Close Menu
    Articles les plus lus

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/2026

    Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?

    15/09/2026

    Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles

    15/09/2026
    En direct depuis Brazzaville :
    • Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires
    • Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?
    • Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles
    • Pointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme
    • Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin
    • Brazzaville : le numérique s’écrit au féminin
    • Paludisme : Brazzaville arme les médias africains
    • Paris : l’ambassade du Congo, maison des étudiants
    brazza-24.combrazza-24.com
    • Accueil
    • Politique
    • Économie
    • Culture
    • Éducation
    • Environnement
    • Santé
    • Sport
    brazza-24.combrazza-24.com
    Accueil»Économie»Brazzaville dans le noir : ces barrages qu’on délaisse
    Économie

    Brazzaville dans le noir : ces barrages qu’on délaisse

    Publié par Jean Dupont18/04/2026
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn WhatsApp Reddit Tumblr Email
    Partagez
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    Dans les quartiers de Brazzaville, l’obscurité revient comme une vieille habitude. Les délestages rythment le quotidien, et les ménages ont appris à composer avec un service public d’électricité de plus en plus défaillant. La fatigue se mêle désormais à l’incompréhension.

    Car au moment où la grogne enfle, une autre rumeur circule : celle de la construction prochaine de nouveaux ouvrages hydroélectriques. De quoi, selon la formule rapportée par L’Horizon Africain, « amadouer l’impatience des citadins ». Mais l’idée laisse perplexe.

    Trois barrages déjà là, et pourtant à l’arrêt

    La capitale n’est pourtant pas démunie. Elle dispose de trois barrages : Djoué, Moukoukoulou et Imboulou. Ensemble, ils totalisent une capacité de 209 mégawatts, théoriquement suffisante pour soulager une partie de la demande locale.

    Des contrats de concession avaient même été signés avec des sociétés internationales. L’objectif : réhabiliter ces ouvrages, puis les exploiter durant trente ans. Sur le papier, la solution semblait toute trouvée pour stabiliser durablement le réseau de Brazzaville.

    Mais la mise en œuvre n’a jamais suivi. Selon le journaliste Jean-Clotaire Diatou, ces concessions se sont heurtées aux résistances d’E2c, l’Énergie électrique du Congo, et de ses syndicats. Les engagements sont restés lettre morte, et les barrages avec eux.

    Imboulou, symbole d’une maintenance négligée

    Le cas d’Imboulou résume à lui seul le paradoxe. Construit pour 280 millions de dollars, dont 85 % financés par un prêt chinois, cet ouvrage devait incarner la montée en puissance énergétique du pays. Il en va aujourd’hui tout autrement.

    En septembre 2025, ses turbines sont tombées en panne, faute d’entretien suffisant. Un coup d’arrêt brutal pour une installation aussi stratégique. La défaillance technique a aggravé une situation déjà tendue sur l’ensemble du réseau de la capitale.

    Plus surprenant encore, la suite. Plutôt que d’honorer les termes des concessions signées, E2c réclame désormais des fonds publics pour financer la réhabilitation. Une logique qui interroge, alors que des partenaires privés s’étaient justement engagés à assumer ce rôle.

    Djoué, l’histoire d’un abandon ancien

    L’oubli ne date pas d’hier. Le barrage de Djoué, en service depuis 1953, affichait une capacité de 15 mégawatts. Pendant des décennies, il a accompagné le développement de Brazzaville, avant de s’arrêter en avril 2007 à la suite d’une inondation.

    La réponse des autorités fut alors de tourner la page. Plutôt que de relancer Djoué, le gouvernement a misé sur une centrale thermique à Mpila, d’une puissance de 32,5 mégawatts pour 24,67 milliards de FCFA. Un choix lourd financièrement, mais censé répondre à l’urgence.

    Là encore, la trajectoire s’est interrompue. Cette centrale a elle aussi été délaissée par la suite. Un schéma répétitif se dessine : investir, puis abandonner, sans jamais consolider l’existant ni en tirer pleinement profit pour les habitants.

    Un déficit de 200 MW qui pèse sur trois millions d’habitants

    Au bout de la chaîne, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les trois millions d’habitants de Brazzaville dépendent presque exclusivement de la Centrale électrique du Congo (CEC), implantée à Pointe-Noire, à plusieurs centaines de kilomètres de là.

    Or, le transport de cette énergie sur une telle distance coûte cher. Les pertes atteignent 200 mégawatts en cours d’acheminement. Sur la puissance mobilisée, il ne reste finalement qu’environ 100 mégawatts réellement disponibles pour alimenter la capitale congolaise.

    Le décalage avec les besoins est béant. Brazzaville réclame près de 300 mégawatts pour fonctionner normalement. L’écart se chiffre donc à 200 mégawatts, un déficit structurel qui explique, à lui seul, la persistance et la sévérité des coupures.

    Réhabiliter avant de bâtir : une équation à trancher

    C’est précisément ce constat qui alimente le débat. Pourquoi envisager de nouveaux barrages quand les trois ouvrages existants demeurent sous-exploités, voire à l’arrêt ? La question, posée avec insistance, dépasse la seule technique énergétique.

    Elle touche à la cohérence des choix publics. Réhabiliter Djoué, Moukoukoulou et Imboulou apparaît, pour de nombreux observateurs, comme un préalable logique. Le potentiel cumulé de 209 mégawatts reste largement supérieur au déficit actuellement subi par la capitale.

    Reste à savoir quelle voie l’emportera. Entre la promesse séduisante de nouvelles infrastructures et la remise en état méthodique de l’existant, Brazzaville attend des réponses concrètes. En attendant, le quotidien de ses habitants continue, lui, de se conjuguer à la lueur des bougies.

    barrage d'Imboulou Brazzaville Congo-Brazzaville E2c électricité énergie hydroélectrique
    Partagez. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Telegram Email
    Article PrécédentSassou-N’Guesso : dix priorités pour son 5e mandat
    Article Suivant Mines : le Congo réécrit les règles du jeu

    Articles sur le même thème

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/2026

    Pointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme

    14/09/2026

    Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin

    14/09/2026
    Articles Récents

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/20261

    Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?

    15/09/20261

    Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles

    15/09/20260

    Pointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme

    14/09/20260

    Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin

    14/09/20260

    Brazzaville : le numérique s’écrit au féminin

    13/09/20260

    Paludisme : Brazzaville arme les médias africains

    12/09/20260

    Paris : l’ambassade du Congo, maison des étudiants

    11/09/20260

    UBA Congo : six arrivées qui rebattent son conseil

    11/09/20263

    Retour de la RAM : Brazzaville et Pointe-Noire en jeu

    10/09/20261
    Informations
    Informations

    Brazza-24.com vous propose un regard frais et local sur les tendances, modes de vie, initiatives citoyennes et cultures urbaines qui façonnent le quotidien au Congo-Brazzaville. Cette section est conçue pour explorer les sujets qui vous touchent, au cœur de la société congolaise contemporaine.

    Nous sommes ouverts à de nouveaux partenariats et collaborations éditoriales.

    RSS
    Choix de la Rédaction

    Talangaï, Djiri : ce que changent les nouveaux maires

    15/09/2026

    Désinformation : les algorithmes nous manipulent-ils ?

    15/09/2026

    Owando : savon, pâtisserie et valeurs pour les filles

    15/09/2026
    Articles Populaires

    Pointe-Noire et Kouilou : six élites pour le tourisme

    14/09/2026

    Santé communautaire : ce que le Congo retient du Bénin

    14/09/2026

    Brazzaville : le numérique s’écrit au féminin

    13/09/2026
    © 2026 Brazza24 - L'Actu du Congo-Brazzaville 24h/24
    • Accueil
    • Fact-Checking
    • Politique de Confidentialité
    • Contactez Brazza24

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.