Le gouvernement congolais réaffirme son intention de moderniser les équipements sportifs du pays. Une orientation présentée comme un investissement structurant, davantage que comme un simple soutien aux clubs et aux sélections nationales.
L’annonce est intervenue le 25 juillet à Brazzaville, portée par le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’éducation civique, Hugues Ngouélondélé. Elle s’est inscrite dans la journée nationale de sports (ACI).
Une modernisation érigée en priorité publique
Cette année, la célébration avait pour thème « La redynamisation du sport congolais ». Le message gouvernemental y a pris une tonalité volontariste : poursuivre la mise à niveau des infrastructures pour hisser le Congo au rang de terre d’accueil des grandes compétitions internationales.
Derrière l’objectif sportif se dessine une logique d’aménagement. Doter le territoire d’équipements modernes suppose des chantiers, des financements durables et une planification qui dépasse le seul calendrier des matchs.
Le secteur privé appelé en renfort
Pour tenir cette ambition, l’exécutif mise sur un attelage public-privé. Le ministre a défendu la création de centres de formation multidisciplinaires répartis sur l’ensemble du territoire national, adossés à l’appui d’investisseurs privés (ACI).
La relance du sport scolaire et universitaire complète ce dispositif. L’idée : détecter tôt les talents et bâtir une filière continue, du terrain scolaire aux structures d’élite, plutôt que de dépendre d’initiatives ponctuelles.
Des résultats mis en avant pour convaincre
Pour asseoir sa démonstration, Hugues Ngouélondélé a rappelé quelques références. Le Centre de formation du football de Brazzaville a permis au Congo de remporter la Coupe d’Afrique des nations junior en 2007, puis d’atteindre en 2023 la finale d’un tournoi international organisé en Italie.
« C’est dans cette même logique que le gouvernement a noué un partenariat public-privé ayant conduit à la création de l’Académie Alima d’Oyo qui, après seulement deux années d’existence, s’illustre en remportant des tournois sur la scène internationale », a-t-il souligné (ACI).
Ces exemples servent un raisonnement : l’investissement dans les structures produit des résultats mesurables. Le ministre en fait la justification d’une politique appelée à se poursuivre et à s’étendre sur le territoire.
L’exigence de gouvernance des fédérations
Le ministre n’a pas limité son propos aux équipements. Il a appelé les fédérations sportives nationales à une gouvernance exemplaire, fondée sur la transparence, l’éthique et une recherche permanente de la performance.
Cette insistance suggère que l’effort public s’accompagne d’attentes en matière de gestion. Financer des infrastructures et des académies implique, en creux, des comptes clairs et une administration crédible du mouvement sportif national.
Un volet du projet présidentiel
L’ensemble s’inscrit dans une ambition plus large. Selon le ministre, cette orientation traduit la volonté du président Denis Sassou-N’Guesso de faire du sport un levier de développement, dans le cadre de son projet « l’Accélération de la marche vers le développement » (ACI).
Reste la mise en œuvre. La modernisation annoncée devra se traduire par des chantiers concrets et un financement pérenne. Sur ce terrain, l’annonce du 25 juillet fixe un cap ; les prochaines étapes en diront la portée réelle.
