Close Menu
    Articles les plus lus

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/2026

    Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?

    15/09/2026

    Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles

    15/09/2026
    En direct depuis Brazzaville :
    • Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires
    • Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?
    • Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles
    • Pointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme
    • Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin
    • Brazzaville : le numérique s’écrit au féminin
    • Paludisme : Brazzaville arme les médias africains
    • Paris : l’ambassade du Congo, maison des étudiants
    brazza-24.combrazza-24.com
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza-24.combrazza-24.com
    Accueil»Santé»Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin
    Santé

    Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin

    Publié par Ariane Makaya14/09/2026
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Du 29 août au 4 septembre, une délégation congolaise conduite par le ministre de la Santé et de la Population, Jean-Rosaire Ibara, a étudié au Bénin l’organisation des agents de santé communautaires. Outil numérique, rôle des communes, financement local : voici ce que le Congo en retient.

    Une mission Sud-Sud entre Cotonou et Ouidah

    L’enjeu tenait en une question : comment assurer durablement la présence des agents de santé communautaires (ASC) auprès des populations ? Pour y répondre, le Congo-Brazzaville et le Bénin ont confronté leurs expériences à Cotonou et à Ouidah, du 29 août au 4 septembre 2026.

    Arrivée le 29 août, la délégation congolaise comptait treize membres : dix représentants du ministère de la Santé et de la Population et trois de Catholic Relief Services (CRS), sous le leadership de Gladys Muhire, directrice des projets du Fonds mondial de CRS au Congo.

    Les travaux se sont ouverts le 31 août par une audience entre Jean-Rosaire Ibara et son homologue béninois, le professeur Benjamin Hounkpatin. Les échanges ont ensuite porté sur le financement de la santé communautaire, la gouvernance locale, l’organisation et la pérennisation du travail des ASC.

    De 2 366 à 5 118 agents : le cap fixé pour 2030

    Le Congo n’arrivait pas les mains vides. Son Plan stratégique national de santé communautaire 2025-2030 prévoit notamment de faire passer le nombre d’ASC actifs de 2 366 à 5 118 d’ici 2030. Soit 2 752 agents de plus, un effectif multiplié par plus de deux.

    Grossir les rangs n’est toutefois qu’une partie de l’équation. Selon le communiqué, l’enjeu consiste désormais à renforcer l’institutionnalisation de ces agents et à bâtir des mécanismes de financement durables.

    Concrètement, que peuvent en attendre les familles ? Le document ne chiffre pas l’effet attendu par localité ni par ménage. Il fixe en revanche un cap clair : garantir, dans la durée, la présence et l’action de ces agents au plus près des populations.

    Ce que le modèle béninois met sur la table

    Qu’est-ce qui a nourri la réflexion congolaise ? D’après CRS, l’expérience béninoise se distingue notamment par un engagement politique fort, l’implication des collectivités territoriales, le financement domestique et la numérisation de certains processus.

    L’organisation prend soin de le préciser : il ne s’agissait pas de reproduire un modèle. Le but était de faire dialoguer deux parcours pour repérer les pratiques adaptables aux réalités du Congo.

    À Ouidah, les communes au centre du dispositif

    Le mercredi 2 septembre, la délégation s’est rendue à Ouidah, commune située à près de 42 kilomètres de Cotonou, la capitale économique du Bénin. Place à l’observation de terrain, avec des échanges menés auprès des autorités communales et sanitaires.

    Ces discussions ont éclairé trois questions très pratiques : comment les acteurs communautaires sont organisés, comment ils sont supervisés et comment fonctionne le financement local.

    Pour CRS, cette immersion a illustré le rôle que les collectivités locales peuvent tenir dans la gouvernance et la pérennisation de la santé communautaire. Un point qui rejoint directement l’enjeu de financement durable mis en avant côté congolais.

    CommCare, l’outil numérique vu en visite à domicile

    Sur place, la délégation a aussi assisté à une causerie éducative et suivi une visite à domicile. Lors de cette visite, l’outil numérique CommCare était utilisé pour collecter les données et les faire remonter.

    Le communiqué n’indique pas que le Congo adoptera CommCare. Il mentionne en revanche, parmi les suites de la mission, une réflexion sur la digitalisation de l’ensemble du parcours de collecte et de remontée des données.

    Les partenaires du Bénin consultés

    Le jeudi 3 septembre, une séquence a réuni les partenaires techniques et financiers de la santé communautaire au Bénin : l’OMS, présentée comme chef de file des partenaires de la santé, l’UNICEF, l’ambassade des États-Unis et le Comité de coordination national des projets du Fonds mondial (CCN), entre autres.

    Au retour, quatre chantiers engagés au Congo

    Selon CRS, les enseignements de la mission commencent à se traduire en actions. Dès le retour de la délégation, plusieurs chantiers ont été engagés, à commencer par la revue de certains outils utilisés par les ASC, en particulier lors des visites à domicile.

    S’y ajoutent la réflexion sur la digitalisation des données, le réexamen de l’arrêté qui encadre le travail des ASC à la lumière des pratiques observées, et un examen de leurs besoins en équipements. Ce dernier s’accompagne d’un plaidoyer pour améliorer leurs conditions de travail.

    À ce stade, il s’agit de revues et de réflexions, sans calendrier précisé dans le communiqué. Pour les familles, leur portée dépendra de ce qui en sortira concrètement.

    Le rôle revendiqué par CRS

    CRS indique avoir accompagné, financé et coordonné la mission via ses bureaux du Congo et du Bénin, dans le cadre de son partenariat avec le gouvernement congolais. L’organisation dit avoir facilité le dialogue technique et la mise en relation des institutions des deux pays.

    Elle salue l’implication du ministre Jean-Rosaire Ibara, qui a personnellement conduit les travaux, et remercie le gouvernement béninois pour son accueil et le partage de son expérience.

    Une coopération qui reste à concrétiser

    Pour CRS, la mission a dépassé le cadre d’une simple visite d’étude. Elle ouvre une nouvelle étape, « celle de la capitalisation, de l’adaptation et de l’action », et illustre le potentiel de la coopération Sud-Sud.

    Côté congolais, reste l’enjeu posé au départ : assurer durablement la présence des ASC auprès des populations, alors que le plan national vise à en compter 5 118 en 2030.

    Bénin Catholic Relief Services CommCare Congo-Brazzaville Jean-Rosaire Ibara santé communautaire
    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentBrazzaville : le numérique s’écrit au féminin
    Article Suivant Pointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme

    Articles sur le même thème

    Paludisme : Brazzaville arme les médias africains

    12/09/2026

    Paris : l’ambassade du Congo, maison des étudiants

    11/09/2026

    Congo : 20 % d’analphabètes, le plan pour 2026-2027

    10/09/2026
    Articles Récents

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/20261

    Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?

    15/09/20260

    Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles

    15/09/20260

    Pointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme

    14/09/20260

    Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin

    14/09/20260

    Brazzaville : le numérique s’écrit au féminin

    13/09/20260

    Paludisme : Brazzaville arme les médias africains

    12/09/20260

    Paris : l’ambassade du Congo, maison des étudiants

    11/09/20260

    UBA Congo : six arrivées qui rebattent son conseil

    11/09/20263

    Retour de la RAM : Brazzaville et Pointe-Noire en jeu

    10/09/20261
    Informations
    Informations

    Brazza-24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    RSS
    Choix de la Rédaction

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/2026

    Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?

    15/09/2026

    Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles

    15/09/2026
    Articles Populaires

    Pointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme

    14/09/2026

    Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin

    14/09/2026

    Brazzaville : le numérique s’écrit au féminin

    13/09/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.