La journée qui devait sceller la fin d’un parcours scolaire s’est muée en deuil à Sibiti. Ce vendredi 26 juin 2026, un accident de la circulation est survenu non loin du lycée Augustin Poignet, quelques instants seulement après la dernière épreuve du Brevet d’études du premier cycle (BEPC).
Le bilan est lourd. Quatre personnes ont perdu la vie sur le coup, parmi lesquelles le chauffeur d’un taxi impliqué dans le drame. Au lieu de la liesse attendue, c’est la stupeur qui s’est emparée des abords de l’établissement.
Un drame à la sortie des épreuves du BEPC
Le moment choisi par le sort donne à ce sinistre une résonance particulière. Les candidats venaient de refermer le dernier chapitre de leur examen. Pour beaucoup, l’heure était au soulagement, aux retrouvailles entre camarades et au retour vers les familles.
C’est dans ce contexte que l’accident a frappé. La proximité immédiate du lycée Augustin Poignet a transformé un lieu de réussite scolaire en théâtre de désolation, sous les yeux de jeunes à peine sortis de leurs copies.
Les autorités locales ne s’étaient pas encore exprimées en détail dans l’immédiat. Les circonstances exactes du sinistre restaient à établir au moment des premiers constats.
Sibiti sous le choc, familles et écoles endeuillées
Au-delà du décompte des victimes, c’est toute une communauté qui encaisse le coup. À Sibiti, chef-lieu du département de la Lékoumou, l’émotion a gagné les familles, les élèves et le milieu éducatif.
La période des examens cristallise chaque année espoirs et tensions chez les jeunes Congolais et leurs proches. Voir cet horizon brisé par un accident, à l’instant même de la délivrance, ajoute une charge douloureuse au traumatisme.
Les candidats présents ont assisté, impuissants, à un événement dont ils garderont la marque. Pour les enseignants comme pour les parents, la fin des épreuves laisse place à une peine difficile à formuler.
Une enquête attendue pour établir les causes
À ce stade, les raisons précises de l’accident demeurent inconnues. Selon les premiers éléments rapportés, un taxi s’est trouvé au cœur de l’événement, mais aucune explication officielle n’a encore été avancée sur l’enchaînement des faits.
Une investigation officielle devrait permettre de reconstituer le déroulé du drame. Elle aura pour tâche de déterminer ce qui a conduit à ce bilan, sans que des conclusions hâtives puissent être tirées tant que les constats ne sont pas achevés.
Les autorités compétentes étaient attendues pour livrer des informations complémentaires. Dans pareilles situations, la parole publique sert autant à informer qu’à accompagner des familles brutalement plongées dans le deuil.
La sécurité routière près des écoles en question
Ce drame relance, en creux, la question de la sécurité aux abords des établissements scolaires. Les périodes d’examen concentrent des déplacements nombreux, avec des élèves qui convergent puis se dispersent en masse autour des lycées et collèges.
Les pouvoirs publics sont attendus pour annoncer d’éventuelles mesures destinées à renforcer la sécurité routière dans ces zones sensibles. La protection des élèves sur le chemin de l’école constitue un enjeu récurrent, que ce type d’événement remet au premier plan.
Pour l’heure, Sibiti panse ses plaies. La ville, qui devait célébrer une étape clé du calendrier scolaire, se retrouve à pleurer ses morts, dans l’attente des éclaircissements que les autorités devront apporter.
