La course pour Brazzaville est désormais cadrée. Le 20 février 2026, le président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, a proclamé la liste définitive des candidats habilités à briguer la magistrature suprême lors du scrutin présidentiel prévu du 12 au 15 mars 2026.
Sept noms pour la magistrature suprême
Au terme de l’examen des dossiers, sept prétendants franchissent le filtre des juges constitutionnels. Cette liste mêle figures partisanes et candidats sans étiquette, reflet d’un champ politique où coalitions et démarches individuelles cohabitent à l’approche du vote.
Denis Sassou N’Guesso se présente sous la bannière de la majorité présidentielle. À ses côtés figurent Gavet Elengo Melaine Destin, porté par le Mouvement républicain, et Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, du parti La Chaîne.
Le tableau se complète avec Mavoungou Zinga Mabio, candidat de l’Alliance, et Nganguia Engambe Anguios, du Parti pour l’action de la République. Deux indépendants, Mafoula Uphrem Dave et Manangou Vivien Romain, ferment la liste des sept retenus.
Des conditions d’éligibilité resserrées
Devant les caméras, Auguste Iloki a détaillé la grille de critères appliquée aux postulants. La Cour s’est appuyée sur les dispositions de la loi électorale pour trancher, écartant de fait tout dossier jugé incomplet ou non conforme aux exigences légales.
Parmi ces obligations figurent des extraits d’acte de naissance certifiés et des certificats médicaux délivrés par trois médecins assermentés. S’y ajoutent la production d’un casier judiciaire et un cautionnement non remboursable fixé à vingt-cinq millions de francs CFA.
Ce montant, loin d’être anodin, agit comme un filtre matériel autant que symbolique. Il vise à limiter les candidatures de pure forme et à n’admettre que des prétendants disposant d’un ancrage organisationnel suffisant pour mener une campagne nationale.
La Cour, gardienne de la régularité du scrutin
Au-delà de la simple validation des noms, l’intervention de la Cour constitutionnelle s’inscrit dans une mécanique institutionnelle précise. L’examen préalable des candidatures constitue un contrôle en amont, destiné à sécuriser le processus électoral avant même l’ouverture officielle de la campagne.
Cette compétence trouve son fondement dans l’article 176 de la Constitution congolaise. En filtrant les dossiers, la juridiction entend garantir la régularité du rendez-vous électoral et asseoir la légitimité du futur élu sur une base juridique incontestable.
À quelques semaines de l’ouverture des bureaux de vote, le décor institutionnel est ainsi planté. Les sept candidats validés disposent désormais d’une fenêtre resserrée pour porter leur message aux électeurs congolais, urnes en ligne de mire les 12 et 15 mars prochains.
