À Kintélé, l’Université Denis Sassou-N’Guesso (UDSN) a mis à l’honneur, le 24 octobre, dix-sept de ses enseignants-chercheurs. Tous viennent d’être promus au grade de maître-assistant par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), à l’issue de la 48e session de ses Comités consultatifs interafricains (CCI).
Une promotion CAMES qui récompense un parcours exigeant
Le grade de maître-assistant ne s’obtient pas sur simple ancienneté. Pour le président de l’UDSN, le Pr Ange Antoine Abéna, cette promotion couronne un processus exigeant, qui passe au crible la production scientifique des candidats, leurs compétences pédagogiques et leur engagement professionnel.
C’est donc d’abord le mérite des lauréats que le président de l’université a tenu à saluer devant l’assistance réunie à Kintélé. Une reconnaissance publique pour des enseignants-chercheurs dont les dossiers ont franchi l’évaluation du CAMES.
L’université de Kintélé consolide son corps enseignant
La cérémonie n’est pas une première. Elle prolonge celle du 31 juillet 2025, consacrée à la toute première promotion de maîtres-assistants de l’établissement. Pour l’UDSN, ce nouveau rendez-vous marque une étape supplémentaire dans le renforcement de ses capacités scientifiques et pédagogiques.
Avec ces nouveaux promus, l’université compte désormais 32 maîtres-assistants. Un effectif que l’institution présente comme une véritable force pour l’établissement.
« Le grade pour le grade ne sert à rien »
Le Pr Abéna s’est toutefois gardé de tout triomphalisme. Selon lui, accéder au grade de maître-assistant n’est pas une fin en soi, mais une marche de plus dans la carrière universitaire. Il a encouragé les promus à viser les grades supérieurs, en particulier ceux de maître de conférences et de professeur.
« Le grade pour le grade ne sert à rien », a-t-il lancé, plaidant pour que la qualité de l’enseignement, la pertinence des recherches et la transmission réelle des savoirs restent au cœur du métier.
Le président de l’UDSN est aussi revenu sur la portée symbolique de la toge, de l’épitoge et de la toque. Ces attributs académiques, a-t-il expliqué, traduisent une fierté légitime, mais aussi une responsabilité nouvelle envers les étudiants et le développement de la recherche scientifique.
Éthique et déontologie : une commission annoncée
L’éthique a occupé une large place dans son intervention. Le Pr Abéna a appelé les nouveaux maîtres-assistants à l’humilité, à l’intégrité et à l’impartialité, notamment lorsqu’il s’agit d’évaluer les étudiants ou de conduire des travaux scientifiques.
Il les a également invités à mener des recherches utiles, ancrées dans les réalités nationales tout en restant ouvertes aux enjeux scientifiques internationaux.
Dans le même esprit, il a annoncé la création prochaine, au sein de l’université, d’une commission d’éthique et de déontologie. Cette instance devrait aider à renforcer les bonnes pratiques et le respect des principes fondamentaux de la profession universitaire.
Un message aux enseignants ajournés
Le président de l’université n’a pas oublié les enseignants-chercheurs dont la candidature n’a pas abouti cette fois. Il les a exhortés à poursuivre leurs efforts en vue de la prochaine session du CAMES, prévue en juillet 2027.
Reconnaissant la qualité de leurs dossiers, il leur a assuré le soutien de l’UDSN ainsi que son appui personnel. Cet ajournement, a-t-il insisté, ne remet en cause ni leur valeur scientifique ni leur engagement quotidien dans l’enseignement et la recherche.
« Votre résultat d’ajournement n’est en aucun cas un déni de votre valeur scientifique », leur a-t-il assuré, en guise d’encouragement avant la prochaine échéance.
Ce qu’il faut retenir
Dix-sept nouveaux maîtres-assistants, un effectif porté à 32, une commission d’éthique en préparation et un prochain rendez-vous fixé à juillet 2027 : l’université de Kintélé poursuit la structuration de son corps enseignant, en misant autant sur la rigueur que sur les grades.
