Brazzaville change de visage à la tête de son école d’officiers. Le colonel Bienvenu Désiré Moundélé-Ngollo dirige désormais l’Académie militaire Marien-Ngouabi, installé lors d’une cérémonie tenue le 21 février.
Une passation au cœur de l’ACMIL
La prise de commandement s’est déroulée le 21 février à Brazzaville, au sein de l’Académie militaire Marien-Ngouabi (ACMIL). L’événement marque l’arrivée d’un nouveau responsable à la tête de cette institution de formation des Forces armées congolaises (FAC).
La cérémonie s’est tenue en présence du commandant des écoles des FAC, le général de brigade Charles Victoire Batandi. Elle a suivi le protocole habituel de ce type d’occasion, avec ses temps forts attendus par l’assistance militaire.
Au programme figuraient la lecture de l’acte administratif de nomination, puis les rituels d’intronisation et de prise de commandement. Autant d’étapes qui scellent officiellement le transfert de responsabilité au nouveau chef de l’académie.
Les premiers mots du colonel
En endossant ses nouvelles fonctions, le colonel Moundélé-Ngollo n’a pas masqué l’ampleur de la mission. « J’ai pleine conscience de la tâche énorme qu’il y a à accomplir ici », a-t-il déclaré devant l’assistance réunie pour l’occasion.
L’officier a aussi tenu à exprimer sa détermination autant que sa prudence. « J’ose espérer ne pas faillir, sinon ne pas décevoir la hiérarchie qui a placé toute sa confiance en ma personne », a-t-il ajouté lors de son intervention.
Ce ton mesuré dit beaucoup de la fonction qui l’attend. Diriger une académie militaire, c’est former les cadres de demain, transmettre une exigence et incarner une continuité institutionnelle au service de l’armée congolaise.
Un parcours forgé à l’international
Le nouveau commandant arrive avec un bagage académique solide. Il a suivi des cours d’enseignement militaire supérieur à l’École supérieure internationale de guerre au Cameroun, entre 2017 et 2018, une étape clé dans son ascension.
Auparavant, il avait également effectué un cours d’état-major à Libreville, au Gabon, sur la période 2014-2015. Ces formations régionales témoignent d’une trajectoire pensée pour les responsabilités de commandement et d’encadrement.
Cette double expérience camerounaise et gabonaise ancre le colonel dans une culture militaire ouverte sur la sous-région. Un atout, à l’heure où la coopération entre armées d’Afrique centrale occupe une place croissante.
Une expérience interne à l’académie
Le profil du colonel ne se limite pas aux salles de cours étrangères. Au sein de l’institution militaire, il a occupé plusieurs fonctions qui l’ont progressivement rapproché du commandement qu’il exerce aujourd’hui.
Il a notamment été directeur de stages préparatoires. Depuis 2018, il assumait par ailleurs le rôle de chef de division recherche et de directeur de la formation initiale à l’ACMIL, au plus près des élèves officiers.
Cette connaissance interne de la maison constitue un atout évident. Le nouveau commandant ne découvre pas l’académie : il en connaît les rouages, les exigences pédagogiques et les attentes placées en ses futurs diplômés.
Des distinctions qui jalonnent une carrière
La carrière du colonel a été ponctuée de reconnaissances officielles. En juin 2022, il a reçu le titre de chevalier dans l’ordre du mérite congolais, une distinction qui salue les services rendus à la nation.
Plus tôt, en 2011, il s’était vu décerner la médaille commémorative du 50e anniversaire des FAC et de la gendarmerie. Ces honneurs dessinent le portrait d’un officier reconnu au fil des années par sa hiérarchie.
Avec cette nomination, l’ACMIL ouvre un nouveau chapitre. Reste désormais au colonel Moundélé-Ngollo à transformer cette confiance affichée par la hiérarchie en résultats concrets, au service de la formation des futurs cadres des Forces armées congolaises.
