Après plusieurs saisons d’absence forcée, le basket-ball congolais retrouve la lumière. Du 28 mai au 4 juin 2026, la sélection nationale des moins de 18 ans dispute à Malabo, en Guinée équatoriale, les éliminatoires de la Zone 4 de l’Afro-basket U-18.
Un retour continental après une longue mise à l’écart
Pour le Congo, ce rendez-vous a la saveur d’une renaissance. Le pays avait été mis au ban en 2017 par FIBA Afrique, l’instance qui gouverne la discipline sur le continent. La levée de cette sanction ouvre enfin la voie à un retour attendu.
Cette parenthèse aura privé toute une génération de joueurs de compétitions officielles à l’échelle africaine. Le déplacement à Malabo referme ce chapitre et replace la République du Congo, à ne pas confondre avec sa voisine la RDC, parmi les nations qui comptent.
Une équipe taillée dans le vivier national
Particularité de ce groupe : il se compose entièrement de jeunes formés dans les clubs du pays. Brazzaville et Pointe-Noire fournissent l’intégralité de l’effectif, signe que la relève s’appuie sur les structures locales plutôt que sur des renforts venus de l’extérieur.
À la tête de cette sélection, le technicien d’origine angolaise Jorge Tati assume une lecture exigeante mais confiante du potentiel local. « Le talent congolais est réel et reconnu », souligne-t-il, avant de poser la condition de son éclosion.
Pour le sélectionneur, ce capital humain ne demande qu’un cadre adapté pour s’exprimer pleinement. « Avec une organisation structurée et des méthodes adaptées, il peut s’épanouir pleinement » (propos rapportés par La Semaine Africaine), insiste l’entraîneur, qui mise sur la rigueur collective.
Une préparation soignée avant le grand départ
Rien n’a été laissé au hasard avant l’embarquement. Avant de quitter le pays le 26 mai, les Diables-Rouges U-18 ont disputé trois matchs de préparation au gymnase Maxime Matsima, théâtre habituel des grands rendez-vous du basket brazzavillois.
Ces rencontres amicales visaient un double objectif. Il s’agissait d’abord d’affiner la tactique, en rodant les schémas de jeu, mais aussi de renforcer la cohésion collective d’un groupe appelé à se mesurer rapidement à des adversaires aguerris.
Un tableau relevé pour décrocher le sésame
Sur le parquet de Malabo, la tâche s’annonce ardue. Le Congo affronte quatre adversaires dans cette Zone 4 : le Tchad, la République centrafricaine, le Gabon et le pays hôte, la Guinée équatoriale, déterminée à briller devant son public.
L’enjeu sportif est limpide. Le vainqueur de ces éliminatoires décrochera son billet pour la finale du championnat, programmée plus tard en 2026 en Côte d’Ivoire. Une perspective qui donne tout son sens à ce premier rendez-vous équato-guinéen.
Le pari d’une génération à reconstruire
Au-delà du résultat immédiat, ce tournoi engage l’avenir. Pour une discipline longtemps tenue à l’écart des joutes continentales, chaque match disputé à Malabo vaut autant comme apprentissage que comme vitrine du travail mené dans les clubs nationaux.
La confiance affichée par Jorge Tati résume l’état d’esprit congolais : convaincre que le retour ne se résume pas à une simple participation. Reste désormais à transformer les promesses entrevues à l’entraînement en résultats concrets sur le terrain.
