Après six éditions organisées à Brazzaville, la session de formation aux métiers de l’audiovisuel change de ville. Sa 7e édition se tiendra du 16 au 25 février 2027 à Pointe-Noire, avec le soutien réaffirmé de son parrain, Ildevert Mesmin Akoli.
Dix jours de formation à Pointe-Noire en février 2027
Le calendrier est désormais fixé. Les participants de la 7e édition sont attendus dans la capitale économique du Congo-Brazzaville du 16 au 25 février 2027, soit dix jours consacrés aux différents métiers de l’audiovisuel.
L’initiative est portée par l’Association des techniciens professionnels de l’audiovisuel, présidée par Bienvenu Sax Gampio Pioganth. Depuis six éditions, cette structure réunit chaque année des jeunes pour les former aux professions de l’audiovisuel, un secteur présenté comme porteur d’opportunités pour la jeunesse.
La confirmation est intervenue le 14 septembre. Ce jour-là, le parrain de l’édition a assuré le président de l’association de son appui et confirmé la tenue de la rencontre dans la ville océane.
À ce stade, les informations relayées par la presse locale ne précisent ni le lieu exact de la formation à Pointe-Noire, ni les modalités d’inscription, ni le nombre de places ouvertes. Les jeunes intéressés auront donc intérêt à suivre les annonces de l’association organisatrice dans les prochains mois.
De Brazzaville à Pointe-Noire, ce que change le déplacement
Jusqu’ici, la série de formations annuelles s’était toujours tenue à Brazzaville. Le choix de Pointe-Noire marque donc la première délocalisation de l’événement, qui quitte la capitale politique pour la capitale économique du pays.
Pour les jeunes Ponténégrins, ce changement devrait lever une contrainte évidente : celle de devoir se rendre à Brazzaville pour accéder à cette formation. Il offre aussi à l’association l’occasion d’aller à la rencontre d’un nouveau public.
Les propos rapportés ne détaillent pas les raisons précises de ce choix. Mais la cohérence avec le discours du parrain, centré sur l’entrepreneuriat et le secteur privé, se lit sans peine dans une ville qui fait figure de poumon économique du Congo.
Quel profil pour les participants attendus
Le public visé reste la jeunesse congolaise. La session s’adresse à des jeunes désireux d’acquérir des compétences directement utiles à leur insertion professionnelle, dans un secteur que les organisateurs décrivent comme en constante évolution.
Les éditions précédentes donnent une idée du profil recherché. D’après Les Dépêches de Brazzaville, elles ont fait émerger des entrepreneurs qui ont aujourd’hui à leur actif de très petites et moyennes entreprises. La formation ne vise donc pas seulement l’emploi salarié, mais aussi la création d’activité.
La récente promotion porte d’ailleurs le nom d’Ildevert Mesmin Akoli, qui accompagnera de nouveau les jeunes en tant que parrain de la 7e édition.
Les jeunes formés ont également trouvé un débouché concret au sein même de l’association. En octobre 2024, celle-ci a lancé TPAV média, une chaîne de télévision en ligne qui émet toujours, grâce notamment à l’apport des jeunes passés par ses sessions.
Ildevert Mesmin Akoli, un parrain qui mise sur la formation
Présenté comme un expert en gestion de la politique économique, le parrain justifie son engagement par une conviction : dans un monde devenu concurrentiel, la formation demeure un outil capital pour le développement humain.
« Nous avons besoin des gens qui sont habiles, ceux qui ont de la matière parce que sans formation, on n’est rien », a-t-il déclaré. Il affirme avoir refusé de « laisser les jeunes cavaler seuls », préférant un accompagnement tourné vers leur autonomie.
Selon lui, un jeune formé peut plus facilement prendre le train de l’innovation, créer du neuf et arrimer le développement à la nouvelle donne. Il invite donc la jeunesse à s’investir dans l’apprentissage plutôt qu’à s’aventurer sans bagage.
L’entrepreneuriat en toile de fond
Le parrain relie directement la formation à l’économie. « Les jeunes doivent obligatoirement apprendre parce que, derrière, nous parlons d’entrepreneuriat », a-t-il insisté, jugant que le marché de la fonction publique est « étriqué ».
Pour Ildevert Mesmin Akoli, c’est le privé qui tire la croissance. Il attend des jeunes qu’ils prennent des initiatives, créent des PME et des PMI ou s’installent comme artisans. « Lorsque tu crées ta richesse, tu es indépendant », résume-t-il, en soulignant que l’État y gagne aussi.
Suivre les mutations des médias
Le parrain évoque aussi les transformations du paysage médiatique. À ses yeux, les jeunes ne doivent pas rester statiques mais évoluer avec les autres, d’où la nécessité d’appuyer ceux qui portent de bonnes initiatives dans le domaine de la formation.
« Donner le poisson à quelqu’un chaque fois, cela est révolu. Il faut l’apprendre à pêcher afin qu’il soit autonome, sinon on ne va pas évoluer », a-t-il conclu, évoquant l’« effet multiplicateur » des avantages dont il a lui-même bénéficié.
Un rendez-vous à préparer dès maintenant
Environ cinq mois séparent l’annonce de l’ouverture de la session. Pour Pointe-Noire, l’enjeu sera d’accueillir dans de bonnes conditions une manifestation jusqu’ici ancrée à Brazzaville, et de montrer que cette formation peut essaimer hors de la capitale.
Pour les jeunes de la ville attirés par l’audiovisuel, la 7e édition représente une occasion de se former sans avoir à voyager. Reste à connaître les modalités pratiques de participation, qui n’ont pas été détaillées à ce stade.
