fondation assume l’objectif : montrer à ces jeunes filles qu’elles peuvent apprendre un savoir-faire, développer leur créativité et éventuellement transformer une compétence en activité génératrice de revenus. Le mot « éventuellement » a son importance, car la démarche ne promet pas de débouché immédiat.

    Dorcy Bandzami a résumé le cap sans détour : « Notre ambition est donc de contribuer à former des jeunes filles responsables, conscientes de leur valeur, autonomes et capables d’apporter quelque chose de positif à leur communauté ».

    Grossesses précoces : informer plutôt que moraliser

    Au-delà des ateliers, les participantes ont été sensibilisées à des réalités auxquelles elles sont confrontées très tôt. Les relations amoureuses, la pression du groupe, les rapports sexuels et les grossesses précoces figuraient parmi les thèmes abordés.

    La liste ne s’arrêtait pas là. Les violences, les manipulations affectives, l’exposition à des contenus inappropriés sur Internet et certaines formes de dépendance ont également été évoquées lors du séminaire.

    Dorcy Bandzami part d’un constat : « Les jeunes sont exposés à diverses informations à travers les réseaux sociaux, Internet et leur environnement. Certaines de ces informations sont positives, mais d’autres peuvent malheureusement les conduire vers des comportements qui peuvent avoir des conséquences importantes sur leur avenir », a-t-elle indiqué.

    Pour la fondation, il n’est pas question de faire la morale aux jeunes filles, mais de leur fournir des informations et des repères afin qu’elles prennent des décisions éclairées. Une nuance de taille sur des sujets aussi sensibles que la sexualité ou les grossesses précoces.

    « Revenons à nos valeurs », le fil conducteur

    Le thème retenu vise à rendre à chaque jeune fille la conscience de sa valeur. Ne pas se dévaloriser, ne pas la chercher uniquement dans le regard des autres : sa dignité ne dépend ni de son apparence, ni de ses relations amoureuses, ni de ce qu’elle possède.

    Les enseignements théoriques ont décliné cette idée autour de cinq notions : le respect, l’intégrité, la responsabilité, la solidarité et l’excellence. Des valeurs qui, selon les organisateurs, doivent naître dans la famille puis se prolonger à l’école, dans les amitiés, dans la vie professionnelle et dans la société.

    Dans la tête, le cœur et les mains

    Que retiennent concrètement les participantes de ces trois jours à Owando ? La fondation a sa propre grille de lecture, que Dorcy Bandzami a résumée en une image.

    « Notre souhait est qu’elles ne repartent pas de l’École de la jeune fille comme elles y sont arrivées. Nous voulons qu’une participante reparte avec quelque chose dans la tête, le cœur ainsi que dans les mains », a-t-elle déclaré.

    La formule se lit presque comme un programme : des repères dans la tête, des valeurs dans le cœur, et dans les mains, la savonnerie et la pâtisserie apprises durant la session.

    Les suites, elles, varieront d’une jeune fille à l’autre. « Certaines pourront poursuivre leurs études, d’autres pourront approfondir les compétences acquises ou commencer progressivement une petite activité », a-t-elle précisé.

    Pas d’obligation de résultat immédiat, donc. Même si une jeune fille ne transforme pas tout de suite la formation en activité professionnelle, la fondation estime que la sensibilisation reçue peut avoir un impact important sur son parcours.

    Aux participantes, Dorcy Bandzami a adressé plusieurs encouragements : continuer à apprendre, développer leurs talents, respecter leurs familles, faire des choix responsables et, surtout, croire qu’elles peuvent construire quelque chose de positif avec leur vie.

    Une fondation née à Dakar en 2020

    La Fondation Dorcy Bandzami a vu le jour le 13 juin 2020 à Dakar, au Sénégal. Aux yeux de Dorcy Bandzami, la structure est avant tout une histoire de service, portée par la volonté d’apporter une contribution concrète à la société.

    Son action repose sur deux piliers. Le premier, baptisé Opération Retane, entend apporter le sourire et la joie à travers une œuvre de charité et un soutien aux personnes âgées et handicapées.

    Le second n’est autre que l’École de la jeune fille, dont la vocation est d’éduquer, d’encadrer et de conscientiser les jeunes filles sur les bonnes valeurs. Le rendez-vous d’Owando s’inscrit dans cette seconde branche.

    Parents, écoles et Églises appelés à prendre leur part

    Au terme de son intervention, Dorcy Bandzami a élargi le propos au-delà du séminaire. Elle a invité les parents, l’école, les associations et les églises à prendre leurs responsabilités dans l’éducation des enfants.

    Cette éducation, a-t-elle souligné, ne concerne pas uniquement certaines catégories de jeunes. Enfants et adolescents sont exposés très tôt à des réalités auxquelles ils ne sont pas toujours préparés. Un appel qui renvoie chacun à sa part du travail, bien au-delà des trois jours passés à Owando.

    Cuvette École de la jeune fille Fondation Dorcy Bandzami grossesses précoces Owando savonnerie
    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentPointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme
    Article Suivant Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?

    Articles sur le même thème

    Brazzaville : le numérique s’écrit au féminin

    13/09/2026

    Congo : 20 % d’analphabètes, le plan pour 2026-2027

    10/09/2026

    Alphabétisation : le Congo se mobilise le 8 septembre

    04/09/2026
    Articles Récents

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/20261

    Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?

    15/09/20260

    Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles

    15/09/20260

    Pointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme

    14/09/20260

    Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin

    14/09/20260

    Brazzaville : le numérique s’écrit au féminin

    13/09/20260

    Paludisme : Brazzaville arme les médias africains

    12/09/20260

    Paris : l’ambassade du Congo, maison des étudiants

    11/09/20260

    UBA Congo : six arrivées qui rebattent son conseil

    11/09/20263

    Retour de la RAM : Brazzaville et Pointe-Noire en jeu

    10/09/20261
    Informations
    Informations

    Brazza-24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    RSS
    Choix de la Rédaction

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/2026

    Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?

    15/09/2026

    Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles

    15/09/2026
    Articles Populaires

    Pointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme

    14/09/2026

    Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin

    14/09/2026

    Brazzaville : le numérique s’écrit au féminin

    13/09/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.