Un élan national pour l’emploi des jeunes
Brazzaville a vibré, le 15 novembre 2025, autour d’une master class organisée par l’ONG Moyicare. Africa Global Logistics Congo et sa filiale Congo Terminal y ont endossé le rôle de mentors, plaçant le développement durable et le numérique au cœur d’un rendez-vous consacré à l’avenir professionnel des jeunes.
La participation conjointe des deux entités du groupe AGL s’inscrit dans la stratégie nationale d’employabilité soutenue par les autorités congolaises. En offrant un accompagnement direct, les entreprises réaffirment leur volonté de contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable et à la diversification de l’économie locale en cours.
Mentorat : AGL mise sur le capital humain
Aristide Ndjawe, Directeur des ressources humaines de Congo Terminal, rappelle que la formation des jeunes constitue « un investissement rentable pour l’entreprise et la nation ». Selon lui, un vivier de compétences locales solide réduit la dépendance aux recrutements extérieurs et améliore la compétitivité du port de Pointe-Noire à long.
Jean-Gilbert Zepho, Responsable de l’administration du personnel d’AGL, insiste sur l’importance de l’écoute active implantée lors des ateliers. Les échanges, dit-il, « permettent d’aligner les aspirations individuelles avec les priorités économiques du pays », créant ainsi un dialogue constructif entre jeunesse et secteur privé pour une insertion professionnelle durable.
Une master class axée sur le numérique durable
Le thème « Jeunes et engagés : transformez vos idées en projets innovants et durables » a placé la transition digitale au centre des débats. Des démonstrations de solutions logistiques intelligentes ont illustré la façon dont les ports verts, connectés et sobres en carbone génèrent de nouveaux métiers recherchés au Congo.
Les participants ont découvert les principes d’éco-conception, la gestion responsable des flux et l’usage de la data pour optimiser le trafic maritime. À l’issue des présentations, plusieurs groupes de jeunes ont esquissé des applications mobiles destinées à suivre la traçabilité des marchandises de bout en bout en temps.
Coaching personnalisé pour des CV percutants
Le module le plus attendu fut sans doute celui consacré à la rédaction de curriculum vitae. Sous l’œil attentif des formateurs, chaque participant a repensé la mise en page, la hiérarchisation des compétences et l’accroche personnelle afin de se démarquer sur un marché du travail concurrentiel et exigeant.
Des simulations d’entretiens ont suivi, ponctuées de conseils précis sur l’attitude, la diction et la maîtrise du temps de parole. Une attention particulière a été portée aux soft skills, notamment la capacité à travailler en équipe et à résoudre les problèmes, critères décisifs pour les recruteurs d’AGL présents.
« Nous recevons trop souvent des CV non vendeurs », a rappelé Aristide Ndjawe devant une salle attentive. Corriger l’écart dès la formation, a-t-il ajouté, permet d’accélérer l’intégration professionnelle et de « détecter les profils totalement adaptés aux besoins croissants de nos terminaux » dans tout le pays, surtout à Pointe-Noire aujourd’hui.
Des passerelles vers l’emploi local
Au-delà du coaching, l’appel à projets lancé en fin de journée a débouché sur la sélection de cinq idées à fort potentiel, allant de l’optimisation énergétique des entrepôts à une plateforme d’e-recrutement dédiée aux métiers portuaires. AGL s’est engagé à suivre l’évolution de ces initiatives jusqu’à leur lancement.
Les lauréats bénéficieront d’un mentor personnel, de visites de sites industriels et d’un accès privilégié aux données d’exploitation du terminal. Le programme prévoit également des stages rémunérés afin de tester grandeur nature les solutions proposées et d’en mesurer l’impact sur la chaîne logistique congolaise et l’emploi des jeunes.
Cette démarche s’intègre à la politique de contenu local encouragée par les pouvoirs publics. En facilitant l’accès des start-ups aux marchés portuaire et logistique, AGL et Congo Terminal contribuent à retenir les talents sur le territoire et à créer des emplois qualifiés non délocalisables pour la jeunesse congolaise.
Perspectives économiques et sociétales
Les retombées attendues dépassent la seule insertion des jeunes. Une main-d’œuvre compétente améliore les rendements des opérations portuaires, réduit les coûts et renforce la place du corridor Atlantique dans le commerce sous-régional. La montée en qualifications ouvre aussi la voie à des salaires plus élevés et stables durable.
D’un point de vue sociétal, les organisateurs soulignent que chaque jeune inséré devient à son tour un relais d’information au sein de sa communauté. La diffusion de bonnes pratiques professionnelles participe à la création d’un écosystème vertueux, essentiel pour accompagner la croissance démographique et urbaine du Congo actuel.
Le ministère de la Jeunesse, partenaire institutionnel de l’ONG Moyicare, envisage d’étendre ce format de master class à d’autres départements. Une coordination avec les centres de formation professionnelle et les universités est déjà à l’étude afin d’inscrire durablement le dispositif dans le calendrier académique national dès 2026 prochain.
Un avenir prometteur
En réunissant entreprises, institutions et jeunesse autour d’objectifs communs, la master class de novembre illustre un changement de paradigme. Loin de se limiter à un événement ponctuel, elle amorce un mouvement où chaque acteur prend sa part pour faire du capital humain le premier levier de croissance durable.
